
27 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Brasília dissocie le score revendiqué par Russie unie de la validité d'un scrutin sans opposition réelle, tenu le jour où l'Ukraine frappe Moscou de plus de mille drones.
3 sources
Moscou revendique une double victoire, celle de Russie unie aux urnes et celle de sa défense antiaérienne, présentée comme la preuve que l'attaque ukrainienne visant à « perturber » le scrutin a échoué.
6 sources
Stockholm mesure une attaque qui éclipse l'urne : la presse suédoise détaille l'ampleur du raid ukrainien sur Moscou, ses raffineries en feu et ses morts, plus que la victoire annoncée du parti de Vladimir Poutine.
5 sources
Ankara retient d'abord l'ampleur inédite de l'attaque de drones ukrainienne sur Moscou, survenue le jour même du scrutin législatif russe, davantage que la victoire annoncée de Russie unie.
2 sources
Kyiv revendique la frappe la plus lourde jamais portée à l'industrie pétrolière russe, missile balistique Pelican compris, le jour même où le pouvoir russe organise un scrutin sans opposition réelle.
3 sources
Buenos Aires dissèque un scrutin sans réelle opposition, tenu au moment même où Kyiv frappait Moscou par drones
2 sources
Canberra retient surtout la crainte d'escalade que la victoire électorale de Vladimir Poutine libérerait, plus que le résultat du scrutin lui-même.
6 sources
Dhaka retient surtout le choc pétrolier : la frappe ukrainienne sur la raffinerie de Moscou, doublée d'un vote sans opposition réelle, ravive la crainte d'une flambée des prix du carburant qui dépasse déjà les frontières russes.
2 sources
Bruxelles retient l'absence de suspense du scrutin russe plus que son issue, à quelques heures de la plus grande attaque de drones ukrainiens jamais recensée.
2 sources
Ottawa questionne la légitimité d'un scrutin où l'essentiel des candidats anti-guerre a été écarté du bulletin, pendant que Kyiv frappait Moscou de plus de 1 000 drones le jour même du vote.
2 sources
Santiago mesure l'ampleur inédite de l'attaque ukrainienne de drones contre Moscou, survenue le jour même où le parti de Vladimir Poutine s'assure la victoire aux législatives russes.
2 sources
Bogotá décrypte un scrutin sans surprise : Russie unie l'emporte avec plus de 57 % des voix, alors que la seule formation antiguerre, Yabloko, avait été écartée de la course par la Cour suprême quelques semaines plus tôt.
2 sources
Berlin dénonce une « Scheinwahl » sans opposition réelle, où les 57,5 % obtenus par Russie unie servent surtout à confirmer le cap de guerre de Vladimir Poutine, l'attaque de drones ukrainienne sur Moscou n'ayant fait, selon la presse allemande, que souligner l'absence de tout choix démocratique.
3 sources
Tallinn juge le scrutin russe illégitime : le ministre des Affaires étrangères Margus Tsahkna parle d'une « performance politique » orchestrée par Vladimir Poutine, pendant que des Russes votent dans son ambassade au moment même de la plus grande attaque de drones sur Moscou.
4 sources
Helsinki décortique un scrutin verrouillé d'avance, où la victoire annoncée de Russie unie coïncide avec la plus grande attaque de drones ukrainienne et où une note diplomatique russe visant à interdire les manifestations devant son ambassade est ignorée par la police finlandaise.
5 sources
Paris décrypte un scrutin sans suspense où la vague de drones ukrainiens sur Moscou compte davantage que le score de Russie unie
6 sources
Budapest dissèque un scrutin russe sans opposition réelle, totalement éclipsé le dernier jour du vote par la plus grande attaque de drones ukrainienne jamais lancée sur Moscou.
4 sources
Israël mesure la victoire électorale de Russie unie à l'aune de l'escalade promise par Vladimir Poutine, entre mobilisation accrue, menace sur l'OTAN et recul de l'influence russe en Syrie face aux États-Unis.
2 sources
New Delhi soupèse la frappe sur la raffinerie moscovite moins comme un fait de guerre que comme un facteur de risque de plus pour ses propres achats de brut russe, sous la menace américaine d'un tarif de 100 %.
2 sources
Rome décrypte la victoire de Russie unie comme un scrutin sans opposition réelle, entaché de plus de mille cyberattaques et éclipsé par la plus grande attaque de drones ukrainiens jamais lancée sur Moscou.
3 sources
Séoul mesure dans cette frappe de drones sans précédent une démonstration de puissance offensive qui redessine le rapport de force autour du scrutin russe, davantage qu'un débat sur la légitimité du vote.
2 sources
Lima retient d'abord un scrutin sans opposition réelle, entaché d'irrégularités sur le vote électronique, tenu le jour même de la plus vaste attaque de drones ukrainiens jamais recensée contre la Russie.
2 sources
Islamabad retient surtout le coût énergétique de l'attaque de drones sur Moscou — raffinerie touchée, pénuries de carburant — plus que le résultat sans surprise du scrutin russe.
4 sources
Lisbonne retient d'abord l'accusation d'hostilité que l'ambassade russe adresse aux autorités portugaises, cantonnant le vote de ses ressortissants à un unique bureau, avant de suivre le scrutin qui donne Rússia Unida vainqueur et l'attaque de drones ukrainiens sur Moscou.
3 sources
Londres dénonce un scrutin verrouillé, où l'attaque de drones sur Moscou compte moins que l'absence totale d'opposition réelle sur les bulletins.
3 sources
Washington distingue une guerre qui s'intensifie d'une élection qu'il refuse de valider : soutien militaire renforcé à Kyiv d'un côté, dénonciation d'un scrutin russe sans opposition et tenu jusque dans les territoires annexés de l'autre.
