
12 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Oslo relève une solidarité inédite entre chaînes rivales, y compris celles favorables à Trump, face à une exclusion de presse que la justice fédérale vient de juger probablement inconstitutionnelle.
2 sources
Dacca décrypte la décision du juge fédéral Timothy Kelly comme la confirmation qu'un exécutif ne peut retirer l'accès de journalistes accrédités sans procédure régulière, quel que soit le motif invoqué.
2 sources
La Belgique retient surtout l'inexécution de l'ordonnance : la Maison-Blanche continue de bloquer CNN, MS NOW et Politico jeudi, quelques heures après que la justice fédérale lui a ordonné de leur rendre l'accès.
3 sources
Berlin scrute la bataille pour la liberté de la presse qui se joue à Washington, où plus de 50 médias et associations professionnelles ont pris position devant la justice aux côtés de CNN, MS NOW et Politico, exclus par Donald Trump.
2 sources
Paris mesure l'écart entre l'ordonnance judiciaire qui rétablit l'accès de CNN, MS NOW et Politico à la Maison-Blanche et sa non-application, quelques heures plus tard, sur le terrain.
4 sources
Athènes retient dans ce jugement une victoire du premier amendement sur la logique de représailles, opposée à trois rédactions écartées pour leur couverture critique de l'administration Trump.
2 sources
New Delhi relève le décalage entre une ordonnance fédérale et son exécution : quelques heures après que le juge Timothy Kelly a ordonné le rétablissement des accès de CNN, MS NOW et Politico, la Maison-Blanche a de nouveau refusé l'entrée à des journalistes de deux de ces rédactions.
2 sources
Les Pays-Bas relèvent un décalage flagrant entre l'ordonnance judiciaire rendue dans la nuit et son application refusée dès jeudi matin par la Maison-Blanche, qui a maintenu les journalistes de CNN, Politico et MS NOW à la porte.
2 sources
Lima retient d'abord l'écart entre la décision d'un juge fédéral et son application concrète : une Maison-Blanche qui continue de bloquer CNN, MS NOW et Politico le jour même où l'ordonnance lui impose de les laisser entrer.
2 sources
Moscou relève d'abord le décalage entre la décision et son application : quelques heures après l'ordonnance judiciaire, les journalistes de CNN, MS NOW et Politico restent bloqués devant la Maison-Blanche.
2 sources
Singapour retient surtout le décalage entre l'ordonnance judiciaire et son application : quelques heures après le jugement, les journalistes de CNN, MS NOW et Politico restent à la porte de la Maison-Blanche.
2 sources
Washington bascule dans un affrontement inédit entre l'exécutif et la justice fédérale : une ordonnance judiciaire impose le rétablissement de l'accès de CNN, MS NOW et Politico, mais la Maison-Blanche ne l'applique pas le matin même, jour de la visite de Xi Jinping.
3 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Le juge fédéral Timothy Kelly a ordonné, par une ordonnance temporaire valable 14 jours, le rétablissement immédiat de l'accès de CNN, MS NOW et Politico à la Maison-Blanche, jugeant leur exclusion probablement inconstitutionnelle.
Malgré cette ordonnance, des journalistes des trois médias se sont vu refuser l'entrée de la Maison-Blanche jeudi matin, certains avec confiscation de leur badge par les services de sécurité.
Le juge a écarté l'argument de sécurité nationale avancé par l'administration Trump, faute d'éléments versés au dossier pour l'appuyer.
Les récits répondent différemment à la question de ce que l'épisode illustre en priorité : la confirmation juridique d'un droit à l'accréditation face à l'exécutif, ou le décalage constaté entre l'ordonnance et son inexécution sur le terrain.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Sur la nature du conflit qui se joue, certains récits retiennent la continuité d'un affrontement personnel entre Donald Trump et les grands médias, d'autres la mobilisation collective de la profession journalistique, y compris de chaînes proches de l'administration.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Oslo relève une solidarité inédite entre chaînes rivales, y compris celles favorables à Trump, face à une exclusion de presse que la justice fédérale vient de juger probablement inconstitutionnelle.
POINTS CLES
ANALYSE
Oslo, 24 septembre 2026. Le juge fédéral Timothy Kelly a ordonné jeudi à Donald Trump de rétablir l'accès à la Maison-Blanche pour les journalistes de CNN, MS NOW et Politico, rapporte VG en citant Reuters. Le magistrat estime que l'exclusion des trois rédactions était probablement inconstitutionnelle : selon lui, la Maison-Blanche n'a pas notifié les médias conformément aux règles déjà fixées par la justice. Il a aussi mis en doute l'argument de sécurité nationale avancé ensuite par l'administration, ainsi que les motifs invoqués par la Maison-Blanche pour justifier l'exclusion.
