
11 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Buenos Aires distingue deux Macron difficiles à raccorder : le médiateur énergétique qui négocie à New York et le chef d'État contesté par sa propre réforme policière à Paris.
2 sources
Bruxelles retient avant tout le volet pétrolier de la rencontre Macron-Trump à New York, plus que le calendrier diplomatique de l'Assemblée générale.
2 sources
Londres mesure la proposition de moratoire de Macron à l'aune de son effet immédiat sur les prix du carburant, plus que comme un simple geste diplomatique.
2 sources
Helsinki retient surtout le fil du prix du diesel dans la semaine new-yorkaise, entre l'appel de pression de Trump à Zelensky et la flambée des cours mondiaux du carburant.
3 sources
Paris pèse d'abord la rencontre new-yorkaise à l'aune de la pompe à essence : le dialogue avec Trump sur l'Ukraine et la mer Rouge est présenté comme un levier contre la flambée du gazole qui nourrit la grogne sociale et perturbe la campagne présidentielle.
6 sources
Vilnius pèse le moratoire évoqué par Macron à l'aune des garanties de sécurité que Zelensky pose comme condition avant toute négociation avec Poutine.
2 sources
Riga resserre son regard sur le seul tête-à-tête Zelensky-Trump du 22 septembre, laissant hors champ l'initiative française d'un moratoire sur les frappes énergétiques
2 sources
Bucarest relève une contradiction de calendrier : Donald Trump loue lundi les frappes qui ont mis « hors service » les raffineries russes de gasoil, à la veille même des discussions sur un moratoire énergétique à New York, tandis que Vladimir Poutine réserve sa présence à Pékin plutôt qu'à Washington.
2 sources
Stockholm décrypte l'aveu de Trump sur le diesel : le prix du carburant suédois tient autant à la guerre en Ukraine qu'à celle, moins avouée, contre l'Iran.
3 sources
Kyiv conditionne tout moratoire énergétique à une stricte réciprocité, refusant d'offrir à la Russie un simple répit sur ses raffineries en échange d'une pause sur ses propres infrastructures.
3 sources
Washington pose ses propres conditions avant le sommet des Nations unies : Trump exige déjà que Zelensky cesse de viser les raffineries russes, quand Macron plaide pour une pause négociée.
2 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
La rencontre entre Emmanuel Macron et Donald Trump a eu lieu lundi 21 septembre 2026 à la Trump Tower de New York, à la veille de leurs discours respectifs devant l'Assemblée générale des Nations unies prévus mardi 22 septembre 2026 ; Macron l'a qualifiée de « très constructive ».
Les frappes sur les raffineries et infrastructures énergétiques russes, et leur effet sur les prix du carburant (diesel notamment), constituent un fil commun à une large partie de la couverture de cette séquence diplomatique new-yorkaise.
Certaines rédactions présentent la rencontre Macron-Trump avant tout comme un enjeu de prix du carburant, quand d'autres la lisent comme une séquence de conditions diplomatiques et de garanties de sécurité entre Kyiv, Washington et Moscou.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Sur la question de savoir si un arrêt des frappes énergétiques doit être réciproque, une partie de la couverture reprend l'exigence de réciprocité formulée par Kyiv avant toute désescalade, tandis qu'une autre relaie la demande américaine d'un arrêt des frappes ukrainiennes sur les raffineries russes.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires distingue deux Macron difficiles à raccorder : le médiateur énergétique qui négocie à New York et le chef d'État contesté par sa propre réforme policière à Paris.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 22 septembre 2026. La presse argentine retient de la semaine new-yorkaise deux visages d'Emmanuel Macron, difficiles à raccorder : celui du médiateur énergétique et celui du chef d'État contesté chez lui. Dans une dépêche EFE publiée mardi 22 septembre 2026 et reprise par Infobae, le président français apparaît en pleine mobilisation diplomatique alors que Zelensky et lui se trouvent à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU. Reçu par Macron, le président ukrainien redoute « une nouvelle campagne de bombardements massifs russes » contre son système énergétique à l'approche de l'hiver. Macron lui a promis une aide en défense aérienne et en énergie, avec « la signature d'un contrat pour la fourniture de radars » et la livraison d'intercepteurs destinés à abattre les missiles russes. Sur X, il a écrit que la France « sera aux côtés de l'Ukraine pour affronter l'hiver », le G7 de l'Énergie devant se mobiliser pour Kiev.
