ANGLE DOMINANT
Londres tranche sans détour : le renoncement de la FIFA est une victoire de la Football Association et de l'UEFA face à un Gianni Infantino affaibli.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Les 55 fédérations membres de l'UEFA ont voté à l'unanimité le boycott des compétitions FIFA si le projet passait, position renforcée par les 41 membres de la CONCACAF et par l'AFC.
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Carlos Cordeiro, conseiller principal d'Infantino et proche de Donald Trump, a démissionné en qualifiant le projet de « mauvais accord pour le football ».
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La FIFA offrait 40 millions de dollars (30 millions de livres) à chacune de ses 211 fédérations membres pour obtenir leur soutien au projet FIFA Forward Enterprise.
ANALYSE
Londres, 1er août 2026. Au Royaume-Uni, le renoncement de Gianni Infantino à céder des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés est accueilli comme la confirmation d'une victoire arrachée par la Football Association et l'UEFA. La presse britannique retrace une semaine de crise ouverte le jeudi précédent, quand les 55 fédérations membres de l'UEFA ont voté à l'unanimité, lors d'une réunion d'urgence à l'atmosphère jugée « venimeuse » par des témoins cités par la BBC, la menace de boycotter toute compétition FIFA si le projet était validé. « La Coupe du monde ne peut pas être traitée comme un produit d'investissement », a martelé l'instance européenne, pour qui « aucune part ne devrait jamais être cédée à des investisseurs privés ». La présidente de la FA, Debbie Hewitt, et son directeur général, Mark Bullingham, comptaient parmi les intervenants les plus offensifs de cette réunion.
Le renoncement intervient après le ralliement des 41 membres de la CONCACAF puis de la Confédération asiatique (AFC), qui a évoqué des « faiblesses fondamentales » dans les processus de décision de la FIFA, portant à 135 le nombre de fédérations opposées au projet, très au-delà du seuil de 106 nécessaire pour le bloquer. Coup le plus rude pour Infantino : la démission de son conseiller principal Carlos Cordeiro, ancien banquier et proche de Donald Trump à la Maison Blanche, qui a dénoncé « un mauvais accord pour le football ». Le Premier ministre Andy Burnham a lui aussi condamné le projet, tandis que la FIFA a répliqué en accusant les médias d'avoir diffusé des « informations erronées » ayant perturbé sa consultation, tout en assurant vouloir la poursuivre.
Infantino avait pourtant tenté d'emporter l'adhésion des 211 fédérations membres en promettant 40 millions de dollars (30 millions de livres) à chacune en échange de son soutien au projet, dit FIFA Forward Enterprise, censé lever 3,1 milliards de livres d'investissements privés. La BBC souligne que la crise fragilise désormais sa présidence : son adjoint chargé des opérations, Kevin Lamour, a reconnu que l'administration de la FIFA avait elle-même été « trompée » sur le projet, tandis que des voix s'interrogent publiquement sur un éventuel successeur.
SOURCES (2)
- Daily MailMOYEN
