ANGLE DOMINANT
Buenos Aires scrute la position prudente de la Conmebol, qui a demandé des clarifications à la FIFA plutôt que de rejoindre le boycott de l'UEFA et de la CONCACAF, tout en suivant le rôle de la famille Trump dans le projet finalement abandonné.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La Conmebol, basée à Luque (Paraguay), a demandé des clarifications sur la portée et la gouvernance du projet plutôt que de le rejeter en bloc, engageant une consultation auprès de ses dix associations membres.
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Le projet FIFA Forward Enterprise visait à valoriser une filiale commerciale à 20 milliards de dollars et à lever 4,2 milliards via la vente d'environ 20 % du capital, avec JP Morgan comme conseiller financier.
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Le fonds Thrive Eternal de Joshua Kushner, frère de Jared Kushner (gendre de Donald Trump), figurait parmi les investisseurs stratégiques pressentis pour l'opération, valorisée 20 milliards de dollars.
ANALYSE
Buenos Aires, 1er août 2026. Contrairement à l'UEFA et à la CONCACAF, qui ont rejeté sans détour le projet « FIFA Forward Enterprise » porté par Gianni Infantino, la Conmebol a choisi la prudence. Basée à Luque, au Paraguay, la confédération sud-américaine a demandé à la FIFA des « précisions » sur la portée, la structure et la gouvernance de l'initiative, tout en engageant une consultation auprès de ses dix associations membres, rapporte MercoPress. Sans se prononcer pour ou contre, elle a affirmé comprendre que le développement du football « exige des décisions commerciales et financières », à condition qu'elles « servent toujours le jeu sans jamais en trahir l'essence », et a appelé à « l'unité de la famille du football ».
Cette position tranche avec celle de l'UEFA, qui a menacé jeudi de retirer ses sélections des compétitions de la FIFA si le projet avançait, jugeant que « la Coupe du monde n'est pas à vendre », et avec celle de la CONCACAF, qui a dénoncé un calendrier « artificiellement court » et l'absence d'examen par les instances dirigeantes de la FIFA, selon Ambito. La Confédération asiatique a exprimé vendredi sa solidarité avec les deux organismes.
Le projet visait à créer une filiale commerciale valorisée 20 milliards de dollars, avec l'objectif de lever 4,2 milliards en cédant environ 20 % du capital à des investisseurs privés, avec JP Morgan comme conseiller financier, révèle Perfil. Parmi les investisseurs stratégiques figurait le fonds Thrive Eternal, dirigé par Joshua Kushner, frère de Jared Kushner, gendre de Donald Trump — un lien qu'illustre aussi le souvenir de la finale Espagne-Argentine du dernier Mondial, qu'Infantino avait suivie depuis la loge présidentielle américaine, selon El Cronista.
Acculé, Infantino a annoncé vendredi sur les réseaux sociaux l'abandon du projet, reconnaissant qu'il avait « généré des divisions » dans le monde du football, tandis que son conseiller principal Carlos Cordeiro démissionnait en le jugeant néfaste, rapporte MercoPress. Quelques heures plus tôt, la FIFA avait pourtant défendu sa proposition, assurant que « personne ne vend le football » et reprochant à l'UEFA de ne pouvoir parler au nom des 211 fédérations membres.
SOURCES (6)
- MercoPressMOYEN
- ClarínMOYEN
- El CronistaMOYEN
- AmbitoMOYEN
- PerfilMOYEN