L'article précise que Macron a évoqué avec Donald Trump ce soutien, ainsi qu'une possible trêve énergétique entre la Russie et l'Ukraine et un hypothétique arrêt des frappes en mer Noire — la même architecture que le moratoire annoncé côté français, mais vue depuis Kiev : une trêve qui protégerait d'abord le réseau énergétique ukrainien, en échange de livraisons militaires occidentales. Ce sera, a insisté Macron selon Infobae, « un enjeu clé des négociations » devant mener à une paix juste et durable.
La même semaine, Perfil consacre sa Ronda de Corresponsales à un tout autre Macron : celui de la réforme policière, adoptée par l'Assemblée nationale « comme à livre fermé, sans débat », selon le journaliste Juan Luis Francia. Il rappelle un précédent de 2017 qui a, dit-il, « multiplié les morts en France », et cite la députée Mathilde Panot : depuis 2005, 162 personnes sont mortes sous les coups de la police française. Le point le plus contesté, souligne Francia, est la présomption de légitimité accordée aux policiers en cas de tir mortel.
Pour la presse argentine, ces deux récits se juxtaposent sans se répondre : le Macron qui négocie les termes d'un cessez-le-feu énergétique à New York n'est jamais confronté, dans la même colonne, à celui dont la légitimité intérieure est publiquement questionnée par sa propre opposition.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles retient avant tout le volet pétrolier de la rencontre Macron-Trump à New York, plus que le calendrier diplomatique de l'Assemblée générale.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 22 septembre 2026. La presse belge retient d'abord le volet pétrolier de l'entretien tenu lundi à New York entre Emmanuel Macron et Donald Trump, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Selon La Libre, le président français a proposé « plusieurs initiatives » pour tenter d'enrayer l'envolée des prix du pétrole, dont une résolution au Conseil de sécurité visant à garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite 20 % du commerce mondial d'hydrocarbures. Une source diplomatique a précisé que Paris veut « travailler avec les Américains et ses partenaires » sur ce texte, sans qu'un accord global soit nécessaire pour « faire passer davantage de porte-conteneurs et de tankers ».
Le même entretien a porté sur la protection d'infrastructures pétrolières saoudiennes visées par les rebelles Houthis : la France se dit prête à une « sécurisation », dans une approche qu'elle qualifie elle-même de « strictement défensive ». Pour la diplomatie belge, attentive au dossier énergétique depuis la flambée des prix du gaz de 2022, ce luxe de précautions verbales - « strictement défensive », « sans accord global » - signale la prudence de Paris à ne pas apparaître comme partie prenante d'une escalade au Moyen-Orient.
Sur le volet ukrainien, VRT NWS rapporte un entretien « très constructif » entre Macron et Trump, et un échange distinct, qualifié de « diepgaand » (approfondi), entre Macron et Volodymyr Zelensky. Le président français y a promis que la France restera aux côtés de l'Ukraine cet hiver et s'est engagé à renforcer la défense antiaérienne ukrainienne - radars et intercepteurs - pour contrer les frappes russes sur les infrastructures énergétiques. Zelensky, arrivé à New York, doit rencontrer Trump mardi après-midi, a précisé à l'AFP une source proche du dossier, alors que Washington affiche la relance de ses efforts de médiation dans une guerre qui dure depuis 2022.
ANGLE DOMINANT
Londres mesure la proposition de moratoire de Macron à l'aune de son effet immédiat sur les prix du carburant, plus que comme un simple geste diplomatique.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, mardi 22 septembre 2026. La presse britannique aborde la rencontre entre Emmanuel Macron et Donald Trump moins comme un exercice diplomatique que comme un signal sur les prix du carburant. Selon The Independent, Volodymyr Zelensky est arrivé à New York avec son épouse Olena Zelenska pour l'Assemblée générale de l'ONU, où l'Ukraine veut obtenir un gel des frappes sur le secteur énergétique et un nouvel accord sur les drones. Zelensky doit rencontrer Trump mardi pour discuter d'une trêve limitée protégeant chauffage et électricité avant l'hiver. Macron, arrivé lui aussi à New York, a rencontré Zelensky lundi soir et insisté sur l'urgence d'arrêter les frappes sur les infrastructures énergétiques, alors que des millions de familles ukrainiennes risquent de se retrouver sans chauffage ni électricité.
Le fil conducteur retenu par Londres reste cependant le pétrole. Trump a averti que la Russie avait « malheureusement perdu le contrôle » de son industrie pétrolière, exhortant Kiev à cesser ses frappes à longue portée sur les raffineries. « Un grand nombre de leurs raffineries diesel ont été détruites et sont, au moins temporairement, hors service », a-t-il écrit sur Truth Social. Un haut responsable de la Maison-Blanche a indiqué, selon le Financial Times cité par The Independent, que Trump craint que ces frappes n'aggravent une pénurie mondiale de diesel et ne fassent grimper les prix.
