ANGLE DOMINANT
New Delhi retient de ce sauvetage la voix de son propre officier engagé sur place, et le sort encore incertain des ouvriers indiens portés disparus dans les tunnels du Népal.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Deux ouvriers ont été extraits vivants du tunnel de Trishuli 3A neuf jours après la crue, selon le porte-parole militaire Raja Ram Basnet et le député Shri Ram Neupane.
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Le colonel indien Parikshit Mehra, impliqué dans l'opération de secours, a expliqué à CNN que les personnes bloquées commencent à halluciner après 48 heures, tout en soulignant : « Il y a eu des miracles. »
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Parmi les quelque 900 ouvriers portés disparus sur douze chantiers hydroélectriques, les autorités recensent des travailleurs chinois, sud-coréens et indiens.
ANALYSE
New Delhi, 4 septembre 2026. Neuf jours après la crue qui a dévasté la vallée de la Trishuli, deux ouvriers ont été extraits vivants d'un tunnel du chantier hydroélectrique de Trishuli 3A, vendredi 4 septembre. Le porte-parole militaire Raja Ram Basnet a confirmé le premier sauvetage ; le député Shri Ram Neupane, celui d'un second ouvrier, tiré du même tunnel de plus de quatre kilomètres. Le chef de la police de Nuwakot, Bipin Regmi, affirme que des voix ont depuis été entendues dans la galerie, relançant l'espoir pour les 42 ouvriers encore non localisés sur ce site.
Pour l'Inde, cette percée porte la signature d'un de ses propres officiers. Le colonel Parikshit Mehra, de l'armée indienne, engagé dans l'opération de secours à Trishuli 3A, a expliqué à CNN que les 48 premières heures sont déterminantes : privées de repères dans l'obscurité, les personnes bloquées se désorientent en une journée environ et commencent à avoir des hallucinations passé ce délai. Neuf jours après la catastrophe, Mehra a pourtant nuancé le pessimisme ambiant : « Il y a eu des miracles. »
L'opération mobilise aussi une chaîne d'expertise informelle : un groupe WhatsApp réunissant plus de 500 ingénieurs, mis en place avant la crue, transmet en temps réel plans de centrales et repères des réseaux souterrains aux équipes sur le terrain, jusqu'aux sites de Chilime et de Rasuwagadhi où respectivement huit et 46 personnes pourraient encore être piégées.
Le bilan humain continue d'évoluer selon la source consultée. La police népalaise recense 1 282 morts vendredi, en additionnant les corps retrouvés district par district — 359 à Chitwan, 218 à Nawalparasi Est, 185 à Nuwakot, 140 à Rasuwa notamment — pour plus de 4 700 disparus recherchés. L'agence népalaise de gestion des catastrophes, citée séparément, avance un bilan différent, autour de 1 259 morts et plus de 5 000 disparus. Environ 900 ouvriers restent portés disparus sur douze chantiers hydroélectriques, parmi lesquels des ressortissants chinois, sud-coréens et indiens, tandis que quelque 600 enfants demeurent introuvables à Rasuwa et Nuwakot.
SOURCES (2)
- Times of IndiaMOYEN
