ANGLE DOMINANT
Bruxelles pèse d'abord l'ampleur financière de la sanction : 25 milliards de dollars, convertis en euros, 15 % d'intérêts annuels et un contraste frappant avec les 459 millions des autres États.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Un juge du Nouveau-Mexique a condamné Meta mercredi à 25 milliards de dollars (« ruim 22 miljard euro » selon VRT NWS) pour avoir trompé les habitants sur leurs données.
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La somme grossira de 3,75 milliards de dollars par an, soit 15 % d'intérêts, tant qu'elle n'est pas payée (La Libre Belgique).
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Les autres États ont soldé leurs réclamations fin août pour 459 millions de dollars ; le Nouveau-Mexique est le seul à avoir porté l'affaire jusqu'au procès.
ANALYSE
Bruxelles, 22 octobre 2026. La presse belge relaie mercredi 21 octobre la condamnation de Meta à 25 milliards de dollars par un juge du Nouveau-Mexique, Francis Mathew, dans une affaire issue du scandale Cambridge Analytica. La Libre Belgique, citant « plusieurs médias américains », parle d'une condamnation pour avoir trompé les habitants de l'État sur l'utilisation de leurs données personnelles. VRT NWS convertit la somme pour son public : « ruim 22 miljard euro ».
Les deux médias insistent sur la mécanique des chiffres. Le 25 septembre, un jury de Santa Fe avait reconnu Facebook responsable de près de 44 millions d'infractions à la loi de l'État sur les pratiques commerciales déloyales, avec jusqu'à une infraction par habitant pour chacune des déclarations jugées trompeuses, sur quelque 2,1 millions d'habitants. VRT NWS détaille que le juge a calculé une amende d'environ 219,5 milliards de dollars, plafond de 5 000 par infraction, avant de la ramener à 25 milliards. La Libre ajoute que la somme grossira de 3,75 milliards de dollars par an, soit 15 % d'intérêts, tant qu'elle n'aura pas été payée. Le juge justifie ces pénalités par le nombre « extraordinaire » d'infractions.
Le contexte comparatif occupe une place centrale. Le Nouveau-Mexique est le seul État à avoir porté le scandale devant un tribunal : les autres États qui poursuivaient Meta ont soldé leurs réclamations fin août pour 459 millions de dollars, dans un accord plus large de 16,7 milliards de dollars, selon VRT NWS, qui mentionne notamment le caractère addictif des algorithmes pour les enfants. Face à ces 459 millions, la facture du Nouveau-Mexique change d'échelle.
Le procureur général Raul Torrez s'est félicité, en conférence de presse, d'« l'un des plus importants jugements, sinon le plus important, obtenus par un État contre une entreprise dans l'histoire américaine ». Les deux articles rappellent l'origine de l'affaire : révélé en 2018, le scandale tenait à l'analyse par Cambridge Analytica, cabinet britannique selon VRT NWS, des données de millions d'utilisateurs sans leur consentement, à des fins de publicités politiques, notamment pour la campagne de Donald Trump en 2016.
Sur la suite, les textes belges disponibles restent brefs : Meta n'avait pas réagi au moment de la publication, et son avocat avait laissé entendre début octobre qu'il ferait appel de toute sanction financière. La couverture reste donc centrée sur le montant, les intérêts et l'écart avec les règlements des autres États, plus que sur la portée réglementaire ou européenne du dossier.
