ANGLE DOMINANT
Islamabad relaie le soulagement de la Confédération asiatique de football (AFC), dont le Pakistan est membre, après le retrait par la FIFA de son projet de vente de parts du Mondial à des investisseurs privés.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La FIFA espérait lever jusqu'à 4,2 milliards de dollars sur une valorisation de 20 milliards pour sa filiale FIFA Forward Enterprise (FFE).
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Le conseiller principal d'Infantino, Carlos Cordeiro, a démissionné en qualifiant le projet de « mauvaise affaire » pour la FIFA et le football.
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L'AFC, qui représente 47 nations dont le Pakistan, a salué le retrait du projet après avoir averti qu'un boycott du Mondial était entré dans le débat public.
ANALYSE
Islamabad, 1er août 2026. Le renoncement de la FIFA à son projet de vente de parts du Mondial à des investisseurs privés est largement repris par la presse pakistanaise, qui met en avant le rôle de la Confédération asiatique de football (AFC) — dont le Pakistan est membre — dans la fronde qui a fait plier Gianni Infantino.
Selon Dawn, le président de la FIFA a annoncé samedi l'abandon du projet après une « farouche opposition » des dirigeants du football dans le monde entier. « Notre mission a toujours été — et sera toujours — d'unir et d'améliorer », a-t-il déclaré, précisant que « cette proposition n'ira pas de l'avant ».
Le plan, dévoilé mardi, visait à créer une filiale commerciale, la FIFA Forward Enterprise (FFE), chargée de gérer la Coupe du monde et la Coupe du monde des clubs. La FIFA espérait lever jusqu'à 4,2 milliards de dollars sur la base d'une valorisation de 20 milliards, en échange d'un versement unique de 20 millions de dollars à chacune des 211 fédérations membres début 2027, et d'un doublement de leur financement annuel — de 8 à 20 millions de dollars — pour le cycle 2027-2030.
Basée à Kuala Lumpur, l'AFC, qui représente 47 nations dont l'Australie, la Chine, le Japon et l'Arabie saoudite, avait rejoint l'UEFA et la CONCACAF dans la contestation, s'alarmant que « la possibilité réelle d'un boycott de la Coupe du monde soit entrée dans le débat public ». Selon Dawn, elle a salué samedi le retrait du projet, réclamant que toute initiative touchant le football mondial soit désormais « présentée et discutée avec les confédérations, le Conseil de la FIFA, les fédérations membres et les autres parties prenantes, de manière transparente ».
La pression sur Infantino s'était encore accrue vendredi avec la démission de son conseiller principal Carlos Cordeiro, ancien patron de la fédération américaine, qui avait qualifié le projet de « mauvaise affaire pour les fédérations membres de la FIFA, pour le football et pour l'avenir du jeu ». L'UEFA avait pour sa part menacé qu'aucune de ses équipes ne participerait à une compétition FIFA tant que la proposition resterait sur la table, martelant que « la Coupe du monde n'est pas à vendre ». La fédération mexicaine a, elle, salué une « unité des confédérations » mise « au service du football ».
SOURCES (4)
- ARY NewsMOYEN
- Daily TimesMOYEN