6 sources
Pretoria décrypte le scrutin russe comme une démonstration de force sans opposition réelle, brouillée par la plus grande attaque de drones ukrainiens jamais lancée sur Moscou.
3 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Le parti Russie unie, qui soutient Vladimir Poutine, est donné vainqueur des élections législatives russes, avec un score situé aux alentours de 57 % selon les résultats partiels communiqués par la Commission électorale centrale, contre environ 49,4 % selon l'exit-poll initial de l'institut d'État VCIOM.
Le dernier jour du scrutin, l'Ukraine a mené ce que les autorités russes qualifient de plus grande attaque de drones jamais menée contre son territoire, avec plus de 1 600 drones interceptés selon le maire de Moscou Sergueï Sobianine, dont environ 450 visant la capitale.
Une partie de la couverture reprend la formule des autorités russes selon laquelle l'attaque visait à perturber le scrutin et n'y est pas parvenue, tandis que la couverture ukrainienne et une partie de la presse alliée présentent la frappe comme ayant atteint des infrastructures pétrolières et logistiques soutenant l'effort de guerre russe.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
La couverture russe met en avant une participation en hausse et un résultat conforme aux scrutins précédents, tandis que plusieurs autres pays soulignent l'exclusion du seul parti frontalement opposé à la guerre, Iabloko, et l'absence d'observateurs indépendants comme signes d'un vote sans réelle compétition.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Brasília dissocie le score revendiqué par Russie unie de la validité d'un scrutin sans opposition réelle, tenu le jour où l'Ukraine frappe Moscou de plus de mille drones.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 21 septembre 2026. La couverture brésilienne du week-end électoral russe sépare deux plans qu'elle refuse de confondre : les chiffres du scrutin, et sa validité. Le parti Russie unie de Vladimir Poutine arrive en tête des élections législatives avec 57,5 % des voix selon la Commission électorale centrale, sur environ 14 % des bulletins dépouillés dimanche, rapportent Folha et G1. Le sondage sortie des urnes du centre d'études d'État VTsIOM crédite le parti de 49,4 %, devant le Parti communiste (14,2 %) et le LDPR (10,7 %). La participation dépassait 56 % selon la même commission, après avoir franchi 50 % en début d'après-midi à Moscou, précise l'agence Interfax citée par G1.
Les médias brésiliens rappellent que ce scrutin, le premier pour la Douma d'État depuis le déclenchement de la guerre en 2022, se tient dans un climat de fortes restrictions à l'opposition : la plupart des candidats hostiles à la guerre ont été écartés, le parti pacifiste Yabloko exclu de la course, et les partis en lice — communistes, LDPR, Russie juste, Gente Nova — soutiennent tous le conflit. G1 note que « des critiques du Kremlin affirment que le système politique russe ne permet pas de dissidence significative ». L'ancien président Dmitri Medvedev, chef de Russie unie, a salué une « performance admirable » et appelé à « mettre en pratique les décisions du président », selon l'agence RIA.
Le même jour, l'Ukraine a mené ce que le maire de Moscou Sergueï Sobianine a décrit comme la plus grande attaque de drones jamais lancée contre la capitale russe, « clairement planifiée pour perturber les élections » — « l'ennemi n'y est pas parvenu », a-t-il ajouté. Le ministère russe de la Défense affirme avoir abattu 1 110 drones sur l'ensemble du territoire, dont au-dessus de la Crimée annexée. Une raffinerie pétrolière de Moscou a pris feu ; le gouverneur régional Andreï Vorobiov fait état de deux morts — un homme de 74 ans et une femme de 44 ans — et de vingt blessés. Un membre d'une commission électorale a aussi été tué dans la région occupée de Kherson. Les aéroports Cheremetievo et Vnukovo ont restreint leur trafic, selon la BBC citée par G1. Volodymyr Zelensky revendique l'usage de missiles ukrainiens Flamingo et Pelican contre « l'appareil de guerre » russe.
ANGLE DOMINANT
Moscou revendique une double victoire, celle de Russie unie aux urnes et celle de sa défense antiaérienne, présentée comme la preuve que l'attaque ukrainienne visant à « perturber » le scrutin a échoué.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 21 septembre 2026. Le scrutin législatif s'est achevé dimanche soir sur une double annonce que les autorités présentent comme un succès conjoint : celui des urnes et celui de la défense antiaérienne. Selon la Commission électorale centrale (CEC), Russie unie recueille 57,19 % des voix après dépouillement de 36,87 % des procès-verbaux, score porté à 57,87 % lundi matin après 87,91 % des bulletins comptés, selon Sputnik. Le KPRF suit avec 13,85 %, le LDPR avec 9,16 %, Nouvelles Gens avec 8,01 %. La participation atteint 56,66 %, un niveau que la CEC présente comme supérieur à celui de 1993 (54,7 %), 2003 (55,75 %), 2016 (47,88 %) et 2021 (51,72 %).
Ce scrutin de trois jours, le premier depuis le début de « l'opération militaire spéciale » en Ukraine, s'est déroulé sous une attaque de drones que le maire de Moscou Sergueï Sobianine qualifie de « la plus massive » jamais lancée contre la capitale : plus de 1 600 appareils interceptés depuis samedi, dont 450 « sur l'approche de Moscou ». « Cette attaque sans précédent a manifestement été planifiée pour perturber les élections. L'adversaire a échoué », a-t-il affirmé. Le ministère de la Défense évoque 1 951 drones et huit missiles de croisière Flamingo détruits. Des drones ont atteint la raffinerie de Moscou à Kapotnia, qui a traité 11,6 millions de tonnes de pétrole en 2024, et un immeuble d'habitation a été touché. En région de Moscou, deux personnes sont mortes, à Sofyino et Orekhovo-Zouïevo, selon le gouverneur Andreï Vorobiov, et 400 habitants d'un immeuble de Ramenskoïe, dont 70 enfants, ont été évacués. Le Comité d'enquête a ouvert une affaire de terrorisme sur la base de l'article 205 du Code pénal.
