ANGLE DOMINANT
Canberra décrypte l'appui de Trump à Netanyahou comme un virage tactique : Washington lie la suite de la guerre contre l'Iran au choix des électeurs israéliens, après des mois de relations refroidies.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a écrit que si Israël a « le mauvais dirigeant, ce qui serait n'importe qui d'autre que Bibi », l'Amérique devra « faire ce travail elle-même » face à l'Iran, ce à quoi il n'est « pas enclin » (ABC, The Age).
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La guerre contre l'Iran a été lancée le 28 février et les négociations pour y mettre fin sont au point mort depuis des mois, selon l'ABC.
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Le Likud a diffusé une vidéo où Netanyahou affirme avoir « écrasé l'Iran » avec Trump, à moins de deux semaines du premier vote israélien depuis le 7 octobre 2023 (SBS).
ANALYSE
Sydney, 19 octobre 2026. La presse australienne traite l'appui de Donald Trump à Benyamin Netanyahou comme un revirement spectaculaire. Le Sydney Morning Herald et The Age parlent d'une « intervention » tardive et « stupéfiante » dans les législatives israéliennes du 27 octobre. Le message, publié sur Truth Social et daté, selon ces journaux, des premières heures de lundi à l'heure australienne, apporte un « soutien complet et total » à celui que Trump qualifie de « Great Warrior Prime Minister » et de « Partner for Peace » face à l'Iran.
L'ABC insiste sur le contraste. Le président américain avait, il y a quelques mois, lancé une diatribe contre Netanyahou, qu'il avait traité de « fou », et venait de laisser entendre qu'il ne lui faisait pas confiance. La chaîne rappelle que la guerre lancée contre l'Iran le 28 février est dans l'impasse : les négociations sont au point mort depuis des mois, malgré les affirmations répétées de Trump selon lesquelles Téhéran est vaincu.
La phrase la plus citée est l'avertissement : si Israël a « le mauvais dirigeant, c'est-à-dire n'importe qui d'autre que Bibi », l'Amérique devra « faire ce travail elle-même », ce à quoi Trump dit n'être « pas enclin ». Les médias australiens y lisent un lien direct entre l'engagement américain face à l'Iran et l'issue du vote.
The Age et le Herald, sous la plume de leur correspondant à Tel-Aviv, notent que Netanyahou avait ardemment sollicité cet aval, tandis que ses rivaux priaient Trump de ne pas s'immiscer dans la campagne. Ils rappellent que les deux hommes ne s'étaient pas rencontrés lors de l'Assemblée générale de l'ONU le mois dernier, et que Trump reste populaire en Israël.
SBS souligne l'usage immédiat qu'en fait le camp du Premier ministre : une vidéo du Likud où Netanyahou affirme qu'ensemble, ils ont « écrasé l'Iran » et qu'une réélection permettrait d'« éliminer la menace iranienne d'ici deux ans, voire plus tôt ». L'ABC cite sa réaction : « Un ami d'Israël veut que Netanyahou gagne. » SBS rappelle que le scrutin est le premier depuis l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, dont l'opposition juge Netanyahou personnellement responsable, et que les sondages le donnent dans une course serrée.