Les faits remontent à vendredi 18 septembre, jour où Trump a annoncé l'exclusion des trois rédactions et retiré sans préavis leur accréditation, en les accusant de « fake news ». Dès le lendemain, samedi 19 septembre, des journalistes des trois médias se sont vu refuser l'entrée de la Maison-Blanche. Ce même jour, Trump a assuré rester attaché à une presse libre - sauf, selon lui, envers les médias qui critiquent, dans 95% de leurs sujets, tout ce que lui et son administration entreprennent. Il a qualifié cette couverture de « undergravende », c'est-à-dire sapante.
VG relève une réaction inattendue : les cinq plus grands diffuseurs américains, dont Fox News, réputée favorable à Trump, ont répondu à l'exclusion en suspendant leur couverture « pool » de la présidence, tout en engageant des poursuites judiciaires. Bryan Boughton, de Fox News, qui dirige actuellement ce pool télévisé, explique : « C'est parce que la Maison-Blanche n'autorise pas CNN à remplir ses obligations dans le cadre du pool. » Le système veut qu'un diffuseur filme à tour de rôle pour l'ensemble des chaînes ; c'était au tour de CNN lundi 21 septembre.
Trump a répliqué en annonçant la création de sa propre chaîne, « Trump TV », promettant d'y diffuser « les meilleurs moments, les annonces et [...] » - la phrase de l'article s'arrête là.
Dagbladet reprend le même titre le même jour, mais dans un simple récapitulatif d'actualités où il côtoie d'autres brèves, sans détailler les motifs du juge.
Pour la presse norvégienne, l'épisode dépasse le clivage partisan américain habituel : même une chaîne acquise au président juge la mesure intenable pour l'exercice normal du métier de journaliste accrédité, un point qui parle directement à un pays où la liberté de la presse reste un repère national.
ANGLE DOMINANT
Dacca décrypte la décision du juge fédéral Timothy Kelly comme la confirmation qu'un exécutif ne peut retirer l'accès de journalistes accrédités sans procédure régulière, quel que soit le motif invoqué.
POINTS CLES
ANALYSE
Dacca, 24 septembre 2026. Le juge fédéral Timothy Kelly a ordonné dans la nuit de mercredi à jeudi à la Maison-Blanche de rendre, rétablir et restaurer immédiatement l'accès de CNN, MS NOW et Politico, rapportent le Daily Star et TBS News. La presse bangladaise retient d'abord la solidité juridique de la décision : le juge de district, nommé par Donald Trump lui-même en 2017, a estimé que l'exclusion des trois rédactions était probablement inconstitutionnelle, en violation du droit à une procédure régulière garanti par le cinquième amendement.
Selon TBS News, l'administration Trump avait justifié devant la justice sa décision en invoquant des motifs de sécurité nationale, affirmant que l'accès à la Maison-Blanche relevait d'un privilège et non d'un droit constitutionnel, et accusant les trois médias d'avoir violé des normes de professionnalisme et publié des informations sensibles ou classifiées. Le juge a écarté cet argument, faute d'éléments concrets versés au dossier.
L'origine du différend remonte au 18 septembre, lorsque Donald Trump a annoncé sur les réseaux sociaux que CNN, MS NOW et Politico ne devraient plus pouvoir constamment écrire ou rapporter des FICTIONS et des MENSONGES sur sa présidence. Leurs journalistes ont alors vu leurs accréditations désactivées et l'entrée de la Maison-Blanche leur a été refusée. Les trois rédactions ont rejeté cette justification, y voyant des représailles liées à leur couverture plutôt qu'un manquement réel aux règles de la salle de presse.
ANGLE DOMINANT
La Belgique retient surtout l'inexécution de l'ordonnance : la Maison-Blanche continue de bloquer CNN, MS NOW et Politico jeudi, quelques heures après que la justice fédérale lui a ordonné de leur rendre l'accès.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 24 septembre 2026. La presse belge retient d'abord un décalage : une ordonnance fédérale rendue dans la nuit de mercredi à jeudi, et des journalistes de CNN, de MS NOW et de Politico toujours devant la porte de la Maison-Blanche jeudi matin. La Libre Belgique et la Dernière Heure titrent sur ce contraste, « toujours privés d'accès... malgré une décision de justice contraire », plus que sur le contenu juridique du jugement lui-même.
Le juge fédéral Timothy Kelly a ordonné de « rendre, rétablir et restaurer immédiatement » l'accès des trois rédactions, exclues depuis l'annonce de Donald Trump le 18 septembre. Il a estimé que la révocation des accréditations s'était faite sans « procédure régulière conforme à la Constitution » : selon la VRT, la règle générale veut que les personnes concernées soient informées et entendues avant d'être privées d'un droit protégé. L'argument de sécurité nationale invoqué ensuite par l'administration a été écarté, faute d'éléments versés au dossier ; le critère de « couverture répréhensible » cité dans les lettres envoyées aux médias a été jugé trop vague. Timothy Kelly, nommé par Donald Trump lui-même en 2017, avait déjà imposé en 2018 le retour d'un journaliste de CNN écarté par la même Maison-Blanche.