ANGLE DOMINANT
Helsinki retient surtout le fil du prix du diesel dans la semaine new-yorkaise, entre l'appel de pression de Trump à Zelensky et la flambée des cours mondiaux du carburant.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, mardi 22 septembre 2026. La presse finlandaise aborde l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU sous l'angle du prix du carburant plutôt que sous celui du protocole diplomatique. Trois titres, Iltalehti, MTV Uutiset et YLE Uutiset, convergent vers un même mécanisme : les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes ont fait grimper le prix mondial du diesel, et ce sont ces cours qui poussent désormais Donald Trump à intervenir directement.
Selon le Financial Times, cité par MTV Uutiset, Trump a appelé Volodymyr Zelensky dimanche pour le presser d'arrêter les frappes contre les raffineries russes. Un haut responsable ukrainien présent lors de l'appel résume le message en trois mots : « diesel, diesel, diesel ». La Maison Blanche n'a pas commenté ces informations. Zelensky confirme un échange « important » sur la sécurité énergétique, sans confirmer une pression pour cesser les attaques. Les deux dirigeants doivent se rencontrer cette semaine à New York.
Iltalehti relève que Trump a lui-même exposé le problème sur Truth Social : la Russie aurait « totalement perdu le contrôle » de son industrie du diesel à cause des drones ukrainiens, dans une guerre qu'il qualifie de « ridicule et sans fin », rappelant que 25 000 personnes, en majorité des soldats, meurent chaque mois. Le prix moyen du diesel aux États-Unis a franchi les 6 dollars le gallon le 11 septembre, et dépasse désormais 6,5 dollars selon l'AAA, un sujet politiquement sensible pour Trump et le camp républicain.
ANGLE DOMINANT
Paris pèse d'abord la rencontre new-yorkaise à l'aune de la pompe à essence : le dialogue avec Trump sur l'Ukraine et la mer Rouge est présenté comme un levier contre la flambée du gazole qui nourrit la grogne sociale et perturbe la campagne présidentielle.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 22 septembre 2026. Emmanuel Macron a traversé Manhattan à pied lundi 21 septembre pour rejoindre Donald Trump à la Trump Tower, où les deux dirigeants ont échangé environ une demi-heure en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. « On a eu une très bonne discussion. Elle a été très constructive », a assuré le président français devant des journalistes, évoquant un entretien portant sur la guerre en Ukraine, la situation en mer Rouge et la flambée des prix du pétrole. La presse française lit surtout cette rencontre à l'aune d'une urgence intérieure : les prix à la pompe.
Dimanche 20 septembre, le gazole avoisinait 2,41 euros en moyenne, contre 2,18 euros pour le SP95-E10 et 2,28 euros pour le SP98, des niveaux qui alimentent une grogne sociale déjà marquée par des blocages de dépôts pétroliers menés par des pêcheurs en Méditerranée. Le gouvernement redoute la résurgence d'un mouvement du type Gilets jaunes, en pleine campagne présidentielle. Sébastien Lecornu a tenu lundi deux réunions ministérielles, l'une sur les approvisionnements en pétrole et en gaz, l'autre sur l'accompagnement des Français face à l'envolée des prix.
C'est dans ce contexte que Macron a écrit le 18 septembre à Ursula von der Leyen pour réclamer un assouplissement des règles européennes afin de produire « rapidement 20 % de carburant en plus », selon une lettre consultée par BFMTV. Il y évoque une contraction de l'offre mondiale de pétrole, des stocks en baisse de « plus de 500 millions de barils » et le « ciblage d'infrastructures énergétiques russes et du Moyen-Orient ».
ANGLE DOMINANT
Vilnius pèse le moratoire évoqué par Macron à l'aune des garanties de sécurité que Zelensky pose comme condition avant toute négociation avec Poutine.
POINTS CLES
ANALYSE
Vilnius, 22 septembre 2026. À la veille du sommet des Nations unies, la rencontre entre Emmanuel Macron et Donald Trump à la Trump Tower de New York retient l'attention lituanienne moins pour son décor diplomatique que pour ce que le moratoire évoqué laisserait ouvert. Selon Reuters, cité par 15min, Macron a qualifié l'entretien de « très bon » et « très constructif », affirmant que les deux dirigeants ont discuté d'une initiative visant à instaurer un moratoire sur les frappes contre les installations énergétiques, côté ukrainien comme côté russe. Il a précisé vouloir porter le sujet auprès de Zelensky le jour même et espérer des avancées lors du sommet onusien.
