ANGLE DOMINANT
Ottawa jauge la portée juridique de la pénalité de 25 milliards imposée à Meta, entre motifs du juge Mathew et annonce d'un appel fondé sur la liberté d'expression.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Un juge du Nouveau-Mexique a ordonné à Meta de payer 25 milliards de dollars américains (environ 35 milliards canadiens selon CBC), après une pénalité jugée justifiée de plus de 219 milliards.
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Le 25 septembre, le jury a jugé trompeuses 26 des 29 déclarations de Meta et retenu plus de 43 millions d'infractions.
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Meta fera appel : son chef du contentieux C. J. Mahoney dénonce une poursuite qui revient à imposer « une taxe sur la parole ».
ANALYSE
Ottawa, 22 octobre 2026. La presse canadienne traite la décision comme un jugement exceptionnel par son ampleur, en s'appuyant sur le fil de dépêche commun repris par CBC News et Global News. Mercredi, un juge du Nouveau-Mexique a ordonné à Meta Platforms de verser 25 milliards de dollars américains, soit environ 35 milliards de dollars canadiens selon CBC, après qu'un jury a conclu que l'entreprise avait trompé les consommateurs.
Les deux médias rappellent l'origine de l'affaire : l'État a poursuivi Meta en 2021 après les révélations sur Cambridge Analytica, cabinet britannique de conseil politique qui avait récolté les données de jusqu'à 87 millions d'utilisateurs de Facebook par l'entremise d'une application tierce. Le 25 septembre, les jurés ont estimé que 26 des 29 déclarations de l'entreprise et de ses dirigeants étaient trompeuses et retenu plus de 43 millions d'infractions.
Le juge Francis Mathew a jugé qu'une pénalité de plus de 219 milliards de dollars américains se justifiait au regard de la loi de l'État, avant de la ramener à 25 milliards. Il écrit que les manquements de Facebook, « sur des années et systématiquement diffusés au public », touchent « au coeur » de ses pratiques commerciales. Le procureur général Raúl Torrez y voit l'un des plus importants verdicts d'un État contre l'entreprise, sinon le plus important, dans l'histoire américaine.
Global News place la sanction dans une chronologie : il s'agit de la plus lourde pénalité infligée au géant depuis Cambridge Analytica, après les 5 milliards de dollars de la Federal Trade Commission en 2019. Six autres États avaient réglé leurs poursuites pour 459,2 millions de dollars dans le cadre d'un règlement multiétats de 17,1 milliards conclu en août.
La réponse de Meta occupe une place centrale. Son chef du contentieux, C. J. Mahoney, se dit confiant de gagner en appel et juge que la décision rend « pratiquement impossible » de faire des affaires au Nouveau-Mexique ; selon lui, la poursuite cherche à imposer « une taxe sur la parole ». Global News note que l'entreprise avait déjà invoqué ses droits constitutionnels à une procédure équitable et à la protection contre les amendes excessives. CBC précise qu'un porte-parole n'avait pas répondu d'emblée à sa demande de commentaire.