ANGLE DOMINANT
Berlin scrute la bataille pour la liberté de la presse qui se joue à Washington, où plus de 50 médias et associations professionnelles ont pris position devant la justice aux côtés de CNN, MS NOW et Politico, exclus par Donald Trump.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 24 septembre 2026. À Washington, un juge fédéral a ordonné dans la nuit de mercredi à jeudi le rétablissement immédiat de l'accès à la Maison-Blanche pour les rédactions de CNN, MS NOW et Politico, exclues depuis le 18 septembre par Donald Trump. Le juge Timothy Kelly a jugé que le retrait des accréditations avait eu lieu « sans procédure constitutionnellement appropriée », rappelant que toute personne doit recevoir notification et possibilité d'être entendue avant qu'un intérêt protégé par la Constitution ne lui soit retiré par le gouvernement. Sa décision, valable 14 jours, écarte l'argument de sécurité nationale invoqué par l'administration : selon Kelly, le dossier ne contient aucun élément factuel établissant que le maintien de l'exclusion protégerait la sécurité nationale. Il relève par ailleurs que Trump avait d'abord justifié la mesure par un manque supposé de sincérité et une négativité dans la couverture des trois médias, avant que l'argument sécuritaire ne soit avancé. Deux arrêts antérieurs de la cour d'appel du district de Columbia établissent, selon le juge, que les accréditations permanentes ne peuvent être révoquées qu'après une procédure régulière.
ANGLE DOMINANT
Paris mesure l'écart entre l'ordonnance judiciaire qui rétablit l'accès de CNN, MS NOW et Politico à la Maison-Blanche et sa non-application, quelques heures plus tard, sur le terrain.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 24 septembre 2026. La presse française retient d'abord le décalage entre une décision de justice et son exécution sur le terrain. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le juge fédéral Timothy Kelly, nommé par Donald Trump en 2017, a ordonné à la Maison-Blanche de « rétablir et restituer immédiatement » les accréditations permanentes de CNN, MS NOW et Politico, retirées le 18 septembre. Le magistrat a jugé que les trois rédactions avaient de bonnes chances de démontrer que leurs badges avaient été confisqués sans la procédure préalable garantie par la Constitution, rappelant que « la 'règle générale' veut que les individus doivent être préalablement notifiés et avoir la possibilité d'être entendus », selon l'ordonnance consultée par l'AFP et citée par RFI. Il a écarté l'argument de sécurité nationale avancé par l'administration, faute d'éléments versés au dossier, et jugé trop vague le critère de couverture répréhensible invoqué dans les lettres envoyées aux trois médias.
L'ordonnance, valable quatorze jours, exclut explicitement Donald Trump de son champ d'application mais vise les responsables de son administration et leurs agents. Or, jeudi matin, quelques heures après sa publication, les trois concernés ont annoncé que leurs journalistes avaient quand même été empêchés d'entrer. Selon Le Monde, la journaliste de CNN Betsy Klein et un photojournaliste ont été « interdits d'accès à 6 heures du matin » sans « qu'il y ait de raison donnée », tandis qu'un producteur de la chaîne a pu entrer plus tard en utilisant son accréditation. Chez MS NOW, deux journalistes sur trois ont vu leur passe confisqué. Ce refus intervient le jour où Donald Trump recevait Xi Jinping à la Maison-Blanche.
ANGLE DOMINANT
Athènes retient dans ce jugement une victoire du premier amendement sur la logique de représailles, opposée à trois rédactions écartées pour leur couverture critique de l'administration Trump.
POINTS CLES
ANALYSE
Athènes, 24 septembre 2026. La presse grecque retient d'abord le verdict qui frappe Donald Trump dans « une des plus grandes batailles » qu'il mène contre les médias américains. Selon To Vima, le juge fédéral Tim Kelly a ordonné jeudi au président des États-Unis de rétablir l'accès à la Maison-Blanche pour les journalistes de CNN, MS NOW et Politico, estimant que l'interdiction imposée à ces trois rédactions était « probablement inconstitutionnelle ». Naftemporiki précise que l'ordonnance, temporaire, reste en vigueur deux semaines et fait suite au recours déposé par les trois médias.
Les journaux athéniens rappellent l'origine du différend : Donald Trump avait annoncé l'exclusion le 18 septembre via une publication sur les réseaux sociaux, accusant CNN, MS NOW et Politico de « ne pas devoir pouvoir écrire ou diffuser continuellement des HISTOIRES FANTAISISTES et des MENSONGES ». Les trois rédactions affirment n'avoir reçu de notification officielle de la mesure que plus tard, selon Naftemporiki. Le ministère de la Justice a ensuite tenté de justifier l'exclusion par des motifs de sécurité nationale, un argument que le juge Kelly, nommé par Trump lui-même, a reçu avec scepticisme, faute de preuves que les rédactions avaient été averties en temps utile.
ANGLE DOMINANT
New Delhi relève le décalage entre une ordonnance fédérale et son exécution : quelques heures après que le juge Timothy Kelly a ordonné le rétablissement des accès de CNN, MS NOW et Politico, la Maison-Blanche a de nouveau refusé l'entrée à des journalistes de deux de ces rédactions.