Mais la presse lituanienne place ce moratoire à côté d'un autre fait du week-end : la première utilisation par l'Ukraine du missile balistique « Pelican » (FP-7), annoncée dimanche par Zelensky sur Telegram, contre une raffinerie et un site logistique de la région de Moscou. Les autorités russes ont confirmé des dégâts à la raffinerie de Kapotnia et deux morts près de Sofyino ; Zelensky a évoqué « des milliards de dollars qui alimentent la machine de guerre » russe. Le contraste est net : Paris cherche à figer les frappes sur l'énergie au moment où Kyiv vient d'élargir sa portée de frappe.
ANGLE DOMINANT
Riga resserre son regard sur le seul tête-à-tête Zelensky-Trump du 22 septembre, laissant hors champ l'initiative française d'un moratoire sur les frappes énergétiques
POINTS CLES
ANALYSE
Riga, 22 septembre 2026. Pour la presse lettone, l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations unies se résume avant tout à un empilement de rendez-vous bilatéraux à New York, dont celui, très attendu, entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump. Les portails Jauns et TVNET, reprenant tous deux la même dépêche de l'agence ukrainienne Ukrainska Pravda, rapportent que le président ukrainien doit rencontrer son homologue américain ce mardi 22 septembre, après être arrivé aux États-Unis lundi soir. Selon cette source, l'accord de principe sur cette rencontre a été scellé dès dimanche 20 septembre, lors d'un entretien téléphonique entre les deux dirigeants.
Le traitement letton, sobre et dépourvu de commentaire, ne mentionne ni la rencontre de la veille entre Emmanuel Macron et Donald Trump à la Trump Tower, ni la proposition française d'un moratoire sur les frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes et russes. L'accent est mis sur le calendrier logistique : qui arrive quand, qui voit qui, dans quel ordre. Cette lecture reflète une focale distinctement transatlantique de la crise : pour Riga, membre de l'OTAN directement exposé à la frontière russe, ce qui compte d'abord, c'est de savoir si Washington maintient son engagement direct auprès de Kiev, plus que les initiatives diplomatiques venues d'Europe occidentale.
En resserrant l'attention sur ce seul tête-à-tête, la presse lettone place implicitement le sort de l'Ukraine dans la relation bilatérale Kiev-Washington, laissant dans l'ombre le rôle que Paris tente de jouer comme intermédiaire entre les Européens et l'administration Trump. Aucun détail n'est donné sur le contenu attendu des échanges de mardi, ni sur la position que Zelensky pourrait défendre à propos d'un éventuel arrêt des frappes énergétiques. Le format même de la dépêche, brève et sans analyse, suggère une couverture de service : les deux titres lettons se contentent de relayer l'information ukrainienne, sans chercher à la recouper localement ni à la mettre en perspective avec les enjeux régionaux baltes, pourtant directement concernés par l'issue de la guerre.
ANGLE DOMINANT
Bucarest relève une contradiction de calendrier : Donald Trump loue lundi les frappes qui ont mis « hors service » les raffineries russes de gasoil, à la veille même des discussions sur un moratoire énergétique à New York, tandis que Vladimir Poutine réserve sa présence à Pékin plutôt qu'à Washington.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, 22 septembre 2026. À la veille de l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU, la presse roumaine retient d'abord un message de Donald Trump publié lundi sur les réseaux sociaux : « Malheureusement, la Russie a perdu le contrôle de son industrie du gasoil à cause de la guerre avec l'Ukraine. Un grand nombre de leurs raffineries de gasoil ont été détruites et sont, au moins temporairement, hors service. » Le président américain ajoute que « cette guerre ridicule et sans fin avec l'Ukraine doit cesser » - une déclaration publiée la veille de sa rencontre prévue avec Volodimir Zelensky en marge de l'Assemblée générale.
Le parcours de Zelensky vers New York retient aussi l'attention de Digi24 et Mediafax : le président ukrainien a fait une escale technique à l'aéroport de Shannon, en Irlande, pour un ravitaillement, et y a croisé brièvement le directeur de la CIA, John Ratcliffe, qui rentrait lui-même d'un entretien avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Une source a décrit l'échange comme « informel » ; ni la teneur ni la durée exacte n'ont été précisées.
ANGLE DOMINANT
Stockholm décrypte l'aveu de Trump sur le diesel : le prix du carburant suédois tient autant à la guerre en Ukraine qu'à celle, moins avouée, contre l'Iran.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, 22 septembre 2026. La presse suédoise retient d'abord un aveu inhabituel de Donald Trump. Sur Truth Social, lundi, le président américain a écrit que « la Russie a malheureusement perdu le contrôle de son industrie du diesel à cause de sa guerre contre l'Ukraine », ajoutant qu'un grand nombre de raffineries russes ont été visées par des frappes et sont, au moins temporairement, hors service. Pour Aftonbladet et Svenska Dagbladet, qui reprennent la même dépêche, l'intérêt de la formule tient à ce qu'elle occulte : Trump évite de relier la flambée des prix du carburant à la guerre qu'il a lui-même engagée contre l'Iran aux côtés d'Israël, guerre qui a bloqué une partie du transport de pétrole et de gaz dans le détroit d'Ormuz. Or c'est bien ce blocage, autant que les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes, qui pèse sur les pompes suédoises.
