ANGLE DOMINANT
Moscou décrypte l'appui de Trump à Netanyahou comme un signal ambigu, conditionné et miné par des tensions américano-israéliennes persistantes.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a apporté dimanche 18 octobre son soutien à Netanyahou sur Truth Social, à neuf jours des législatives du 27 octobre (Vedomosti).
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Interrogé par Axios sur un éventuel autre Premier ministre, Trump répond : « Maybe I will, maybe I won't » (TASS).
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Selon TASS, les derniers sondages placent la coalition de Netanyahou et l'opposition au coude-à-coude, sans majorité de 61 sièges sur 120.
ANALYSE
Moscou, 19 octobre 2026. Les médias russes présentent le soutien de Donald Trump à Benyamin Netanyahou comme un épisode d'une relation américano-israélienne plus tendue qu'il n'y paraît. Vedomosti rapporte que le président américain a apporté dimanche 18 octobre, sur Truth Social, son soutien « complet et sans réserve » à neuf jours des législatives du 27 octobre. Le quotidien cite Bloomberg : la campagne du Premier ministre pâtit des guerres contre l'Iran et à Gaza, et Trump est moins populaire en Israël qu'au début de la guerre avec l'Iran, en février. Le rival Gadi Eisenkot a remercié Trump mais déclaré à la Douzième chaîne : « Seuls les citoyens d'Israël décideront qui sera le prochain Premier ministre. » Vedomosti ajoute que les présidents américains interviennent rarement en public dans des scrutins étrangers, alors que Trump soutient activement des dirigeants qui lui sont loyaux.
TASS insiste sur l'ambiguïté. Interrogé par Axios, Trump n'a pas dit s'il travaillerait avec un autre Premier ministre : « Peut-être que oui, peut-être que non. Qui veut prendre le risque ? » Il affirme avoir toujours voulu le soutenir, sans vouloir le faire trop tôt. L'agence relaie Axios, selon lequel aucun président américain n'avait jusqu'ici soutenu publiquement un candidat en Israël, et cite la phrase sur l'Iran : si Israël a « le mauvais dirigeant », soit « n'importe qui d'autre que Bibi », l'Amérique devra faire le travail elle-même, ce à quoi il n'est « pas enclin ». TASS rappelle que Trump avait refusé ces derniers mois de soutenir Netanyahou, que ses conseillers jugeaient son agenda régional plus facile à mener avec un autre gouvernement et que, selon des médias israéliens, il lui reprochait en privé de n'avoir pas empêché l'attaque du 7 octobre 2023.
Dans une seconde dépêche, TASS donne la parole à Netanyahou : il reste deux ans au mandat de « [son] ami le président Trump », temps propice pour accomplir les « tâches principales sur tous les fronts ». Une victoire de l'opposition mènerait, dit-il, à un État palestinien. Les derniers sondages placent la coalition et l'opposition au coude-à-coude, sans majorité de 61 sièges sur 120.
RT met en regard deux messages américains : Trump salue un « grand Premier ministre guerrier », tandis que Marco Rubio, samedi 17 octobre, a demandé à Israël de sévir contre les violences de colons après l'agression de la photojournaliste américaine Heidi Levine en Cisjordanie, vendredi 16 octobre. Le média y lit des signaux contradictoires, sur fond de tensions autour du Liban, de Gaza et de l'Iran.
SOURCES (3)
- VedomostiMOYEN