POINTS CLES
ANALYSE
New Delhi, 24 septembre 2026. Un juge fédéral américain a ordonné à la Maison-Blanche de restituer l'accès de CNN, MS NOW et Politico, mais l'exécutif de Donald Trump n'a pas obtempéré le jour même, relève la presse indienne. Selon le Deccan Chronicle et le Times of India, le juge fédéral de Washington Timothy Kelly a estimé, dans la nuit de mercredi à jeudi, que l'interdiction prononcée par le président le vendredi 18 septembre était « probablement inconstitutionnelle ». Son ordonnance, une mesure provisoire valable quatorze jours en attendant la suite du procès, exige que l'administration « restaure immédiatement » les badges de presse des trois rédactions, saisis samedi 19 septembre.
Le juge a rejeté l'argument de sécurité nationale invoqué ensuite par l'administration : « le dossier ne fournit aucun élément factuel » à l'appui de cette thèse, écrit-il dans son ordonnance, citée par le Deccan Chronicle. Il rappelle que Donald Trump avait lui-même justifié le retrait des accréditations par un « manque de sincérité et de négativité » supposé des trois rédactions. Sur les réseaux sociaux, le président américain avait accusé CNN, MS NOW et Politico de ne « rapporter que fiction et mensonges », et des avocats du ministère de la Justice avaient ensuite tenté de justifier l'exclusion par la sécurité nationale.
ANGLE DOMINANT
Les Pays-Bas relèvent un décalage flagrant entre l'ordonnance judiciaire rendue dans la nuit et son application refusée dès jeudi matin par la Maison-Blanche, qui a maintenu les journalistes de CNN, Politico et MS NOW à la porte.
POINTS CLES
ANALYSE
Amsterdam, jeudi 24 septembre 2026. La presse néerlandaise relève un décalage saisissant entre une décision de justice et son application sur le terrain. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un juge fédéral a estimé que la décision de Donald Trump d'exclure CNN, Politico et MS NOW (l'ancienne MSNBC) de la Maison-Blanche était probablement contraire à la Constitution, rapporte le NRC, citant des agences internationales. Selon la décision, la Maison-Blanche aurait dû d'abord adresser un avertissement aux médias concernés et engager un dialogue avec eux avant de leur retirer l'accès. Le juge a suspendu le bannissement par une ordonnance de restriction temporaire, censée permettre aux trois rédactions de retrouver l'accès « per direct ».
Trump avait banni ces médias parce que leur couverture ne lui convenait pas, les accusant de produire du « nepnieuws » (fake news). Les rédactions ont fait appel de la décision initiale. Le NRC signale aussi un geste de solidarité inattendu : Fox News et CBS ont choisi de réduire leur propre couverture du président, en renonçant à tout filmer, en soutien aux confrères exclus.
Mais la décision judiciaire n'a pas suffi. Jeudi matin, quelques heures après l'ordonnance, un journaliste de Politico s'est vu confisquer sa carte de presse par les services de sécurité lorsqu'il s'est présenté à la Maison-Blanche, rapporte le NRC en citant CNN. Un agent lui a proposé, à la place, un laissez-passer temporaire réservé aux journalistes sans accès permanent aux locaux de presse. De Telegraaf confirme que Trump doit réadmettre les journalistes de CNN, MS NOW et Politico, la justice ayant bloqué sa décision initiale.
ANGLE DOMINANT
Lima retient d'abord l'écart entre la décision d'un juge fédéral et son application concrète : une Maison-Blanche qui continue de bloquer CNN, MS NOW et Politico le jour même où l'ordonnance lui impose de les laisser entrer.
POINTS CLES
ANALYSE
Lima, 24 septembre 2026. Le juge fédéral Tim Kelly a ordonné jeudi au président Donald Trump de rétablir l'accès à la Maison-Blanche des journalistes de CNN, MS NOW et Politico, jugeant que l'interdiction qui leur avait été imposée est probablement inconstitutionnelle, rapporte RPP Noticias. La décision répond à une plainte déposée par les trois médias contre une mesure annoncée par le président républicain, qui avait affirmé sur les réseaux sociaux que ces rédactions « ne devraient pas pouvoir publier ou diffuser constamment des fictions et des mensonges ».
Les avocats du département de la Justice avaient tenté de justifier l'exclusion par des motifs de sécurité nationale, un argument écarté par le juge. RPP rappelle que Kelly, nommé par Trump lui-même, avait déjà ordonné pendant le premier mandat du président le rétablissement de l'accréditation d'un journaliste de CNN à qui elle avait été retirée : un précédent qui pèse sur la lecture péruvienne de l'affaire.
Le camouflet judiciaire n'a pourtant pas suffi à rouvrir les portes de la Maison-Blanche. El Comercio Perú rapporte que jeudi, malgré l'ordonnance, les reporters de CNN, MS NOW et Politico se sont vu refuser l'entrée du site présidentiel, alors même que la décision leur en garantissait l'accès.
