ANGLE DOMINANT
Vilnius pèse le moratoire évoqué par Macron à l'aune des garanties de sécurité que Zelensky pose comme condition avant toute négociation avec Poutine.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Macron a qualifié l'entretien avec Trump de « très bon » et « très constructif », évoquant un moratoire sur les frappes contre les installations énergétiques ukrainiennes et russes
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Zelensky a annoncé dimanche la première utilisation du missile balistique « Pelican » (FP-7) contre une raffinerie et un site logistique de la région de Moscou, faisant deux morts selon les autorités russes
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Interrogé par CBC News, Zelensky dit pouvoir envisager une rencontre avec Poutine seulement si elle a « une portée pratique », le qualifiant d'ennemi cherchant à occuper l'Ukraine sans garanties de sécurité
ANALYSE
Vilnius, 22 septembre 2026. À la veille du sommet des Nations unies, la rencontre entre Emmanuel Macron et Donald Trump à la Trump Tower de New York retient l'attention lituanienne moins pour son décor diplomatique que pour ce que le moratoire évoqué laisserait ouvert. Selon Reuters, cité par 15min, Macron a qualifié l'entretien de « très bon » et « très constructif », affirmant que les deux dirigeants ont discuté d'une initiative visant à instaurer un moratoire sur les frappes contre les installations énergétiques, côté ukrainien comme côté russe. Il a précisé vouloir porter le sujet auprès de Zelensky le jour même et espérer des avancées lors du sommet onusien.
Mais la presse lituanienne place ce moratoire à côté d'un autre fait du week-end : la première utilisation par l'Ukraine du missile balistique « Pelican » (FP-7), annoncée dimanche par Zelensky sur Telegram, contre une raffinerie et un site logistique de la région de Moscou. Les autorités russes ont confirmé des dégâts à la raffinerie de Kapotnia et deux morts près de Sofyino ; Zelensky a évoqué « des milliards de dollars qui alimentent la machine de guerre » russe. Le contraste est net : Paris cherche à figer les frappes sur l'énergie au moment où Kyiv vient d'élargir sa portée de frappe.
L'autre pièce que Vilnius retient, c'est la condition que pose Zelensky. Interrogé par CBC News, relayé par RBC-Ukraina, il a dit pouvoir envisager une rencontre avec Poutine seulement si elle a « une portée pratique », rappelant qu'il voit toujours en lui un ennemi dont l'objectif reste d'occuper l'Ukraine si elle n'est pas assez forte ou dépourvue de garanties de sécurité. Côté russe, Peskov évoque l'espoir d'une nouvelle rencontre trilatérale avec les États-Unis, et Lavrov affirme Moscou prête à une nouvelle étape de négociation, sans lever ses exigences.
Enfin, 15min relie la pression américaine à un motif économique assumé par Trump lui-même : les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes, dit-il, aggravent la pénurie mondiale de diesel et la hausse des prix des carburants, un argument qu'il aurait déjà fait valoir par téléphone à Zelensky avant leur rencontre prévue mardi 22 septembre à New York. Vilnius y lit un moratoire à deux vitesses : suspendu côté ukrainien sous pression américaine, sans contrepartie symétrique clairement énoncée côté russe.
SOURCES (2)
- 15minMOYEN
- Verslo ziniosMOYEN
