ANGLE DOMINANT
Dhaka retient du sauvetage de deux ouvriers, tirés vivants d'un tunnel népalais neuf jours après la crue, la preuve qu'un bilan encore mouvant laisse subsister une part d'espoir.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Sanjay Sah, 30 ans, et Kabir Maharjan, 45 ans, ont été sortis vivants vendredi du tunnel de la centrale Upper Trishuli 3A, neuf jours après le glissement du 26 août.
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Le décompte de jeudi midi de l'autorité népalaise de gestion des risques (NDRRMA) fait état de 1 252 morts et d'au moins 4 216 disparus, dont près de 900 ouvriers du secteur hydroélectrique.
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Un groupe WhatsApp de plus de 500 ingénieurs coordonne les secours en partageant plans de centrales et identités de disparus, notamment à Rasuwagadhi (46 personnes possiblement piégées) et Chilime (huit).
ANALYSE
Dhaka, 4 septembre 2026. Neuf jours après le glissement de glace, de roche et de boue qui a dévasté la vallée de la Trishuli le 26 août, la presse bangladaise retient un signal rare dans un bilan qui ne cesse de s'alourdir : deux ouvriers ont été extraits vivants d'un tunnel de la centrale hydroélectrique Upper Trishuli 3A. Sanjay Sah, 30 ans, contremaître mécanicien, et Kabir Maharjan, 45 ans, superviseur mécanicien, ont été sortis vendredi l'un après l'autre, sous les acclamations des sauveteurs. Maharjan ne peut plus bouger ni les mains ni les jambes ; les blessures de Sah ne sont pas jugées critiques. Les deux hommes ont été transférés vers un hôpital de Katmandou. « J'ai entendu dans les informations qu'on avait retrouvé mon frère. Toute la famille est très heureuse », a raconté Amir Maharjan, son frère, cité par TBS.
Le sauvetage doit beaucoup à un groupe WhatsApp de plus de 500 ingénieurs, formé avant la catastrophe et devenu, selon les récits recueillis, aussi précieux que les hélicoptères ou les engins lourds : plans de centrales, coordonnées de disparus relayées aux opérateurs télécoms. À Rasuwagadhi, les secours ont progressé sur 250 mètres avant de buter sur un blocage ; 46 personnes pourraient encore s'y trouver. À Chilime, huit autres seraient piégées. Au total, près de 900 ouvriers du secteur hydroélectrique restaient portés disparus après l'effondrement de six centrales, dont trois en construction — un choc qui a aussi privé le Népal de 10 % de sa capacité de production électrique.
Les chiffres globaux, eux, continuent de bouger d'un bulletin à l'autre : 1 252 morts et 4 216 disparus selon le décompte de jeudi midi de l'autorité népalaise de gestion des risques, contre 1 250 morts et plus de 5 000 disparus cités vendredi par l'AFP — deux relevés à quelques heures d'écart, signe d'un bilan encore incertain. Rasuwa, épicentre du désastre, comptait à elle seule 127 morts. L'expert australien Arnold Dix, en route vers le Népal, a résumé l'état d'esprit des équipes : « après une semaine de 24 heures sur 24 de chagrin, nous pourrions bien être de retour au pays des miracles ». Les recherches se poursuivent à Trishuli 3A et sur les autres sites, sans qu'aucune source ne parle de fin d'opération.
SOURCES (2)
- TBS Top NewsMOYEN
- The Daily Star WorldMOYEN