ANGLE DOMINANT
Moscou relève d'abord le décalage entre la décision et son application : quelques heures après l'ordonnance judiciaire, les journalistes de CNN, MS NOW et Politico restent bloqués devant la Maison-Blanche.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 24 septembre 2026. La presse russe retient d'abord un décalage : quelques heures après qu'un juge fédéral a ordonné la restauration des accréditations de CNN, MS NOW et Politico, les journalistes de ces rédactions se sont vus refuser l'entrée de la Maison-Blanche. Vedomosti et Meduza, citant Reuters, rapportent que le juge Tim Kelly a estimé que l'interdiction décidée par Donald Trump «violait probablement» la Constitution américaine et l'a suspendue pour quatorze jours, le temps que la procédure se poursuive.
Selon Meduza, un correspondant de Politico s'est vu retirer son badge à l'entrée : un agent des services secrets lui a indiqué qu'il n'avait «pas d'autorisation» pour pénétrer dans l'enceinte. Des correspondants de CNN se sont heurtés au même refus. La décision de justice, rendue dans la nuit, n'a donc pas été appliquée le matin même.
Les deux titres rappellent la chronologie posée par les trois rédactions dans leur plainte : le 18 septembre, Trump avait annoncé l'exclusion de CNN, MS NOW et Politico, accusant ces médias de diffuser des «fake news» et estimant qu'ils ne devaient pas «mentir» en couvrant son administration. Les rédactions avaient saisi la justice en invoquant une violation du premier amendement et l'absence de voie de recours prévue par la loi.
ANGLE DOMINANT
Singapour retient surtout le décalage entre l'ordonnance judiciaire et son application : quelques heures après le jugement, les journalistes de CNN, MS NOW et Politico restent à la porte de la Maison-Blanche.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 24 septembre 2026. Le site Mothership SG et le quotidien Straits Times relatent le même décalage : quelques heures après qu'un juge fédéral a bloqué l'exclusion de CNN, MS NOW et Politico de la Maison-Blanche, les journalistes des trois rédactions se sont vu refuser l'entrée jeudi 24 septembre 2026.
Le juge du tribunal de district Tim Kelly a estimé, dans une ordonnance rendue dans la nuit, que la révocation des accréditations avait « probablement violé » les droits des journalistes à une procédure régulière garantie par la Constitution américaine. Il a rejeté l'argument de sécurité nationale invoqué par l'administration Trump, jugeant que « le dossier manque d'éléments factuels » pour l'étayer, et a ordonné la restitution immédiate des badges pour 14 jours, le temps que la procédure se poursuive.
Selon Mothership SG, l'exclusion remonte à vendredi 18 septembre 2026, lorsque Donald Trump avait annoncé sur Truth Social le bannissement des trois médias, accusés de « FICTION et LIES » dans leur couverture de la présidence. Le juge Kelly a relevé que le président justifiait cette décision par un « manque de vérité allégué et de la négativité » dans les reportages, plutôt que par un motif de sécurité.
ANGLE DOMINANT
Washington bascule dans un affrontement inédit entre l'exécutif et la justice fédérale : une ordonnance judiciaire impose le rétablissement de l'accès de CNN, MS NOW et Politico, mais la Maison-Blanche ne l'applique pas le matin même, jour de la visite de Xi Jinping.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 24 septembre 2026. Le juge fédéral Timothy Kelly, nommé par Donald Trump en 2017, a ordonné dans la nuit de mercredi à jeudi de « rendre, rétablir et restaurer immédiatement » l'accès à la Maison-Blanche des journalistes de CNN, MS NOW et Politico, bannis une semaine plus tôt. Sa décision, une ordonnance de restriction temporaire valable 14 jours, estime que les trois rédactions ont de bonnes chances de démontrer que leurs laissez-passer ont été retirés sans la procédure régulière garantie par le cinquième amendement.
Le juge rejette aussi l'argument de sécurité nationale avancé après coup par l'administration : rien dans le dossier ne l'étaye, et ce n'était pas la justification donnée par le président lors de l'annonce initiale de l'exclusion, dénonçant alors des « fake news ».
L'avocat des trois médias, Ted Boutrous, a salué « une décision qui défend vigoureusement la liberté de la presse, la procédure régulière et l'État de droit », ajoutant apprécier « la rapidité d'action du tribunal ».
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Jeudi matin, la journaliste de CNN Betsy Klein, une photojournaliste et un correspondant de Politico ont été bloqués un à un aux portes de la Maison-Blanche, leurs badges confisqués par le Secret Service. Au même moment, la reporter de MS NOW Laura Barrón-López se heurtait à un refus dont l'origine reste incertaine.
L'ordonnance reste inappliquée sur le terrain jeudi matin, sans réaction publique de la Maison-Blanche, tandis que Donald Trump annonce faire appel de la décision.
Selon Le Monde, la journaliste de CNN Betsy Klein et une photojournaliste de la chaîne ont été refusées à l'entrée à six heures du matin, sans qu'aucune raison ne leur soit donnée. Un producteur de CNN a pu entrer plus tard, en utilisant sa propre accréditation. Chez MS NOW, deux journalistes sur trois se sont vu confisquer leur passe.