ANGLE DOMINANT
Stockholm mesure une attaque qui éclipse l'urne : la presse suédoise détaille l'ampleur du raid ukrainien sur Moscou, ses raffineries en feu et ses morts, plus que la victoire annoncée du parti de Vladimir Poutine.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, 21 septembre 2026. La presse suédoise ouvre son édition du lundi sur les flammes de la raffinerie de Kapotnya plutôt que sur l'urne. Selon le maire de Moscou Sergueï Sobianine, cité par Dagens Nyheter et Aftonbladet, l'Ukraine a lancé depuis samedi 1 600 drones sur le territoire russe, dont 450 visant la seule capitale ; 249 auraient été abattus entre 3h et 5h du matin dans 17 arrondissements. Sobianine y voit une tentative de « perturber » le dernier jour du scrutin législatif russe, achevé dimanche, et Sveriges Radio qualifie l'épisode de plus grande attaque de drones et de missiles jamais dirigée contre Moscou depuis l'invasion à grande échelle.
Les correspondants de Sveriges Radio, dont Fredrik Wadström, décrivent des colonnes de fumée visibles dans plusieurs quartiers et une frappe ciblant « surtout les centrales électriques, les installations de chauffage et les raffineries ». La raffinerie de Kapotnya, dans le sud-est de Moscou, aurait une capacité de onze millions de tonnes de brut par an selon Kyiv Independent, cité par Svenska Dagbladet ; elle assure 40 % du carburant de la région moscovite et se trouve à 560 kilomètres de la frontière ukrainienne. Dagens Nyheter rappelle que les frappes répétées contre les raffineries russes ont déjà réduit la capacité de raffinage du pays, provoquant pénuries de carburant, prix élevés et files d'attente dans plusieurs régions du pays.
ANGLE DOMINANT
Ankara retient d'abord l'ampleur inédite de l'attaque de drones ukrainienne sur Moscou, survenue le jour même du scrutin législatif russe, davantage que la victoire annoncée de Russie unie.
POINTS CLES
ANALYSE
Ankara, 21 septembre 2026. Les médias turcs consacrent l'essentiel de leur couverture à l'attaque de drones ukrainiens sur Moscou, survenue dimanche, dernier jour du scrutin législatif russe. Selon Daily Sabah, au moins deux personnes ont été tuées à Moscou et deux autres dans la partie de la région de Kherson tenue par la Russie, dont un responsable électoral. Une installation de la raffinerie pétrolière de Moscou, déjà visée par le passé, a de nouveau été endommagée.
Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, cité par Cumhuriyet, évoque « la plus grande attaque de drones ennemis jamais repoussée » et affirme que « plus de 1 600 drones ont été abattus depuis hier dans toutes les régions, dont 450 approchant de Moscou ». Il ajoute : « Cette attaque sans précédent a manifestement été planifiée pour perturber les élections. L'ennemi n'y est pas parvenu. »
Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiev, cité par le même quotidien, précise que les défenses antiaériennes ont détruit ou neutralisé 249 drones dans 17 districts entre 3 et 5 heures du matin, heure locale. Dans le district de Ramenskoïe, un drone a provoqué un incendie sur le toit d'un immeuble de 21 étages, entraînant l'évacuation de 400 personnes, dont 70 enfants. Dans le district de Sofyino, un drone a percuté un immeuble de trois étages : une femme de 44 ans est morte, cinq personnes ont été blessées, dont deux enfants.
ANGLE DOMINANT
Kyiv revendique la frappe la plus lourde jamais portée à l'industrie pétrolière russe, missile balistique Pelican compris, le jour même où le pouvoir russe organise un scrutin sans opposition réelle.
POINTS CLES
ANALYSE
Kyiv, 21 septembre 2026. Dans la nuit du 19 au 20 septembre, les forces ukrainiennes ont mené ce que le président Volodymyr Zelensky présente comme leur frappe la plus lourde contre l'appareil pétrolier russe depuis le début de la guerre. Sur les réseaux sociaux, il énumère l'arsenal engagé : FP-1, RZ-100, MICH-2000, Palianytsia, Vendetta, Liutyi, Bars, Flamingo, Sichnevyi et, cité publiquement, le missile balistique Pelican. « Nos réponses à longue portée ont eu un effet très net dans la région de Moscou cette nuit », écrit-il, ajoutant que les installations visées « représentent des milliards de dollars qui alimentent la machine de guerre » russe.
