ANGLE DOMINANT
Londres mesure la proposition de moratoire de Macron à l'aune de son effet immédiat sur les prix du carburant, plus que comme un simple geste diplomatique.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le diesel américain a atteint un record de 6,51 dollars lundi, contre environ 3,76 dollars avant la guerre, selon l'AAA (Daily Mail).
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Trump a écrit sur Truth Social qu'un grand nombre de raffineries diesel russes « ont été détruites et sont, au moins temporairement, hors service », après avoir averti que la Russie avait « perdu le contrôle » de son industrie pétrolière.
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Zelensky doit rencontrer Trump mardi pour discuter d'une trêve limitée protégeant chauffage et électricité avant l'hiver, après avoir rencontré Macron lundi soir sur ce même sujet.
ANALYSE
Londres, mardi 22 septembre 2026. La presse britannique aborde la rencontre entre Emmanuel Macron et Donald Trump moins comme un exercice diplomatique que comme un signal sur les prix du carburant. Selon The Independent, Volodymyr Zelensky est arrivé à New York avec son épouse Olena Zelenska pour l'Assemblée générale de l'ONU, où l'Ukraine veut obtenir un gel des frappes sur le secteur énergétique et un nouvel accord sur les drones. Zelensky doit rencontrer Trump mardi pour discuter d'une trêve limitée protégeant chauffage et électricité avant l'hiver. Macron, arrivé lui aussi à New York, a rencontré Zelensky lundi soir et insisté sur l'urgence d'arrêter les frappes sur les infrastructures énergétiques, alors que des millions de familles ukrainiennes risquent de se retrouver sans chauffage ni électricité.
Le fil conducteur retenu par Londres reste cependant le pétrole. Trump a averti que la Russie avait « malheureusement perdu le contrôle » de son industrie pétrolière, exhortant Kiev à cesser ses frappes à longue portée sur les raffineries. « Un grand nombre de leurs raffineries diesel ont été détruites et sont, au moins temporairement, hors service », a-t-il écrit sur Truth Social. Un haut responsable de la Maison-Blanche a indiqué, selon le Financial Times cité par The Independent, que Trump craint que ces frappes n'aggravent une pénurie mondiale de diesel et ne fassent grimper les prix.
Le Daily Mail va plus loin et relie directement la flambée des prix à la propre guerre de Trump contre l'Iran : le diesel américain a atteint un record de 6,51 dollars lundi, contre environ 3,76 dollars avant la guerre, selon l'AAA. Le journal rappelle que les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran ont fermé de fait le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième de l'approvisionnement pétrolier mondial. Selon un responsable ukrainien cité par le Financial Times, le message de Trump lors d'un appel avec Zelensky tenait en un mot répété : « diesel, diesel... diesel ». Un second responsable précise que Washington veut voir le pétrole russe revenir sur le marché mondial pour faire baisser les prix.
Pour la presse britannique, la pression sur les prix du carburant, à quelques semaines des élections de mi-mandat américaines, pèse dans le calcul de Trump autant que la diplomatie ukrainienne portée par Macron.