Le correspondant de Politico a lui aussi perdu son badge : selon le quotidien néerlandais NRC, un agent de sécurité lui a proposé à la place un laissez-passer temporaire, réservé aux journalistes sans accès permanent aux locaux de presse. Politico affirme, de son côté, que c'est le Secret Service qui a saisi l'accréditation de son reporter.
Le cas de la reporter de MS NOW Laura Barrón-López illustre l'incertitude qui entoure ces refus : le Straits Times de Singapour écrit qu'il n'est pas établi s'il s'agit d'un refus délibéré ou d'un problème du système d'accès. CNN affirme, pour sa part, que plusieurs de ses salariés ont été refoulés du site ce même matin.
Avant que l'affaire n'arrive devant un tribunal, Donald Trump avait justifié l'exclusion en des termes très directs. Sur les réseaux sociaux, le 18 septembre, il avait accusé CNN, MS NOW et Politico de vouloir constamment écrire ou diffuser des FICTION et des LIES sur sa présidence, rapportent le Daily Star et le Straits Times.
Le juge Kelly a lui-même relevé, selon le Times of India, que le président avait d'abord invoqué un manque de sincérité et de négativité dans la couverture des trois rédactions, avant que ses avocats n'avancent l'argument de sécurité nationale devant le tribunal. VG, le quotidien norvégien, cite Trump reprochant aux médias critiques de dénigrer, selon lui, jusqu'à 95% de ses actions, une couverture qu'il a qualifiée de sapante.
Le différend a débordé le seul dossier judiciaire. À la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump s'en est aussi pris directement à une journaliste de CNN, lui disant qu'elle ne devrait pas être là, rapporte BFMTV.
La ligne de fracture n'oppose pas seulement Trump aux rédactions bannies : aux États-Unis, l'ancien présentateur de CNN Don Lemon a lui-même jugé que sa chaîne portait une part de responsabilité dans ce conflit, signe que le monde des médias n'est pas uni sur la lecture de l'épisode.
Au-delà des trois rédactions visées, d'autres chaînes ont réagi à leur manière. Le système du pool présidentiel, qui fait tourner entre chaînes le soin de filmer pour l'ensemble des télévisions, s'est retrouvé au centre de la contestation : selon VG et RPP Noticias, plusieurs grands diffuseurs américains, dont Fox News, ont suspendu leur participation à ce dispositif.
« C'est parce que la Maison-Blanche n'autorise pas CNN à remplir ses obligations dans le cadre du pool. »
Bryan Boughton, qui dirige actuellement ce pool télévisé pour Fox News - chaîne réputée proche de l'administration -, a expliqué à VG les raisons de ce choix, qui associe des rédactions aux lignes éditoriales opposées dans une même contestation.
Donald Trump a répondu à cette solidarité en annonçant la création de sa propre chaîne, Trump TV, promettant d'y diffuser en continu les meilleurs moments de sa présidence et ses annonces, selon VG et la Dernière Heure.
Parmi les douze pays suivis dans ce corpus, la manière de raconter l'épisode varie surtout sur un point : ce que la décision du juge Kelly démontre en priorité. The Daily Star, au Bangladesh, la présente comme un revers majeur pour Trump dans une de ses plus grandes batailles avec les médias ; en Allemagne et en Grèce, ZEIT, To Vima et Naftemporiki lisent d'abord la confirmation qu'une accréditation ne peut être retirée sans procédure régulière.
Dans sept des douze pays de ce corpus - Belgique, France, Inde, Pays-Bas, Pérou, Russie et Singapour -, les rédactions insistent moins sur ce principe que sur l'écart concret entre l'ordonnance rendue dans la nuit et le refus toujours opposé aux journalistes quelques heures plus tard : La Libre Belgique et le Straits Times parlent ainsi d'un blocage maintenu malgré une décision de justice contraire.
En Norvège et aux États-Unis, VG, Time et Axios mettent l'accent sur une autre dimension : l'affrontement entre le pouvoir judiciaire et un exécutif qui, pour l'instant, continue d'agir comme si l'ordonnance n'existait pas, et la solidarité inattendue de chaînes aux lignes éditoriales opposées.
Nommé par Trump en 2017, il avait déjà ordonné en 2018 le rétablissement d'un accrédité de CNN.
Les accréditations de Politico et MS NOW avaient déjà été saisies samedi 19 septembre.
Deux arrêts antérieurs de la cour d'appel du district de Columbia encadrent le retrait des accréditations.
Plus de 50 médias et associations ont écrit au tribunal en invoquant un arrêt de la Cour suprême de 1974.
The Daily Star qualifie la décision de revers majeur pour Trump dans l'une de ses plus grandes batailles avec les médias, rappelant que les organes de presse avaient saisi la justice pour contester l'interdiction plutôt que d'attendre une résolution politique.