L'état-major ukrainien précise avoir touché la raffinerie Gazprom Neft de Moscou, district de Kapotnya, à environ 15 kilomètres du Kremlin — trois unités endommagées, dont la distillation primaire AVT-6, provoquant un vaste incendie. L'usine, d'une capacité proche de 12 millions de tonnes par an, fournirait 40 % du carburant de Moscou et 70 % de la demande régionale en essence et kérosène. Des drones Alpha du SBU auraient parcouru plus de 500 kilomètres pour percer la défense antiaérienne russe. Zelensky remercie le SBU, les forces de systèmes sans pilote, les forces d'opérations spéciales, la HUR et le SZRU pour cette opération conjointe, et appelle Moscou à « choisir la paix » plutôt que de renforcer ses défenses antiaériennes aux dépens d'autres régions.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires dissèque un scrutin sans réelle opposition, tenu au moment même où Kyiv frappait Moscou par drones
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 21 septembre 2026. La presse argentine restitue un double événement russe : la victoire annoncée de Russie unie aux législatives et la plus vaste attaque de drones ukrainiens jamais lancée contre Moscou, survenue le dernier jour du scrutin. La Nación titre sur des « élections sans surprise », relevant que l'opposition « n'a pratiquement pas participé » au vote. Selon la Commission électorale centrale citée par Infobae, avec plus de 90 % des bulletins dépouillés, Russie unie obtient 57,86 % des voix par listes de partis, ce qui lui assurerait environ 130 sièges sur les 225 attribués à la proportionnelle et la tête dans 208 des 225 circonscriptions uninominales, de quoi dépasser largement les 301 sièges nécessaires à une majorité constitutionnelle sur les 450 que compte la Douma.
Infobae rappelle que cette majorité avait permis en 2020 de réformer la Constitution et de lever la limite empêchant Vladimir Poutine de se représenter en 2024, lui ouvrant la voie jusqu'en 2036. Loin derrière, le Parti communiste obtient 13,84 %, les ultranationalistes du Parti libéral-démocrate 8,9 % et Nouvelles Gens 7,94 % ; Russie juste, à 4,95 %, resterait sous le seuil parlementaire par listes. Le seul parti opposé à la guerre, Iabloko, a été écarté du scrutin, note Infobae sans en détailler les motifs.
Sur le volet militaire, La Nación relaie le bilan russe : plus de 1600 drones interceptés lors de la dernière nuit de vote, dont environ 450 visant la capitale, selon le maire Sergueï Sobianine, qui qualifie l'assaut de « plus grande attaque de l'histoire » contre Moscou. Le ministère de la Défense porte le total à 1951 drones et huit missiles de croisière abattus sur l'ensemble du territoire en 24 heures. Le quotidien cite un bilan d'au moins deux morts et une vingtaine de blessés, dont trois enfants, ainsi qu'un immeuble résidentiel touché près de Moscou, ayant contraint l'évacuation d'environ 400 habitants ; la raffinerie de pétrole de Moscou figure parmi les sites frappés.
ANGLE DOMINANT
Canberra retient surtout la crainte d'escalade que la victoire électorale de Vladimir Poutine libérerait, plus que le résultat du scrutin lui-même.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, lundi 21 septembre 2026. La presse australienne lit le scrutin législatif russe à travers un seul prisme : celui de l'escalade militaire qui pourrait suivre. Le Sydney Morning Herald et The Age, sous un même titre, résument l'humeur des capitales européennes : la crainte que le président russe, son "electoral charade" achevée, se sente "sufficiently emboldened to escalate his campaign in Ukraine, his undeclared war against Europe, or perhaps both". Selon ces titres, Volodymyr Zelensky a averti que le renseignement ukrainien s'attend à ce que le Kremlin mobilise jusqu'à 300 000 soldats supplémentaires une fois le vote achevé, pour tenter de débloquer le front du Donbass ou ouvrir un nouveau front au nord de l'Ukraine.
L'attaque de drones survenue le dernier jour du scrutin occupe l'essentiel de la couverture. ABC News Australia rapporte que le ministère russe de la Défense affirme avoir abattu 1 100 drones ukrainiens dimanche, tandis que le maire de Moscou Sergueï Sobianine évoque environ 450 appareils détruits en approche de la capitale, où une raffinerie et un immeuble résidentiel ont été touchés. PerthNow relève un bilan plus large : plus de 1 600 drones interceptés depuis samedi et trois morts dans la région moscovite, avec une citation du maire selon laquelle l'attaque "was clearly planned with the aim of disrupting the elections", ajoutant que "the adversary failed to achieve this". SBS News Australia précise que vingt personnes ont été blessées et que Kyiv cherche à faire ressentir la guerre à la population russe pour pousser Vladimir Poutine vers une négociation.
ANGLE DOMINANT
Dhaka retient surtout le choc pétrolier : la frappe ukrainienne sur la raffinerie de Moscou, doublée d'un vote sans opposition réelle, ravive la crainte d'une flambée des prix du carburant qui dépasse déjà les frontières russes.
POINTS CLES
ANALYSE
Dhaka, 21 septembre 2026. Pour la presse bangladaise, la nouvelle qui retient l'attention derrière la victoire annoncée de Russie unie tient moins au bulletin de vote qu'à la fumée qui montait dimanche 20 septembre 2026 au-dessus de la raffinerie de Moscou. The Daily Star et TBS News, citant les mêmes chiffres du maire Sergueï Sobianine, rapportent que plus de 1 600 drones ukrainiens ont été interceptés depuis la veille, dont environ 450 visant la capitale russe, dans ce que Moscou qualifie de plus grande attaque de drones jamais menée sur son sol. Plusieurs engins ont atteint l'enceinte de la raffinerie moscovite, endommageant une installation déjà visée à plusieurs reprises ; un appartement a également été touché. Sobianine affirme que « l'attaque sans précédent avait clairement été planifiée pour perturber les élections » et que « l'adversaire n'y est pas parvenu ». Deux morts sont recensés dans la région de Moscou.
