ANGLE DOMINANT
Paris pèse d'abord la rencontre new-yorkaise à l'aune de la pompe à essence : le dialogue avec Trump sur l'Ukraine et la mer Rouge est présenté comme un levier contre la flambée du gazole qui nourrit la grogne sociale et perturbe la campagne présidentielle.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'entretien Macron-Trump à la Trump Tower a duré environ une demi-heure lundi 21 septembre et a porté sur l'Ukraine, la mer Rouge et le prix du pétrole, jugé « très constructif » par Macron.
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Le gazole atteignait 2,41 euros en moyenne dimanche 20 septembre, contre 2,18 euros pour le SP95-E10 et 2,28 euros pour le SP98, selon L'Obs.
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Macron a écrit le 18 septembre à Ursula von der Leyen pour demander un assouplissement des règles européennes permettant de produire 20 % de carburant en plus, selon une lettre consultée par BFMTV.
ANALYSE
Paris, 22 septembre 2026. Emmanuel Macron a traversé Manhattan à pied lundi 21 septembre pour rejoindre Donald Trump à la Trump Tower, où les deux dirigeants ont échangé environ une demi-heure en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. « On a eu une très bonne discussion. Elle a été très constructive », a assuré le président français devant des journalistes, évoquant un entretien portant sur la guerre en Ukraine, la situation en mer Rouge et la flambée des prix du pétrole. La presse française lit surtout cette rencontre à l'aune d'une urgence intérieure : les prix à la pompe.
Dimanche 20 septembre, le gazole avoisinait 2,41 euros en moyenne, contre 2,18 euros pour le SP95-E10 et 2,28 euros pour le SP98, des niveaux qui alimentent une grogne sociale déjà marquée par des blocages de dépôts pétroliers menés par des pêcheurs en Méditerranée. Le gouvernement redoute la résurgence d'un mouvement du type Gilets jaunes, en pleine campagne présidentielle. Sébastien Lecornu a tenu lundi deux réunions ministérielles, l'une sur les approvisionnements en pétrole et en gaz, l'autre sur l'accompagnement des Français face à l'envolée des prix.
C'est dans ce contexte que Macron a écrit le 18 septembre à Ursula von der Leyen pour réclamer un assouplissement des règles européennes afin de produire « rapidement 20 % de carburant en plus », selon une lettre consultée par BFMTV. Il y évoque une contraction de l'offre mondiale de pétrole, des stocks en baisse de « plus de 500 millions de barils » et le « ciblage d'infrastructures énergétiques russes et du Moyen-Orient ».
À New York, Macron a plaidé pour « mieux sécuriser » les sites pétroliers en mer Rouge et pour rouvrir le détroit d'Ormuz, par lequel transite 20 % du commerce mondial d'hydrocarbures, en travaillant à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Sur l'Ukraine, il a insisté sur la nécessité d'« aider encore plus vite et plus fort nos amis ukrainiens en termes de [missiles] intercepteurs ».
L'exécutif martèle que la hausse des prix « tient à une guerre lointaine », plutôt qu'à un choix fiscal, un argument déjà raillé par l'opposition : « ne pas oublier de demander poliment » à Trump d'arrêter la guerre, a ironisé un ancien ministre macroniste visant Jordan Bardella.
SOURCES (6)
- 20 MinutesMOYEN
- HuffPost FranceMOYEN
- L'ObsMOYEN
- BFM BusinessMOYEN