Pour Dacca, cette affaire dépasse le cas américain : elle rappelle qu'un pouvoir exécutif, même puissant, reste soumis au contrôle d'un juge indépendant lorsqu'il retire à des journalistes accrédités leur accès sans motif vérifiable devant un tribunal. La décision, une ordonnance temporaire, n'épuise pas le litige mais fixe déjà un cadre : la sécurité nationale ne peut être invoquée sans preuve versée au dossier, et un simple désaccord avec une ligne éditoriale ne saurait fonder une exclusion. Dans un pays où l'accès des rédactions aux institutions reste lui-même un sujet sensible, ce précédent américain est lu comme un rappel des garanties minimales dues à toute presse accréditée, quelle que soit la sévérité de sa couverture du pouvoir en place.
Le décalage entre l'ordonnance et sa mise en œuvre nourrit l'article : jeudi, jour où Donald Trump recevait Xi Jinping, les journalistes des trois médias se sont vu refuser l'entrée. L'avocat des rédactions, Ted Boutrous, a salué une décision qui défend « la liberté de la presse, la procédure régulière et l'État de droit », sans que cela change, dans l'immédiat, la situation sur le terrain.
La presse belge rappelle le contexte : Donald Trump avait accusé les trois médias de diffuser en continu de « fake news », sans apporter d'éléments. Par solidarité, quatre autres grandes chaînes du pool présidentiel, CBS, ABC, NBC et Fox, avaient suspendu leur propre couverture de la présidence. La Maison-Blanche a par ailleurs lancé sa propre chaîne, « Trump TV », promettant une couverture continue. Pour les rédactions belges, l'épisode illustre moins un débat juridique tranché que l'incertitude sur l'exécution effective des décisions de justice face à l'exécutif américain.
Malgré l'ordonnance, des journalistes de CNN, MS NOW et Politico se sont vu refuser l'entrée du complexe jeudi matin, certains privés de leur badge par le Secret Service, sans qu'aucune explication n'ait été donnée. La Maison-Blanche n'a dans l'immédiat pas réagi à ces incidents.
La presse allemande insiste sur la mobilisation professionnelle suscitée par l'affaire : plus de 50 médias et associations ont adressé une lettre au tribunal pour soutenir les rédactions bannies, invoquant un arrêt de la Cour suprême de 1974 protégeant la liberté éditoriale des médias dans leur traitement des personnalités publiques, « juste ou injuste ». L'avocat des trois médias, Ted Boutrous, a salué une décision qui défend « la liberté de la presse, la procédure régulière et l'État de droit ». Un podcast de la ZEIT évoque, à propos de l'épisode, une attaque de Trump contre la liberté de la presse, intervenue alors que d'autres rédactions ont cessé, par solidarité, de diffuser des images depuis la Maison-Blanche.
Les rédactions françaises rappellent le contexte plus large : quatre grandes chaînes américaines, CBS, ABC, NBC et Fox, avaient suspendu leur participation au pool de la Maison-Blanche par solidarité avec CNN. Timothy Kelly n'est pas un inconnu du dossier : sous le premier mandat de Donald Trump, il avait déjà, en 2018, ordonné le rétablissement de l'accréditation d'un journaliste de CNN. L'avocat des trois médias, Ted Boutrous, a salué une décision qui défend « la liberté de la presse, la procédure régulière et l'État de droit ».
La presse grecque insiste sur le fondement juridique invoqué par les trois médias : leur plainte accuse Trump et de hauts responsables de son administration d'avoir lancé une « attaque directe » contre les droits garantis par le premier amendement, qui interdit au gouvernement de légiférer pour restreindre la liberté d'expression et de la presse. Elle dénonce aussi des représailles illégales, liées à la couverture critique que ces rédactions avaient assurée de l'administration.
Pour To Vima, la décision constitue un revers politique majeur pour Trump, qui avait fait de l'éviction de ces trois médias un symbole de son rapport de force avec la presse jugée hostile. Naftemporiki la qualifie de « première victoire » pour CNN, MS NOW et Politico dans le cadre de leur action en justice, tout en soulignant son caractère provisoire : la procédure judiciaire de fond reste ouverte, et rien ne garantit que l'accès rétabli sera durable au-delà des deux semaines fixées par l'ordonnance.
Les trois médias avaient saisi la justice fédérale à Washington lundi 21 septembre pour contester leur exclusion. Mais jeudi 24 septembre, quelques heures seulement après la décision du juge Kelly, la Maison-Blanche a de nouveau refusé l'entrée à des journalistes de Politico et de MS NOW, rapporte le Times of India. Leurs accréditations, déjà confisquées samedi, ne leur ont pas été rendues malgré l'ordre judiciaire, et ni la Maison-Blanche ni les rédactions concernées n'avaient répondu aux demandes de commentaires au moment de la publication, précisent les deux journaux indiens.
Pour la presse indienne, l'épisode se lit avant tout comme un rapport de force institutionnel entre la justice fédérale et un exécutif qui n'exécute pas sa décision : une ordonnance en apparence sans ambiguïté, restée sans effet visible le matin même de sa publication, à la porte même de la Maison-Blanche.
