ANGLE DOMINANT
Pékin pèse le drame à l'aune de ses propres ressortissants, quand deux ouvriers sont sortis vivants d'un tunnel après neuf jours dans la crue du Bhote Koshi.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Sanjay Shah, 30 ans, et Kabir Maharjan, 45 ans, ont été sortis vivants d'un tunnel neuf jours après la crue du 26 août, selon le ministre de l'Intérieur népalais Sudan Gurung (South China Morning Post).
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Mercredi 2 septembre, la Chine avait confirmé 21 morts et 541 disparus parmi ses propres ressortissants, un bilan distinct de celui avancé par le Népal.
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Le 31 août, le Népal faisait état de 903 corps récupérés et de plus de 4 200 personnes toujours non localisées, pour plus de 10 000 secourus dont 323 étrangers (CGTN).
ANALYSE
Pékin, 4 septembre 2026. Deux ouvriers d'un chantier hydroélectrique népalais, portés disparus depuis la crue du Bhote Koshi le 26 août, ont été sortis vivants d'un tunnel neuf jours plus tard. Sanjay Shah, 30 ans, contremaître mécanicien, et Kabir Maharjan, 45 ans, superviseur mécanicien, ont été identifiés par le ministre de l'Intérieur népalais Sudan Gurung. « Je suis si heureux, mon cœur est plus léger », a réagi Amir Maharjan, frère du second rescapé, selon le South China Morning Post. Les deux hommes comptent parmi les centaines d'ouvriers du secteur hydroélectrique toujours portés disparus depuis le passage d'un mur de boue et de débris fin août.
Pour la presse chinoise, ce sauvetage résonne d'abord à travers le sort de ses propres ressortissants. À Hong Kong, Y.B. Gurung, 64 ans, cherche toujours son cousin Raju Gurung, guide touristique de 40 ans qui menait un pèlerinage de 42 personnes vers le Tibet au moment de la catastrophe. Il l'a eu au téléphone le 26 août à 8 heures, peu avant qu'un effondrement glaciaire ne déclenche la crue à la frontière himalayenne entre Népal et Tibet. « Je ne dors plus. Je prie chaque jour qu'il ait été secouru », confie-t-il, alors que sa famille sollicite l'ambassade de Chine. Mercredi 2 septembre, la Chine avait confirmé 21 morts et 541 disparus parmi ses ressortissants — un bilan distinct de celui, plus large, avancé par Katmandou.
Le Népal, lui, distingue les corps effectivement retrouvés du nombre total encore estimé disparu. Le 31 août, le porte-parole du ministère népalais des Affaires étrangères, Lok Bahadur Poudel Chhetri, faisait état de 903 corps récupérés et de plus de 4 200 personnes toujours non localisées, pour plus de 10 000 secourus dont 323 étrangers. Environ 590 ressortissants de 39 pays restaient introuvables à cette date. Chhetri a salué le soutien de la Chine, de l'Inde, du Japon et des États-Unis, tout en annonçant qu'une évaluation des besoins post-catastrophe précédera les demandes d'aide internationale pour la reconstruction, notamment des infrastructures hydroélectriques endommagées.
Le sauvetage des deux ouvriers, salué comme un signe d'espoir, ne clôt pas les opérations : les autorités népalaises poursuivent leurs recherches alors que les chiffres, corps retrouvés et disparus estimés, continuent d'être révisés jour après jour.
