ANGLE DOMINANT
Paris pèse l'effet électoral d'un parrainage tardif : à neuf jours du vote, l'appui de Trump à Netanyahou est lu comme un atout incertain dans un scrutin qui prend la forme d'un référendum sur le Premier ministre.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Dimanche 18 octobre, Trump a apporté son « soutien plein et entier » à Netanyahou pour les législatives du 27 octobre (France 24, BFMTV).
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Gadi Eisenkot a répondu que « seuls les Israéliens pouvaient choisir leur dirigeant » (France 24).
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Netanyahou promet d'« éliminer la menace iranienne au cours des deux prochaines années, voire plus tôt » avec Trump (BFMTV).
ANALYSE
Paris, 19 octobre 2026. Dimanche 18 octobre, Donald Trump a apporté son « soutien plein et entier » à Benyamin Netanyahou, candidat à sa réélection aux législatives du 27 octobre. Sur Truth Social, il écrit : « C'est le genre de partenaire que les États-Unis demandent d'Israël, un pays pour lequel ils ont tant fait ». France 24 note que le Premier ministre, bientôt 77 ans et plus de 18 années au pouvoir, est engagé dans une course serrée selon les sondages.
La presse française insiste sur le caractère tardif de l'appui. RFI parle d'un soutien « sur le fil », à une semaine du vote, et décrit un scrutin qui « risque de se résumer à un référendum, pour ou contre » le chef du gouvernement. Son équipe a remercié le président américain pour son « immense appui » et son parti a diffusé une vidéo de 35 secondes réunissant des images des deux hommes, selon France 24 en anglais, qui rappelle que Washington avait refusé de s'engager pendant des mois.
L'effet réel sur l'électorat reste jugé incertain. France 24 observe que de nombreux Israéliens, dont des commentateurs de premier plan, se disent déçus de l'issue de la guerre contre l'Iran. RFI souligne à l'inverse la reconnaissance de beaucoup d'entre eux envers Trump, qui a négocié l'accord ayant permis la libération des otages du Hamas. BFMTV présente cet appui comme un atout pour un Premier ministre qui met en avant sa relation privilégiée avec Washington comme gage de sécurité.
Du côté de l'opposition, Gadi Eisenkot, principal rival et ancien chef d'état-major, a répondu qu'il « admirait le président américain » mais que seuls les Israéliens pouvaient choisir leur dirigeant. Le Monde rappelle de son côté une campagne saturée de vidéos générées par l'IA, la Commission électorale ayant ordonné à Eisenkot de retirer un hypertrucage visant Netanyahou.
La dimension iranienne est traitée par touches. Netanyahou a affirmé que le partenariat se poursuivrait pour « éliminer la menace iranienne au cours des deux prochaines années, voire plus tôt », selon BFMTV, qui cite aussi la réplique du ministre iranien Abbas Araghchi sur X. RFI ajoute que ce soutien « détonne » au milieu d'un concert de condamnations, après un week-end de violences de colons en Cisjordanie visant des Palestiniens, une journaliste américaine et des diplomates européens, et alors que Netanyahou est poursuivi par la Cour pénale internationale.
SOURCES (4)
- BFMTVMOYEN