La presse néerlandaise documente ainsi, en deux temps, l'écart entre l'autorité du juge et la réalité du terrain : une ordonnance rendue exécutoire immédiatement, mais des rédactions toujours à la porte le jeudi matin. Le récit insiste peu sur les motifs invoqués ensuite par l'administration et se concentre sur le contraste entre le texte de la décision et son application concrète, laissant en creux la question de savoir si la Maison-Blanche s'y conformera durablement.
RPP situe l'épisode dans un affrontement plus large : samedi, les accréditations des trois médias avaient déjà été retirées à l'entrée du bâtiment, et lundi, les cinq grandes chaînes de télévision américaines ont suspendu leur système de couverture partagée de la Maison-Blanche par solidarité avec CNN, un dispositif qui permet à une seule chaîne de filmer pour l'ensemble des télévisions durant la journée. Une déclaration citée par RPP résume l'enjeu revendiqué par les médias concernés : le public « a un intérêt vital à recevoir une information précise et indépendante sur son gouvernement », et « aucune administration ne devrait restreindre l'accès d'un média parce qu'elle conteste sa couverture ».
Pour la presse péruvienne, l'affaire illustre moins un différend ponctuel qu'un affrontement prolongé entre le président, 80 ans, et les grands médias américains. L'ordonnance de jeudi teste la capacité de la justice fédérale à faire respecter la procédure régulière face à un exécutif qui, pour l'instant, continue d'agir comme si la décision n'existait pas.
Le ministère de la Justice avait justifié l'interdiction par la sécurité nationale, argument que le tribunal a écarté : rien au dossier n'étaye une telle menace, notent Meduza et Vedomosti, et les lettres expliquant les motifs n'ont été envoyées qu'après le dépôt de la plainte. Trump lui-même avait justifié l'exclusion non par la sécurité, mais par la publication de «fake news».
Vedomosti relève que Trump a annoncé vouloir faire appel, refusant que le Bureau ovale soit «souillé par des clowns de troisième zone» qui, selon lui, désinforment le public avec des nouvelles «déformées». Le journal note aussi que quatre grandes chaînes américaines — ABC, CBS, NBC et Fox News — auraient cessé de couvrir certains déplacements présidentiels, au point que le voyage de Trump à l'ONU se serait déroulé sans équipe de tournage.
Des organisations de défense de la presse et des dizaines de médias, dont Reuters, The Washington Post et Fox News, ont signé une déclaration jugeant contraire à la jurisprudence de la Cour suprême le retrait d'un accès à la Maison-Blanche fondé sur une ligne éditoriale.
Le Straits Times souligne que la décision constitue un revers majeur pour Trump dans l'un de ses plus grands affrontements avec la presse, un revers resté sans effet immédiat sur le terrain : les badges du correspondant de Politico ont été confisqués, une journaliste de MS NOW, Laura Barrón-López, a été bloquée à l'entrée sans certitude qu'il s'agisse d'un refus délibéré ou d'un problème du système d'accès, et CNN a rapporté que certains de ses employés avaient été refoulés du site. La Maison-Blanche n'a pas répondu aux demandes de commentaire.
Le Straits Times rappelle que les trois rédactions avaient saisi la justice en invoquant une violation du premier amendement, et qu'elles ont reçu le soutien de groupes de défense de la liberté de la presse ; leur avocat a salué une décision défendant à la fois la liberté de la presse, la procédure régulière et l'État de droit.
Pour la presse singapourienne, l'épisode illustre moins un principe juridique abstrait qu'un rapport de force concret entre les pouvoirs américains : une injonction rendue exécutoire par un tribunal fédéral, mais dont l'application sur le terrain, le matin même, reste entre les mains de l'exécutif qu'elle vise à contraindre.
Mais l'ordonnance n'a pas suffi. Jeudi matin, quelques heures après la décision, des reporters de CNN et Politico ont été refusés à l'entrée de la Maison-Blanche. Une journaliste et une photojournaliste de CNN se sont vu barrer l'accès, tandis qu'un producteur de la chaîne a pu entrer. Politico affirme que le Secret Service a saisi le badge de presse d'un de ses reporters également écarté. La scène se joue le jour même où Donald Trump reçoit à la Maison-Blanche le président chinois Xi Jinping, événement que le public suivra donc sans la couverture des trois rédactions concernées.
Le bras de fer dépasse ces trois titres : plusieurs médias non visés par le bannissement avaient promis, par solidarité, de suspendre la diffusion de leurs images et photos jusqu'au rétablissement de l'accès des rédactions bannies. La presse américaine relève aussi que la décision de Timothy Kelly s'inscrit dans un climat déjà tendu, entre l'attaque publique de Donald Trump contre la correspondante en chef de CNN à la tribune de l'ONU et les critiques venues du monde médiatique lui-même, comme celles de l'ex-présentateur Don Lemon, qui a jugé que CNN portait sa part de responsabilité dans ce conflit.