ANGLE DOMINANT
La Belgique retient surtout l'inexécution de l'ordonnance : la Maison-Blanche continue de bloquer CNN, MS NOW et Politico jeudi, quelques heures après que la justice fédérale lui a ordonné de leur rendre l'accès.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le juge fédéral Timothy Kelly a ordonné de « rendre, rétablir et restaurer immédiatement » l'accès de CNN, MS NOW et Politico à la Maison-Blanche, dans une décision rendue dans la nuit de mercredi à jeudi
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Jeudi matin, malgré l'ordonnance, des journalistes des trois médias restaient interdits d'accès à la Maison-Blanche, le jour même où Donald Trump y recevait Xi Jinping
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Par solidarité, quatre autres chaînes du pool présidentiel (CBS, ABC, NBC, Fox) avaient suspendu leur propre couverture de la présidence depuis l'annonce du 18 septembre
ANALYSE
Bruxelles, 24 septembre 2026. La presse belge retient d'abord un décalage : une ordonnance fédérale rendue dans la nuit de mercredi à jeudi, et des journalistes de CNN, de MS NOW et de Politico toujours devant la porte de la Maison-Blanche jeudi matin. La Libre Belgique et la Dernière Heure titrent sur ce contraste, « toujours privés d'accès... malgré une décision de justice contraire », plus que sur le contenu juridique du jugement lui-même.
Le juge fédéral Timothy Kelly a ordonné de « rendre, rétablir et restaurer immédiatement » l'accès des trois rédactions, exclues depuis l'annonce de Donald Trump le 18 septembre. Il a estimé que la révocation des accréditations s'était faite sans « procédure régulière conforme à la Constitution » : selon la VRT, la règle générale veut que les personnes concernées soient informées et entendues avant d'être privées d'un droit protégé. L'argument de sécurité nationale invoqué ensuite par l'administration a été écarté, faute d'éléments versés au dossier ; le critère de « couverture répréhensible » cité dans les lettres envoyées aux médias a été jugé trop vague. Timothy Kelly, nommé par Donald Trump lui-même en 2017, avait déjà imposé en 2018 le retour d'un journaliste de CNN écarté par la même Maison-Blanche.
Le décalage entre l'ordonnance et sa mise en œuvre nourrit l'article : jeudi, jour où Donald Trump recevait Xi Jinping, les journalistes des trois médias se sont vu refuser l'entrée. L'avocat des rédactions, Ted Boutrous, a salué une décision qui défend « la liberté de la presse, la procédure régulière et l'État de droit », sans que cela change, dans l'immédiat, la situation sur le terrain.
La presse belge rappelle le contexte : Donald Trump avait accusé les trois médias de diffuser en continu de « fake news », sans apporter d'éléments. Par solidarité, quatre autres grandes chaînes du pool présidentiel, CBS, ABC, NBC et Fox, avaient suspendu leur propre couverture de la présidence. La Maison-Blanche a par ailleurs lancé sa propre chaîne, « Trump TV », promettant une couverture continue. Pour les rédactions belges, l'épisode illustre moins un débat juridique tranché que l'incertitude sur l'exécution effective des décisions de justice face à l'exécutif américain.
SOURCES (3)
- La Libre BelgiqueMOYEN
- VRT NWSMOYEN
- DH (Dernière Heure)MOYEN