Selon le Financial Times, cité par les titres suédois, Trump a demandé dimanche à Volodymyr Zelensky, par téléphone, de cesser les attaques contre les raffineries russes, une requête déjà formulée publiquement quelques semaines plus tôt. Zelensky a répondu sur X qu'un « dialogue » se poursuit avec Washington, posant une condition : que le secteur énergétique, les infrastructures critiques et les exportations alimentaires de l'Ukraine cessent d'être des cibles russes, ce qui entraînerait « une désescalade correspondante » côté ukrainien. « Des solutions sont possibles », a-t-il ajouté, précisant que la question sera discutée avec les alliés de Kiev à l'Assemblée générale de l'ONU cette semaine.
ANGLE DOMINANT
Kyiv conditionne tout moratoire énergétique à une stricte réciprocité, refusant d'offrir à la Russie un simple répit sur ses raffineries en échange d'une pause sur ses propres infrastructures.
POINTS CLES
ANALYSE
Kyiv, 22 septembre 2026. À la veille de son propre discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, la diplomatie ukrainienne pose ses conditions au moratoire énergétique évoqué à New York entre Emmanuel Macron et Donald Trump.
Lundi 21 septembre, le président français a rencontré Donald Trump à la Trump Tower avant de retrouver Volodymyr Zelensky le soir même à la résidence du représentant permanent de la France à l'ONU. Selon Macron, l'échange avec Washington a porté en priorité sur les intercepteurs de missiles, qu'il a qualifiés de « point clé du point de vue défensif », avant d'aborder des pistes pour un moratoire mutuel sur les frappes visant les infrastructures énergétiques ukrainiennes et russes. Sur X, il a écrit vouloir « unir nos forces pour obtenir un moratoire sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et civiles en Ukraine ».
Côté ukrainien, l'adhésion reste conditionnelle. Zelensky répète que la Russie doit d'abord cesser de viser le secteur énergétique, les infrastructures critiques et les exportations alimentaires ukrainiennes avant que Kyiv n'engage des mesures correspondantes. « Des solutions sont possibles », a-t-il écrit, tout en avertissant que l'accord doit rester fiable et durable, et non un simple répit accordé aux raffineries pétrolières russes. Cette prudence suit les informations d'Axios selon lesquelles Trump aurait demandé à Kyiv d'arrêter ses propres frappes contre les raffineries russes, alors que le président américain affirme sur Truth Social que Moscou a « perdu le contrôle » de son industrie de raffinage.
ANGLE DOMINANT
Washington pose ses propres conditions avant le sommet des Nations unies : Trump exige déjà que Zelensky cesse de viser les raffineries russes, quand Macron plaide pour une pause négociée.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, mardi 22 septembre 2026. À la veille de l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations unies, la presse américaine ne retient pas d'abord l'initiative diplomatique française mais une tension déjà ancienne entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky sur la conduite de la guerre. Selon Bloomberg, la relation ukrainienne avec les États-Unis a connu de nouvelles tensions ces derniers jours, Trump demandant à Zelenskyy de cesser de viser les raffineries pétrolières en Russie. Cette exigence américaine, antérieure et distincte de la proposition de moratoire portée par Emmanuel Macron, éclaire d'un jour différent le sommet new-yorkais : quand Paris cherche à faire cesser les frappes des deux côtés du front, Washington semble surtout vouloir contenir celles de Kiev, sans engagement réciproque affiché sur les infrastructures russes visant l'Ukraine.
Donald Trump doit rencontrer Volodymyr Zelensky mardi, jour même où le président ukrainien est arrivé à New York pour l'Assemblée générale. La rencontre survient après un contact logistique révélateur : selon The Hill, le directeur de la CIA John Ratcliffe et Zelensky se sont brièvement croisés lundi à l'aéroport de Shannon, en Irlande, le temps que leurs avions respectifs soient ravitaillés en carburant sur la route des États-Unis. Une source proche de la rencontre, non identifiée, a confirmé l'échange sans en détailler le contenu ni préciser si le dossier des frappes énergétiques y a été abordé.