Ce que la presse de Dhaka met en avant, c'est la portée économique de ces frappes répétées sur les infrastructures énergétiques russes. TBS rappelle que les attaques ukrainiennes ont déjà mis hors service une partie importante des capacités de raffinage du pays, provoquant pénuries de produits pétroliers, hausse des prix du carburant et files d'attente dans les stations-service à travers les onze fuseaux horaires russes. La raffinerie de Moscou visée dimanche traitait à elle seule plusieurs millions de tonnes de brut par an. Les deux articles soulignent que ces frappes se poursuivent malgré l'annonce, la veille, du président américain Donald Trump selon laquelle Moscou et Kyiv auraient accepté de cesser de viser mutuellement leurs infrastructures énergétiques — un accord aussitôt contredit par les faits.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles retient l'absence de suspense du scrutin russe plus que son issue, à quelques heures de la plus grande attaque de drones ukrainiens jamais recensée.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 21 septembre 2026. La Belgique retient l'absence de suspense du scrutin russe plus que son issue en tant que telle. Russie unie, le parti de Vladimir Poutine, est donné vainqueur des législatives avec 49,4% des voix selon le sondage sortie des urnes du VCIOM, institut d'État, « environ le même score qu'en 2021 », rapportent DH et La Libre. Le Parti communiste (KPRF) recueille 14,2% et le LDPR nationaliste 10,7%, seules formations autorisées à concourir face au parti du Kremlin, aux côtés des conservateurs de Russie juste et des libéraux des Nouvelles personnes. Iabloko, seul parti frontalement opposé à la guerre, a été écarté du scrutin.
La presse belge souligne que ce vote, le premier pour la Douma depuis le début de l'offensive de grande ampleur en 2022, s'est déroulé « sans suspense dans un pays où l'expression de la dissidence est sévèrement réprimée ». Les 450 sièges de la chambre basse ont aussi été renouvelés dans les territoires ukrainiens occupés et annexés par Moscou, un détail que DH et La Libre mentionnent sans le développer davantage.
Autre fait marquant retenu à Bruxelles : la coïncidence de calendrier entre le vote et la guerre elle-même. La dernière journée de scrutin, dimanche, a été marquée dès le matin par une attaque ukrainienne de drones que DH chiffre à « 1.600 drones abattus » côté russe, tandis que La Libre évoque plus d'un millier d'engins ayant touché une raffinerie et des zones résidentielles. Les deux titres inscrivent cet épisode dans un conflit marqué, ces derniers mois, par une intensification des frappes des deux côtés du front, sans reprendre à leur compte les éléments de langage de l'une ou l'autre partie.
ANGLE DOMINANT
Ottawa questionne la légitimité d'un scrutin où l'essentiel des candidats anti-guerre a été écarté du bulletin, pendant que Kyiv frappait Moscou de plus de 1 000 drones le jour même du vote.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, lundi 21 septembre 2026. Le scrutin qui devait asseoir la légitimité de Vladimir Poutine s'est déroulé sous les drones. Selon les résultats partiels publiés par la Commission électorale centrale, le parti Russie unie recueille 57,5 % des voix aux élections à la Douma d'État, le premier vote législatif depuis le déclenchement de la guerre en février 2022. CBC News décrit « un système politique étroitement contrôlé que les critiques jugent incapable de tolérer une dissidence réelle » — les partis communiste, LDPR, Nouvelles Gens et Russie juste, qui votent comme la majorité sur les dossiers clés, se partagent le reste des sièges sans menacer sa domination. Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité, a salué une performance « digne », signe selon lui que les Russes confient au parti la poursuite du pouvoir.
L'essentiel des candidats opposés à la guerre a été écarté du bulletin, rapporte le Globe and Mail. Ceux du parti libéral Yabloko ont dit craindre pour leur liberté après que des tribunaux ont infligé de longues peines à deux de leurs cadres pour des propos sur le conflit, avant même l'ouverture des urnes. Des cyberattaques contre le système de vote ont été signalées dès samedi ; le vote a aussi eu lieu dans quatre régions ukrainiennes annexées et en Crimée, un geste que Kyiv qualifie d'illégal. La participation dépassait 50 % en début d'après-midi à Moscou, selon Interfax citant la Commission électorale.
ANGLE DOMINANT
Santiago mesure l'ampleur inédite de l'attaque ukrainienne de drones contre Moscou, survenue le jour même où le parti de Vladimir Poutine s'assure la victoire aux législatives russes.
POINTS CLES
ANALYSE
Santiago, 21 septembre 2026. La presse chilienne retient d'abord l'ampleur inédite de l'offensive de drones ukrainienne contre Moscou, survenue le dernier jour d'un scrutin législatif que le Kremlin revendique déjà comme une victoire. Selon les premiers résultats officiels publiés dimanche par la Commission électorale centrale (CEC), avec 17,05% des suffrages dépouillés, Russie unie, le parti de Vladimir Poutine, recueille 57,31% des voix — un score qu'un sondage à la sortie des urnes du VCIOM situait plutôt à 49,4%. Le Parti communiste suit avec 13,89%, devant les ultranationalistes du LDPR (9,29%), les libéraux de Nouvelle Gens (7,97%) et Russie juste (5,09%). La participation dépasse 56%, un niveau supérieur aux scrutins de 2016 et 2021, précise BioBioChile ; pour le vote électronique, jugé « instrument de fraude » par l'opposition selon ce même média, Russie unie obtient 49,06% des suffrages. Dmitri Medvedev, chef de file du parti, a salué une confiance intacte des citoyens ; le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a assuré que la ligne diplomatique du pays ne changerait pas et que Moscou avait repoussé les tentatives occidentales de présenter le vote comme non démocratique.
