ANGLE DOMINANT
Athènes retient dans ce jugement une victoire du premier amendement sur la logique de représailles, opposée à trois rédactions écartées pour leur couverture critique de l'administration Trump.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le juge fédéral Tim Kelly a ordonné jeudi le rétablissement de l'accès à la Maison-Blanche pour les journalistes de CNN, MS NOW et Politico, via une ordonnance temporaire valable deux semaines.
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Donald Trump avait annoncé l'exclusion le 18 septembre sur les réseaux sociaux, accusant les trois médias de diffuser « des HISTOIRES FANTAISISTES et des MENSONGES ».
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Le ministère de la Justice a invoqué des motifs de sécurité nationale pour justifier l'interdiction, argument que le juge Kelly a reçu avec scepticisme faute de preuves.
ANALYSE
Athènes, 24 septembre 2026. La presse grecque retient d'abord le verdict qui frappe Donald Trump dans « une des plus grandes batailles » qu'il mène contre les médias américains. Selon To Vima, le juge fédéral Tim Kelly a ordonné jeudi au président des États-Unis de rétablir l'accès à la Maison-Blanche pour les journalistes de CNN, MS NOW et Politico, estimant que l'interdiction imposée à ces trois rédactions était « probablement inconstitutionnelle ». Naftemporiki précise que l'ordonnance, temporaire, reste en vigueur deux semaines et fait suite au recours déposé par les trois médias.
Les journaux athéniens rappellent l'origine du différend : Donald Trump avait annoncé l'exclusion le 18 septembre via une publication sur les réseaux sociaux, accusant CNN, MS NOW et Politico de « ne pas devoir pouvoir écrire ou diffuser continuellement des HISTOIRES FANTAISISTES et des MENSONGES ». Les trois rédactions affirment n'avoir reçu de notification officielle de la mesure que plus tard, selon Naftemporiki. Le ministère de la Justice a ensuite tenté de justifier l'exclusion par des motifs de sécurité nationale, un argument que le juge Kelly, nommé par Trump lui-même, a reçu avec scepticisme, faute de preuves que les rédactions avaient été averties en temps utile.
La presse grecque insiste sur le fondement juridique invoqué par les trois médias : leur plainte accuse Trump et de hauts responsables de son administration d'avoir lancé une « attaque directe » contre les droits garantis par le premier amendement, qui interdit au gouvernement de légiférer pour restreindre la liberté d'expression et de la presse. Elle dénonce aussi des représailles illégales, liées à la couverture critique que ces rédactions avaient assurée de l'administration.
Pour To Vima, la décision constitue un revers politique majeur pour Trump, qui avait fait de l'éviction de ces trois médias un symbole de son rapport de force avec la presse jugée hostile. Naftemporiki la qualifie de « première victoire » pour CNN, MS NOW et Politico dans le cadre de leur action en justice, tout en soulignant son caractère provisoire : la procédure judiciaire de fond reste ouverte, et rien ne garantit que l'accès rétabli sera durable au-delà des deux semaines fixées par l'ordonnance.