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Avant même la rencontre Macron-Trump du 21 septembre, Washington réclamait en privé l'arrêt des frappes ukrainiennes sur les raffineries russes. La veille, dimanche 20 septembre, l'Ukraine avait de son côté frappé pour la première fois la région moscovite avec un missile balistique « Pelican ». Ce climat de pressions croisées entoure les discussions ouvertes à New York.
Aucun accord formel sur le moratoire énergétique n'a été annoncé ; Kyiv pose la réciprocité des frappes russes comme condition préalable.
Selon Bloomberg, la relation entre Washington et Kyiv a connu de nouvelles tensions ces derniers jours : Donald Trump demande à Volodymyr Zelensky de cesser de viser les raffineries pétrolières russes, une exigence antérieure et distincte de la proposition de moratoire portée par Emmanuel Macron. Selon le Financial Times, cité par la presse finlandaise et suédoise, Trump a appelé Zelensky par téléphone dimanche 20 septembre pour le presser d'arrêter ces frappes.
« diesel, diesel, diesel »
Un haut responsable ukrainien présent lors de cet appel a résumé le message américain en trois mots, selon le Financial Times.
Sur Truth Social lundi 21 septembre, Trump a écrit que la Russie avait « perdu le contrôle » de son industrie du diesel, qu'un grand nombre de ses raffineries étaient « au moins temporairement, hors service », et a qualifié la guerre en Ukraine de « ridicule et sans fin ». Selon Iltalehti, il y évoque aussi un bilan de 25 000 morts par mois, en majorité des soldats.
L'échange furtif entre le directeur de la CIA John Ratcliffe et Zelensky à l'aéroport de Shannon prend un relief particulier : selon le New York Times, cité par la presse roumaine, Ratcliffe s'était rendu sans annonce à Moscou moins d'un mois plus tôt pour rencontrer de hauts responsables russes et les exhorter à conclure un accord avant que leur position ne se dégrade. Il revenait par ailleurs d'un entretien avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi ; Trump avait qualifié le déplacement à Moscou de « plutôt de routine ».
Le week-end précédant les rencontres new-yorkaises, l'Ukraine a franchi une étape : selon Volodymyr Zelensky, sur Telegram dimanche 20 septembre, ses forces ont utilisé pour la première fois le missile balistique « Pelican » (FP-7), contre une raffinerie et un site logistique de la région de Moscou.
« des milliards de dollars qui alimentent la machine de guerre »
Les autorités russes ont confirmé des dégâts à la raffinerie de Kapotnia et deux morts près de Sofyino.
Interrogé par CBC News, Zelensky a par ailleurs précisé les conditions d'une éventuelle rencontre avec Vladimir Poutine : elle ne serait envisageable, selon lui, que si elle a « une portée pratique ». Il continue de voir en Poutine un adversaire dont l'objectif resterait d'occuper l'Ukraine si elle n'est pas assez forte ou dépourvue de garanties de sécurité.
Côté russe, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a évoqué l'espoir d'une nouvelle rencontre trilatérale avec les États-Unis. Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a de son côté affirmé Moscou prête à une nouvelle étape de négociation, sans lever ses exigences.
En France, la hausse des prix à la pompe nourrit une inquiétude distincte du dossier diplomatique : selon L'Obs, l'exécutif redoute la résurgence d'un mouvement social comparable aux Gilets jaunes, en pleine campagne présidentielle, sur fond de blocages de dépôts pétroliers menés par des pêcheurs en Méditerranée. Sébastien Lecornu a tenu lundi 21 septembre deux réunions ministérielles, l'une sur les approvisionnements en pétrole et en gaz, l'autre sur l'accompagnement des Français face à la hausse des prix.
« ne pas oublier de demander poliment »
L'opposition raille l'argument gouvernemental selon lequel la flambée des prix « tient à une guerre lointaine » plutôt qu'à un choix fiscal ; un ancien ministre macroniste a tourné cette ligne en dérision, visant le candidat Jordan Bardella, selon la presse française.
En Suède, Aftonbladet et Svenska Dagbladet relèvent une omission inverse : Donald Trump relie la flambée des prix du carburant à la guerre en Ukraine, sans mentionner sa propre guerre contre l'Iran, menée aux côtés d'Israël, qui a bloqué une partie du transport pétrolier dans le détroit d'Ormuz.
En Belgique, La Libre rapporte que Macron a aussi proposé à Trump une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la liberté de navigation dans ce détroit, ainsi qu'une « sécurisation strictement défensive » d'infrastructures pétrolières saoudiennes visées par les rebelles houthis, un volet distinct du moratoire énergétique ukraino-russe.
