ANGLE DOMINANT
Jérusalem pèse l'effet électoral du soutien de Trump à Netanyahou : à neuf jours du scrutin, la presse israélienne doute qu'il déplace des voix et y voit un pari sur une coalition en recul dans les sondages.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a écrit sur Truth Social que « anyone other than Bibi » serait « the wrong Leader » et que l'Amérique devrait alors faire le travail contre l'Iran elle-même (Jerusalem Post, Haaretz).
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Selon le sondage Kan relayé par Haaretz, le bloc de Netanyahou obtient 51 sièges contre 65 pour l'opposition ; Yashar 23, Likoud 21.
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Netanyahou affirme que ses objectifs contre l'Iran « ne dépendent pas de l'approbation américaine » (Jerusalem Post).
ANALYSE
Jérusalem, 19 octobre 2026. Dimanche 18 octobre, neuf jours avant les législatives du 27 octobre, Donald Trump a apporté son soutien à Benyamin Netanyahou sur Truth Social. Le Jerusalem Post cite le message : « Bibi Netanyahu has been a Great Warrior Prime Minister, and an even greater Partner for Peace » face à l'Iran. Le président américain ajoute que si Israël a « the wrong Leader, which would be anyone other than Bibi », l'Amérique devra faire ce travail elle-même, ce à quoi il n'est « pas enclin ». Haaretz relève que ce soutien contraste avec l'entretien accordé à Newsmax jeudi 15 octobre, où Trump refusait de soutenir un candidat.
Le contexte est celui d'une coalition en difficulté. Selon un sondage de la chaîne publique Kan, publié dimanche et rapporté par Haaretz, le bloc de Netanyahou obtiendrait 51 sièges, contre 65 pour l'opposition ; le Yashar de Gadi Eisenkot recueille 23 sièges et le Likoud 21. Le Jerusalem Post note que le Likoud, qui comptait 32 sièges à la 25e Knesset, est crédité de 19 à 21 sièges. Haaretz précise que le boycott des partis arabes par certaines formations du bloc Eisenkot ramène celui-ci à 52 sièges.
La question dominante est celle de l'efficacité. Selon Maariv, cité par le Jerusalem Post, Trump aurait attendu que des données internes montrent à Netanyahou une chance réaliste de l'emporter. La politologue Ilana Shpaizman, de Bar-Ilan, estime : « I don't think it will change anything » : les partisans du Premier ministre n'en ont pas besoin et ses opposants savent que Trump « runs the show around Iran ». Le camp Netanyahou a diffusé en quelques minutes une vidéo de 30 secondes d'éloges passés de Trump.
L'ingérence est évoquée : des commentateurs de la télévision israélienne la dénoncent, d'autres y voient la crainte américaine de devoir affronter seule l'Iran. Haaretz, dans une analyse, juge l'appui « dangereux » parce qu'il légitime une politique dure qui menace l'avenir stratégique d'Israël.
Netanyahou, lors d'un point presse dimanche, a insisté sur l'autonomie israélienne : « The objectives I set are not dependent on American approval », ajoutant qu'Israël agirait seul si nécessaire. Il lie la poursuite de la campagne contre l'Iran à la fenêtre ouverte par la présidence Trump. Côté opposition, le JNS décrit un bloc uni surtout par l'idée que « Bibi must go ». Lundi 19 octobre, Benny Gantz a renoncé à se présenter, ses sondages restant sous le seuil de 3,25 %.
SOURCES (3)
- Jerusalem PostMOYEN
- Haaretz EnglishMOYEN
- Jns.orgMOYEN
