ANGLE DOMINANT
Paris retient, au cœur d'un bilan qui continue de s'alourdir, la rare bonne nouvelle des deux ouvriers sauvés neuf jours après la crue du Népal, sans la confondre avec la fin des recherches.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Deux ouvriers, Sanjay Shah et Kabir Maharjan, ont été extraits vivants vendredi 4 septembre du tunnel de Trishuli-3, neuf jours après la crue du 26 août, selon les ministres de l'Énergie et de l'Intérieur népalais.
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Le bilan diffusé jeudi 3 septembre faisait état de 1 259 morts et 5 083 disparus au Népal, auxquels s'ajoutent 21 morts et 541 disparus côté tibétain, portant le total à 1 280 morts et 5 624 disparus.
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Plusieurs centaines d'ouvriers hydroélectriques restaient portés disparus vendredi (plus de 600 selon Le Monde, plus de 900 selon BFMTV la veille), un chiffre qui évolue vite selon la date du bulletin cité.
ANALYSE
Paris, 4 septembre 2026. Après huit jours de recherches où l'espoir s'amenuisait, la presse française retient vendredi une rare éclaircie dans le désastre népalais : deux ouvriers, Sanjay Shah et Kabir Maharjan, ont été extraits vivants du tunnel de Trishuli-3, sur un chantier hydroélectrique du nord du pays, neuf jours après la crue dévastatrice du Bhote Koshi survenue le 26 août. « Nous avons été informés qu'une personne vient juste d'être extraite saine et sauve du tunnel de Trishuli-3 », a annoncé le ministre de l'Énergie, Biraj Bhakta Shrestha, suivi peu après par son homologue de l'Intérieur, Sudan Gurung, confirmant le sauvetage d'un second homme. Le Monde évoque « un miracle au milieu de la désolation », tandis que l'Australien Arnold Dix, spécialiste des secours en tunnel, avait rapporté peu avant l'annonce officielle qu'un contact avait été établi avec l'intérieur : « Ils pensent qu'ils ont reçu une faible réponse qui disait 'hunchha', c'est-à-dire 'oui' ». Le frère de l'un des rescapés, Amir Maharjan, a confié à l'AFP : « Je suis si heureux, mon cœur est maintenant beaucoup plus léger. »
Les rédactions françaises prennent soin de replacer ce sauvetage dans un bilan qui continue de s'alourdir. Jeudi 3 septembre, les autorités népalaises faisaient état de 1 259 morts et 5 083 disparus, un chiffre en forte hausse en vingt-quatre heures ; côté tibétain, la Chine recensait 21 morts et 541 disparus, portant le total à 1 280 morts et 5 624 disparus. Mais dans les tunnels eux-mêmes, où plusieurs centaines d'ouvriers hydroélectriques restaient piégés — plus de 900 selon BFMTV jeudi, plus de 600 encore selon Le Monde vendredi —, les équipes n'avaient jusque-là retrouvé « qu'une poignée de corps », rappelle BFMTV, une distinction que peu d'articles détaillent explicitement entre les corps effectivement exhumés des galeries et le bilan national global.
Aucun des articles ne présente ce double sauvetage comme le signal d'un arrêt des opérations : les recherches se poursuivent, avec le renfort d'experts indiens, chinois et sud-coréens, dans plusieurs tunnels ensevelis de la région. Le Premier ministre népalais, Balendra Shah, a par ailleurs attribué la catastrophe au réchauffement climatique devant le Parlement, évoquant un « avertissement sérieux » pour l'Himalaya.
SOURCES (7)
- 20 MinutesMOYEN
- France 24 ENMOYEN
- Sud OuestMOYEN
- HuffPost FranceMOYEN
- BFMTV InternationalMOYEN