Le même jour, Kiev a lancé ce que les autorités russes qualifient de plus grande attaque de drones jamais menée contre la capitale : plus de 1 600 appareils, dont environ 450 visant Moscou selon le maire Sergueï Sobianine, qui parle d'une « attaque sans précédent ». La raffinerie Gazpromneft-Moscou, qui traite 12 millions de tonnes de pétrole par an et fournit 40% du carburant de la ville, a pris feu ; un immeuble résidentiel a été touché en périphérie, obligeant l'évacuation de 400 personnes. Le gouverneur régional Andreï Vorobiov fait état d'au moins deux morts. Volodymyr Zelensky revendique un « impact très important » sur la région moscovite et évoque l'usage d'un missile balistique ukrainien de conception récente, dont le fabricant Fire Point dément toutefois qu'il ait pu atteindre Moscou. Le ministère russe de la Défense accuse Kiev d'avoir voulu perturber la volonté démocratique des électeurs et annonce l'intensification de ses bombardements sur Kyiv. Dans la région de Kherson, un autre drone a visé un bus, tuant deux personnes dont une employée de la commission électorale.
ANGLE DOMINANT
Bogotá décrypte un scrutin sans surprise : Russie unie l'emporte avec plus de 57 % des voix, alors que la seule formation antiguerre, Yabloko, avait été écartée de la course par la Cour suprême quelques semaines plus tôt.
POINTS CLES
ANALYSE
Bogotá, 21 septembre 2026. La presse colombienne revient sur les élections législatives russes comme sur un scrutin verrouillé d'avance. Selon La República, le parti du Kremlin, Russie unie, mené en campagne par Vladimir Poutine, arrive en tête des élections à la Douma d'État avec plus de 57 % des voix selon les premiers résultats officiels, avec une participation supérieure à 56 % annoncée par la Commission électorale centrale. El Colombiano souligne que le parti est vainqueur de tous les scrutins législatifs depuis 2003, un fait qu'aucun des trois articles ne présente comme surprenant.
Les deux titres insistent sur l'absence de véritable alternative : les quatre autres partis en lice soutiennent l'essentiel des politiques de Poutine et l'offensive en Ukraine, tandis que la seule formation opposée à la guerre, Yabloko, a été exclue de la course quelques semaines plus tôt par la Cour suprême. La República relève que des secteurs de l'opposition ont dénoncé des irrégularités pendant le vote. El Colombiano rappelle que ce scrutin est le premier depuis le début de la campagne militaire en Ukraine en 2022 et qu'il peut offrir des indices sur l'opinion publique face au pire conflit en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, sans toutefois que la participation ou les résultats laissent planer le moindre doute sur l'issue.
ANGLE DOMINANT
Berlin dénonce une « Scheinwahl » sans opposition réelle, où les 57,5 % obtenus par Russie unie servent surtout à confirmer le cap de guerre de Vladimir Poutine, l'attaque de drones ukrainienne sur Moscou n'ayant fait, selon la presse allemande, que souligner l'absence de tout choix démocratique.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 21 septembre 2026. Pour la presse allemande, le scrutin législatif russe qui s'est achevé dimanche n'a jamais été une élection ouverte. La FAZ parle d'une « Scheinwahl », une élection factice selon « un scénario écrit par le Kremlin », où le parti au pouvoir Russie unie l'emporte « comme toujours ». Selon les résultats partiels de la Commission électorale centrale, cités par Handelsblatt après dépouillement de 14 % des bulletins, Russie unie obtient 57,5 % des voix. Les Communistes suivraient avec 13,6 %, le LDPR nationaliste avec 9,2 %, Nouvelles Personnes avec près de 8 % et Russie juste avec 5,1 %, selon les projections relayées par Tagesschau. Les cinq partis déjà présents à la Douma soutiennent tous, souligne la chaîne publique, « la guerre d'agression contre l'Ukraine ». La présidente de la commission électorale, Ella Pamfilova, a annoncé que les résultats définitifs ne seraient connus que le 25 septembre au plus tôt. Tagesschau rappelle que les candidats favorables à un règlement de paix ont été écartés des bulletins, et que des observateurs ont signalé « des tentatives de manipulation et d'autres violations des règles ».
Fait inédit relevé par la FAZ et Handelsblatt : le vote s'est tenu pour la première fois dans les régions ukrainiennes occupées de Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporijjia, ainsi qu'en Crimée annexée en 2014. L'Union européenne y voit, selon Handelsblatt, « une violation flagrante du droit international » ; Kyiv dénonce un vote « sous la menace des fusils » et refuse d'en reconnaître le résultat.
ANGLE DOMINANT
Tallinn juge le scrutin russe illégitime : le ministre des Affaires étrangères Margus Tsahkna parle d'une « performance politique » orchestrée par Vladimir Poutine, pendant que des Russes votent dans son ambassade au moment même de la plus grande attaque de drones sur Moscou.
POINTS CLES
ANALYSE
Tallinn, 21 septembre 2026. Alors que la Commission électorale centrale russe annonce la victoire de Russie unie avec 57,5 % des voix, le ministre estonien des Affaires étrangères Margus Tsahkna tranche : « cette performance politique orchestrée par Poutine ne ressemble en rien à des élections libres. » Pour Tallinn, l'appréciation portée sur ce scrutin législatif — le premier depuis le déclenchement de la guerre contre l'Ukraine — reste inchangée depuis le début du processus.
Tsahkna énumère les raisons de ce jugement : restrictions sévères imposées à l'opposition et à ses soutiens, exclusion de candidats jugés inacceptables par le pouvoir, conditions d'enregistrement faussées, poursuites pénales. Il cite l'interdiction faite à Yabloko, seul parti enregistré à porter une plateforme pacifiste, comme « un exemple révélateur de la détermination du Kremlin à préserver son monopole du pouvoir ». Aucun observateur international indépendant n'a été admis, l'OSCE n'ayant pas été invitée. Le ministre condamne aussi la tenue du scrutin dans les territoires ukrainiens occupés — Crimée, Donetsk, Louhansk, Zaporijjia, Kherson —, qu'il qualifie de violation du droit international et de la souveraineté ukrainienne.
