ANGLE DOMINANT
Katmandou mesure l'écart entre deux survivants extraits vivants du tunnel de Trishuli-3A et les dizaines de familles qui, neuf jours après la crue, continuent de chercher un nom sur les murs des hôpitaux de la capitale.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Sanjay Sah (contremaître, 30 ans) et Kabir Maharjan (superviseur, 45 ans) ont été extraits vivants du tunnel de Trishuli-3A vendredi, dix jours après la crue du 26 août.
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La Nepal Electricity Authority estime à 42 le nombre d'employés encore piégés dans le tunnel menant à la centrale ; Sah évoque de son côté jusqu'à 40 à 45 personnes.
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La police annonçait le 3 septembre 1 282 corps retrouvés et 5 083 disparus, quand un autre bulletin évoque environ 900 disparus pour les seules six centrales hydroélectriques touchées.
ANALYSE
Katmandou, vendredi 4 septembre 2026. Deux hommes sortent d'un tunnel scellé depuis neuf jours par la crue de la Bhote Koshi : Sanjay Sah, 30 ans, contremaître mécanicien, et Kabir Maharjan, 45 ans, superviseur mécanicien, tous deux employés du chantier hydroélectrique de Trishuli-3A, à Rasuwa. Une équipe conjointe de l'armée népalaise et de la force de police armée les a extraits vendredi matin, après avoir entendu des voix depuis l'intérieur du tunnel la veille. « N'ayez pas peur, nous venons vous secourir », ont crié les secouristes ; la réponse, un simple « d'accord », a suffi à relancer l'opération.
Selon Sah, resté dix jours à réciter le Mahamantra dans l'obscurité, jusqu'à 40 à 45 personnes se trouveraient encore piégées dans la centrale — contre 4 ou 5 en temps normal, le chantier étant en révision complète au moment de la crue. La Nepal Electricity Authority avance pour sa part le chiffre de 42 employés et ingénieurs toujours bloqués dans le tunnel menant à la centrale. Sah affirme que « tout le monde à l'intérieur va bien » ; mais son propre état, dit « normal » par plusieurs sources, contraste avec celui de Maharjan, qualifié ailleurs de « critique » — signe que les bulletins eux-mêmes divergent d'heure en heure.
À Katmandou, l'hôpital universitaire de Maharajgunj est devenu le point de ralliement des familles : elles y défilent chaque jour, photo à la main, entre cet établissement, l'hôpital militaire de Chhauni et le centre de traumatologie. L'épouse de Maharjan, Hira Shobha, parle d'une « seconde vie » : « Nous ne pouvions ni manger ni dormir. Nous croyions qu'il reviendrait. »
En coulisses, un groupe WhatsApp de plus de 500 ingénieurs fournit plans et conseils techniques aux secouristes, notamment sur le site de Chilime, où personne n'a encore été retrouvé vivant. La crue du 26 août a détruit environ 10 % de la capacité de production électrique du pays.
Les décomptes publics restent instables : la police annonçait mercredi 1 282 corps retrouvés et 5 083 disparus, quand une agence évoque encore « environ 900 » personnes portées disparues rien que pour les six centrales touchées — deux chiffres qui ne recouvrent ni la même base, ni la même date.
SOURCES (6)
- The Kathmandu PostMOYEN
- Online KhabarMOYEN
- KhabarhubMOYEN
- The Rising NepalMOYEN
- RatopatiMOYEN
- Nepal NewsMOYEN
