ANGLE DOMINANT
Buenos Aires salue dans l'investiture de Keiko Fujimori un signal de consolidation pour la droite latino-américaine, incarné par la présence de Javier Milei à la cérémonie de Lima.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Keiko Fujimori, 51 ans, devient la première femme élue à la présidence du Pérou, avec moins de 50 000 voix d'avance sur Roberto Sánchez
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Javier Milei a assisté à l'investiture à Lima, un geste que Perfil interprète comme un renforcement de la droite latino-américaine
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Fujimori a annoncé que les forces armées assumeront temporairement, avec la police nationale, le contrôle des zones en état d'urgence contre le crime organisé et l'extorsion
ANALYSE
Buenos Aires, 28 juillet 2026. À Lima, la présence de Javier Milei aux côtés de Keiko Fujimori n'est pas passée inaperçue dans la presse argentine. Selon Perfil, le président argentin a assisté à une investiture qui « renforce la droite latino-américaine », scellant un rapprochement idéologique entre Buenos Aires et Lima après des années de tensions diplomatiques régionales. Le geste s'inscrit dans une série de déplacements par lesquels l'exécutif argentin cherche à consolider ses alliances conservatrices dans la région.
À 51 ans, Fujimori devient la première femme élue au suffrage universel à la présidence du Pérou, au terme d'une quatrième tentative marquée par trois défaites successives au second tour. Elle l'a emporté face au candidat de gauche Roberto Sánchez avec moins de 50 000 voix d'écart, l'un des scrutins les plus serrés de l'histoire récente du pays, rappelle Perfil. Le quotidien retrace son parcours, de son rôle de première dame à 19 ans, aux côtés de son père Alberto Fujimori, jusqu'à la reconquête du pouvoir par le fujimorisme, 26 ans après la chute du régime paternel.
La cérémonie, tenue au Congrès pour l'anniversaire de l'indépendance péruvienne, a réuni plusieurs chefs d'État de la région, selon Infobae, aux côtés d'une délégation du département d'État américain et du roi Felipe VI d'Espagne. Dans son premier discours, Fujimori a annoncé que les forces armées assumeront temporairement, avec la police nationale, le contrôle interne des zones en état d'urgence pour combattre le crime organisé et l'extorsion — une mesure citée par MercoPress : « Nous utiliserons tous les outils que la Constitution nous donne. »
Pour la presse argentine, cette offensive sécuritaire, couplée à la relance économique promise et à la préparation du phénomène El Niño, dessine les priorités d'un mandat de cinq ans hérité, selon les mots de Fujimori, d'un « État à la dérive ». Buenos Aires y lit surtout la confirmation d'un basculement régional : aux côtés de l'Équateur de Daniel Noboa et du Paraguay de Santiago Peña, également représentés à Lima, le Pérou rejoint un bloc de gouvernements conservateurs avec lesquels l'Argentine de Milei entend approfondir ses liens commerciaux et diplomatiques.
SOURCES (3)
- MercoPressMOYEN
- PerfilMOYEN
