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En juin 2026, une commission d'enquête indépendante mandatée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a publié un rapport de cent pages concluant qu'Israël a commis un génocide à Gaza, en visant délibérément des enfants palestiniens. Le document a été présenté lors de la 62e session du Conseil, à Genève. La commission s'exprime au nom de cet organe, et non de l'ONU dans son ensemble — une distinction de portée institutionnelle soulignée par plusieurs acteurs.
Sur les faits chiffrés, un large consensus existe : environ 30 % des victimes du conflit entre octobre 2023 et octobre 2025 étaient des enfants, soit plus de 20 000 morts selon les données reprises par la commission. Le rapport établit aussi que des violations se sont poursuivies après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en octobre 2025, avec plus d'un millier de morts supplémentaires recensés depuis.
Le sujet compte parce qu'une qualification de génocide par un organe onusien franchit un seuil symbolique et juridique, même si cette commission dispose de compétences plus limitées que la Cour internationale de justice ou le Conseil de sécurité. Plusieurs États s'en saisissent pour réclamer des comptes devant les juridictions internationales, dont la Cour pénale internationale.
Le cœur du désaccord porte sur la portée et la fiabilité du rapport. Israël le rejette comme une propagande diffamatoire, conteste la méthodologie et les données de mortalité, et rappelle le contexte des attaques du 7 octobre 2023 ainsi que l'argument des pertes côté combattants. D'autres acteurs présentent la qualification comme établie, tandis que certains États occidentaux relaient les conclusions tout en insistant sur la portée institutionnelle limitée de l'organe. La position des États-Unis, déterminante pour toute suite à l'ONU, reste un point d'incertitude majeur.
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