Signe de la distance entre Moscou et Washington, la trajectoire diplomatique de Vladimir Poutine intrigue la presse roumaine : selon Bloomberg, cité par Mediafax, le président russe se rendrait en personne au sommet de l'APEC à Shenzhen, en Chine, les 18 et 19 novembre, une première depuis 2017.
Sa présence au G20 organisé par Washington en Floride en décembre est jugée « très peu probable » par Bloomberg. Poutine et Xi Jinping auraient évoqué la possibilité d'une rencontre à trois avec Trump en marge du sommet de l'APEC.
En marge de la même semaine onusienne, la Finlande a aussi ses propres rendez-vous : le président Alexander Stubb doit s'exprimer mardi 22 septembre à la tribune, aux côtés de la ministre des Affaires étrangères Elina Valtonen et du ministre du Commerce extérieur Ville Tavio, sur l'Ukraine, le Moyen-Orient et l'intelligence artificielle.
Selon YLE Uutiset, la semaine de haut niveau à l'ONU doit aussi trancher la succession au poste de secrétaire général des Nations unies, dont le mandat débute en janvier.
Trump exige de Kyiv l'arrêt des frappes sur les raffineries russes, antérieurement à la proposition française.
Zelensky pose la réciprocité : la Russie doit d'abord cesser de viser le secteur énergétique ukrainien.
Le directeur de la CIA John Ratcliffe a croisé Zelensky à l'aéroport de Shannon (Irlande) lundi.
Macron a écrit le 18 septembre à von der Leyen pour produire 20 % de carburant en plus.
La couverture belge, construite sur des dépêches AFP relayées par La Libre et sur le fil en direct de VRT, ne mentionne ni le contenu attendu du discours de Trump devant l'Assemblée ni la position espagnole sur la réception présidentielle. Elle assemble une série d'annonces françaises - Ormuz, Houthis, moratoire énergétique, aide antiaérienne - sans les hiérarchiser, révélant un agenda diplomatique dense où le sort du pétrole et celui du front énergétique ukrainien restent traités comme deux facettes d'un même dossier.
Le Daily Mail va plus loin et relie directement la flambée des prix à la propre guerre de Trump contre l'Iran : le diesel américain a atteint un record de 6,51 dollars lundi, contre environ 3,76 dollars avant la guerre, selon l'AAA. Le journal rappelle que les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran ont fermé de fait le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième de l'approvisionnement pétrolier mondial. Selon un responsable ukrainien cité par le Financial Times, le message de Trump lors d'un appel avec Zelensky tenait en un mot répété : « diesel, diesel... diesel ». Un second responsable précise que Washington veut voir le pétrole russe revenir sur le marché mondial pour faire baisser les prix.
Pour la presse britannique, la pression sur les prix du carburant, à quelques semaines des élections de mi-mandat américaines, pèse dans le calcul de Trump autant que la diplomatie ukrainienne portée par Macron.
YLE Uutiset rapporte les propos de Macron après sa rencontre avec Trump lundi à New York, jugée « très constructive », consacrée à l'Ukraine et à la mer Rouge, un dossier relié lui aussi aux prix mondiaux. YLE souligne que le président finlandais Alexander Stubb doit prendre la parole mardi à la tribune, aux côtés de la ministre des Affaires étrangères Elina Valtonen et du ministre du Commerce extérieur Ville Tavio, sur l'Ukraine, le Moyen-Orient et l'intelligence artificielle. La semaine de haut niveau doit aussi trancher la succession au poste de secrétaire général de l'ONU, dont le mandat débute en janvier.
Malgré les annonces répétées d'une trêve énergétique, les frappes se poursuivent : l'Ukraine a de nouveau visé une raffinerie de la région moscovite ce week-end.
À New York, Macron a plaidé pour « mieux sécuriser » les sites pétroliers en mer Rouge et pour rouvrir le détroit d'Ormuz, par lequel transite 20 % du commerce mondial d'hydrocarbures, en travaillant à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Sur l'Ukraine, il a insisté sur la nécessité d'« aider encore plus vite et plus fort nos amis ukrainiens en termes de [missiles] intercepteurs ».
L'exécutif martèle que la hausse des prix « tient à une guerre lointaine », plutôt qu'à un choix fiscal, un argument déjà raillé par l'opposition : « ne pas oublier de demander poliment » à Trump d'arrêter la guerre, a ironisé un ancien ministre macroniste visant Jordan Bardella.