ANGLE DOMINANT
Helsinki décortique un scrutin verrouillé d'avance, où la victoire annoncée de Russie unie coïncide avec la plus grande attaque de drones ukrainienne et où une note diplomatique russe visant à interdire les manifestations devant son ambassade est ignorée par la police finlandaise.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, 21 septembre 2026. Pour la presse finlandaise, la victoire de Russie unie aux législatives russes ne fait guère mystère : selon les résultats partiels cités par l'agence Tass et repris par Helsingin Sanomat, le parti de Vladimir Poutine recueille 57,70 % des voix, loin devant le Parti communiste (13,87 %) et le LDPR (8,65 %). Le journal rappelle que l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a jugé que ce scrutin, le premier depuis le début de la guerre, ne répond pas aux standards démocratiques internationaux, et que le vote s'est tenu pour la première fois dans les régions annexées de Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporijjia, où la participation aurait atteint 81 %.
MTV Uutiset documente des irrégularités concrètes : à Saint-Pétersbourg, un président de bureau de vote « aurait piétiné et déchiré des bulletins » transférés de l'urne vers des sacs ; un observateur y a compté 387 votants quand le procès-verbal officiel en enregistrait 936. Le site indépendant Meduza signale des observateurs empêchés d'entrer dans plusieurs bureaux, officiellement faute de place.
Le scrutin s'est achevé dimanche sur fond de frappe massive de drones ukrainiens : plus de 1 600 appareils lancés en deux jours, dont environ 450 vers Moscou, selon le maire Sergueï Sobianine. Le gouverneur Andreï Vorobiov évoque 249 drones abattus, quand Tass en cite 338. Une raffinerie moscovite a pris feu et deux civils auraient été tués, selon des sources russes non confirmées par Kyiv. Le professeur Markku Kangaspuro, de l'Institut Aleksanteri à l'Université d'Helsinki, y lit un message ukrainien : les frappes montrent que « la direction russe est incapable de contrecarrer les attaques ukrainiennes » et de tenir sa promesse de sécurité le jour même du vote.
ANGLE DOMINANT
Paris décrypte un scrutin sans suspense où la vague de drones ukrainiens sur Moscou compte davantage que le score de Russie unie
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 21 septembre 2026. Pour la presse française, le scrutin qui vient de désigner les députés de la Douma d'État tenait davantage de la formalité que du test électoral. Selon les résultats officiels relayés par les agences russes et repris par Le Monde, HuffPost France et 20 Minutes, Russie unie, le parti de Vladimir Poutine, recueille 57,5 % des voix après dépouillement des trois quarts des bulletins, contre 14 % pour les communistes et 8,7 % pour le LDPR, un score en nette progression par rapport aux 49,8 % de 2021. HuffPost France résume l'ambiance en titrant que « le gagnant de ces élections était déjà connu ; il ne restait qu'à savoir quel serait son score ». Le Monde rappelle qu'« aucun parti opposé au conflit n'avait été autorisé à concourir » et que le seul parti frontalement anti-guerre, Iabloko, a été écarté par la Cour suprême.
Mais ce sont les développements du dernier jour du scrutin, dimanche 20 septembre, qui occupent une large part de la couverture française. Selon Sergueï Sobianine, cité par RFI, BFMTV et Le Monde, la défense antiaérienne russe a intercepté plus de 1 600 drones depuis samedi, dont 450 visant Moscou ; une raffinerie de Kapotnia a été endommagée et deux personnes tuées dans la région. Le maire a dénoncé une attaque « sans précédent » « planifiée dans le but de perturber les élections ». La présidente de la commission électorale, Ella Pamfilova, citée par Le Monde, évoque « plus d'un millier » d'attaques informatiques contre le vote électronique, « signes d'une ingérence ukrainienne ». Le ministère russe de la Défense a promis d'« intensifier » ses frappes sur Kyiv.
ANGLE DOMINANT
Budapest dissèque un scrutin russe sans opposition réelle, totalement éclipsé le dernier jour du vote par la plus grande attaque de drones ukrainienne jamais lancée sur Moscou.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 21 septembre 2026. La presse hongroise raconte un dimanche électoral russe totalement absorbé par le fracas des drones. Index.hu ouvre sur l'exit poll publié par le VCIOM, l'institut public : Russie unie, le parti qui soutient Vladimir Poutine, recueille 49,4 % des suffrages, loin devant le Parti communiste (14,2 %), le LDPR (10,7 %), Nouvelles Gens (9,7 %) et Russie juste (6,6 %) ; la participation s'établit à 56,6 %, et plus de 5,8 millions de Russes ont voté en ligne, un record selon les autorités.
Mais Telex et 444 rappellent d'emblée les limites du scrutin : premier vote législatif depuis l'invasion de l'Ukraine en février 2022, il « n'est pas, au sens strict, une vraie élection », écrit 444, puisque les principaux opposants au parti au pouvoir sont écartés des listes et les figures dissidentes emprisonnées. Le média cite une fuite de juillet selon laquelle l'administration présidentielle visait d'abord 55 % des voix pour Russie unie, avant d'abaisser la cible à 45 % afin que le résultat ne s'écarte pas trop visiblement de l'humeur réelle de la société russe.
Le dernier jour du vote, dimanche, a été marqué par ce que le maire de Moscou Sergueï Sobianine a qualifié de plus grande attaque de drones jamais menée contre la capitale russe : 1 600 drones lancés sur la Russie selon lui, dont 450 visant Moscou. Une raffinerie du quartier de Kapotnya a pris feu, deux personnes sont mortes en région moscovite, et une maison a été touchée à Kotelniki sans faire de victime. Sobianine a écrit sur Telegram que « la plus grande attaque jamais menée par des drones ennemis a été repoussée » et que l'objectif de « perturber les élections » avait échoué.
