ANGLE DOMINANT
Buenos Aires distingue la fermeté rhétorique iranienne des progrès diplomatiques réels avec Oman, et retient surtout l'enjeu pétrolier mondial que représente un détroit d'Ormuz toujours fermé.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Zolqadr, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien : « Mientras Estados Unidos no cambie de comportamiento, el estrecho de Ormuz seguirá cerrado » (Ambito, Perfil)
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Avant la guerre, environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux transitait par le détroit d'Ormuz (Perfil)
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Les Émirats arabes unis dénoncent une attaque iranienne contre un pétrolier de la compagnie publique ADNOC en transit dans le détroit (Perfil)
ANALYSE
Buenos Aires, 9 août 2026. La presse argentine traite la crise du détroit d'Ormuz comme un feuilleton diplomatique aux avancées contradictoires, où chaque signe d'apaisement est aussitôt suivi d'un nouveau durcissement. Ambito et Perfil détaillent les six conditions posées samedi par Mohamad Baqer Zolqadr, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien : fin définitive de « la guerre d'agression » contre l'Iran et ses alliés, levée du blocus des ports iraniens, fin des sanctions économiques, libération des fonds gelés à l'étranger et « indemnisation intégrale » des dommages depuis le début du conflit, le 28 février. Sa mise en garde est citée mot pour mot par les deux quotidiens : « Tant que les États-Unis ne changeront pas de comportement, le détroit d'Ormuz restera fermé. »
Les médias argentins soulignent le décalage entre ce langage inflexible et les progrès annoncés côté diplomatique. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirme que les négociations avec Oman « s'approchent de leur phase finale », mais précise aussitôt que cela « n'est pas un signe de réouverture » : la levée des restrictions reste conditionnée à une compensation pour la violation du mémorandum signé en juin entre Washington et Téhéran. La Garde révolutionnaire va plus loin, jugeant que l'ouverture du détroit « obéit à son propre mécanisme » et n'a « aucun rapport » avec les pourparlers irano-omanais. Oman qualifie de son côté les échanges de « positifs et constructifs », tout en avertissant que toute nouvelle attaque contre la navigation compromettrait l'accord.
Perfil rappelle l'arrière-plan économique de ce bras de fer : avant la guerre déclenchée le 28 février par les frappes américano-israéliennes, environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux transitait par ce passage stratégique. La presse locale relie aussi la crise à la dénonciation, par les Émirats arabes unis, d'une attaque contre un pétrolier de la compagnie publique ADNOC, signe que le détroit reste un théâtre d'incidents malgré les tractations. Pour Buenos Aires, éloignée du conflit mais exposée à ses répercussions sur les prix de l'énergie, l'enjeu paraît moins géopolitique qu'économique : un blocage prolongé pèserait sur une facture pétrolière déjà surveillée de près par un gouvernement engagé dans la stabilisation macroéconomique.
SOURCES (2)
- AmbitoMOYEN
- PerfilMOYEN