L'autre pièce que Vilnius retient, c'est la condition que pose Zelensky. Interrogé par CBC News, relayé par RBC-Ukraina, il a dit pouvoir envisager une rencontre avec Poutine seulement si elle a « une portée pratique », rappelant qu'il voit toujours en lui un ennemi dont l'objectif reste d'occuper l'Ukraine si elle n'est pas assez forte ou dépourvue de garanties de sécurité. Côté russe, Peskov évoque l'espoir d'une nouvelle rencontre trilatérale avec les États-Unis, et Lavrov affirme Moscou prête à une nouvelle étape de négociation, sans lever ses exigences.
Enfin, 15min relie la pression américaine à un motif économique assumé par Trump lui-même : les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes, dit-il, aggravent la pénurie mondiale de diesel et la hausse des prix des carburants, un argument qu'il aurait déjà fait valoir par téléphone à Zelensky avant leur rencontre prévue mardi 22 septembre à New York. Vilnius y lit un moratoire à deux vitesses : suspendu côté ukrainien sous pression américaine, sans contrepartie symétrique clairement énoncée côté russe.
Cette rencontre survient moins d'un mois après un déplacement non annoncé de Ratcliffe à Moscou, où il a rencontré de hauts responsables du renseignement russe. Selon Reuters, les échanges ont porté en partie sur l'Ukraine ; le New York Times a rapporté que Ratcliffe y a exhorté les responsables russes à conclure un accord avant que leur position ne se dégrade davantage. Trump avait minimisé ce déplacement, le qualifiant de « plutôt de routine ».
En parallèle, la trajectoire diplomatique de Vladimir Poutine intrigue Mediafax : le chef du Kremlin se rendrait en personne au sommet de l'APEC à Shenzhen, en Chine, du 18 au 19 novembre - une première depuis 2017 - tandis que sa présence au G20 organisé par Washington en Floride, en décembre, est jugée « très peu probable » par Bloomberg. Poutine et Xi Jinping auraient évoqué la possibilité d'une rencontre à trois avec Trump en marge de l'APEC.
Pour la presse roumaine, ce faisceau d'indices - raffineries russes visées, navette de renseignement discrète, agenda de Poutine tourné vers Pékin plutôt que vers Washington - compose la toile de fond sur laquelle s'ouvrent les discussions new-yorkaises, sans que l'initiative européenne d'un moratoire sur les frappes énergétiques y trouve, pour l'instant, un écho direct dans les titres roumains.
Expressen note de son côté que Trump semble avoir pris acte de l'ampleur des attaques ukrainiennes contre l'industrie pétrolière russe, allant jusqu'à juger que Poutine a « perdu le contrôle ». Zelensky doit rencontrer Trump mardi après-midi, heure de New York, selon une source de l'AFP citée par Aftonbladet.
Dans ce paysage, le tête-à-tête Macron-Trump de lundi, à New York, occupe une place secondaire dans les titres suédois : Macron a jugé la discussion « très bonne » et « très constructive », évoquant la mer Rouge et la guerre en Ukraine, mais sans que la presse suédoise détaille la proposition française de moratoire sur les frappes énergétiques. L'angle retenu reste celui du prix à la pompe, plus proche du portefeuille suédois que de la diplomatie parisienne.
La semaine s'annonce dense pour la diplomatie ukrainienne : Zelensky, arrivé à New York avec son épouse Olena Zelenska, doit rencontrer Trump mardi 22 septembre, avant de s'exprimer devant l'Assemblée générale mercredi 23, avec une vingtaine de rendez-vous prévus. En marge du déplacement, Zelensky a aussi croisé le directeur de la CIA John Ratcliffe à l'aéroport de Shannon, en Irlande, quelques semaines après la visite discrète de ce dernier à Moscou. Kyiv rappelle enfin que les discussions n'ont rien suspendu sur le terrain : Zelensky a évoqué une frappe qu'il a qualifiée de « délibérée » sur Zaporijjia et une frappe de drone meurtrière à Lozova, dans la région de Kharkiv.
Le pool américain ne mentionne à ce stade ni la rencontre Macron-Trump à la Trump Tower, ni l'initiative de moratoire sur les infrastructures énergétiques évoquée côté français. L'angle retenu à Washington reste celui du rapport de force bilatéral avec Kiev : la demande présidentielle de cesser les frappes sur les raffineries russes, formulée avant même le sommet, place Zelensky en position de devoir arbitrer entre pression américaine et soutien européen. Pour l'exécutif ukrainien, l'enjeu de mardi est donc double : obtenir de Trump un geste sur l'aide et la médiation, tout en défendant sa propre stratégie énergétique contre la Russie, alors même que Paris tente de faire de ce dossier un levier de coopération transatlantique plutôt qu'un point de friction supplémentaire. La séquence d'escales et de rencontres informelles, de Shannon à New York, dessine en creux un agenda américain qui précède et déborde le cadre proposé par la diplomatie française.