ANGLE DOMINANT
Israël mesure la victoire électorale de Russie unie à l'aune de l'escalade promise par Vladimir Poutine, entre mobilisation accrue, menace sur l'OTAN et recul de l'influence russe en Syrie face aux États-Unis.
POINTS CLES
ANALYSE
Jérusalem, 21 septembre 2026. Pour la presse israélienne, la victoire annoncée de Russie unie à la Douma d'État s'efface derrière un tableau plus large : celui d'un Kremlin qui choisit l'escalade plutôt que la table des négociations. Le Jerusalem Post, citant des sources du renseignement occidental relayées par The Telegraph, rapporte que Vladimir Poutine « se prépare à intensifier la guerre avec l'Ukraine » au lendemain du scrutin, par une accélération de la mobilisation, une hausse du volume de conscrits et des frappes renforcées contre l'Ukraine et ses alliés européens. Le journal souligne le coût déjà payé par Moscou : un bilan estimé à 500 000 morts russes depuis le début du conflit, chiffre que le pouvoir refuse pourtant de faire fléchir sa stratégie.
Sur le terrain, Arutz Sheva confirme que l'Ukraine a mené, dans la nuit précédant la clôture du vote, une attaque de grande ampleur contre Moscou, endommageant une raffinerie de pétrole selon des informations locales. L'épisode, survenu le dernier jour du scrutin législatif, illustre pour la presse israélienne la simultanéité des deux dossiers : légitimation politique interne d'un côté, vulnérabilité énergétique de l'autre.
ANGLE DOMINANT
New Delhi soupèse la frappe sur la raffinerie moscovite moins comme un fait de guerre que comme un facteur de risque de plus pour ses propres achats de brut russe, sous la menace américaine d'un tarif de 100 %.
POINTS CLES
ANALYSE
New Delhi, 21 septembre 2026. Les journaux indiens rapportent côte à côte les deux nouvelles de dimanche 20 septembre 2026 : la large victoire du parti Russie unie, qui soutient Vladimir Poutine, aux élections à la Douma d'État, et la plus grande attaque de drones jamais lancée par l'Ukraine contre Moscou. Mais leur lecture se distingue par un fil qu'ils tirent vers New Delhi elle-même : le sort des importations indiennes de pétrole russe, désormais sous la menace d'un tarif américain de 100 %.
Selon la Commission électorale centrale, Russie unie recueille 57,5 % des voix sur les résultats partiels du scrutin, le premier depuis l'invasion de l'Ukraine en février 2022, avec une participation de 56,66 %. Le seul parti anti-guerre enregistré, Yabloko, en a été écarté après une décision de la Cour suprême russe le mois dernier. Le vote s'est aussi tenu dans les territoires annexés de Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporijjia, ainsi qu'en Crimée.
Le même jour, l'Ukraine a tiré plus de 1 000 drones sur la Russie, dont des centaines vers Moscou. Le maire Sergueï Sobianine a qualifié l'attaque de « jamais vue », affirmant que 450 drones avaient été détruits aux abords de la capitale. Une raffinerie moscovite et un immeuble résidentiel ont été touchés ; le gouverneur régional Andreï Vorobiov a fait état de deux morts et vingt blessés. Le ministère russe de la Défense revendique 1 100 drones abattus, y compris au-dessus de la Crimée annexée. Volodymyr Zelensky a assumé le ciblage des sites pétroliers et logistiques russes, écrivant sur X : « Ce sont des milliards de dollars qui alimentent la machine de guerre », en évoquant l'usage des missiles Flamingo et Pelican développés en Ukraine.
ANGLE DOMINANT
Rome décrypte la victoire de Russie unie comme un scrutin sans opposition réelle, entaché de plus de mille cyberattaques et éclipsé par la plus grande attaque de drones ukrainiens jamais lancée sur Moscou.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 21 septembre 2026. La presse italienne dresse le bilan d'un double événement survenu le même week-end : la reconduction de Russie unie à la Douma d'État et la plus grande offensive de drones jamais lancée par l'Ukraine contre le territoire russe. Selon La Repubblica, le parti de Vladimir Poutine dépasse « oltre il 57% dei voti » au terme de trois jours de scrutin, consolidant sa majorité constitutionnelle à la chambre basse — un résultat que le quotidien juge présentable par « lo zar » comme la confirmation du soutien à son gouvernement et à la guerre en Ukraine. Les premiers exit poll, relayés par Ansa et Adnkronos, donnaient initialement 49,4% des voix, un score « pressoché identico a quello del 2021 », loin devant le Parti communiste (14,2%) et le parti nationaliste LDPR (10,7%).
La Commissione elettorale centrale, présidée par Ella Pamfilova, a dénoncé « più di mille attacchi DDoS » visant les infrastructures électorales dès la nuit de vendredi à samedi, sans que cela n'empêche, selon La Repubblica, le fonctionnement du vote. Le même jour, le quotidien évoque un « virage américain » avec le feu vert de Washington à des ventes de missiles à Kiev. Adnkronos relève par ailleurs une participation en hausse, à 52,6% en milieu de journée dimanche contre 51,7% en 2021. Pour l'opposant Ilya Yashin, incarcéré de 2022 à 2024 et fondateur du mouvement Solidarnost, il ne s'agit pas d'élections mais d' « operazioni elettorali speciali » qui, selon lui, prolongent la guerre et annoncent une nouvelle mobilisation.
ANGLE DOMINANT
Séoul mesure dans cette frappe de drones sans précédent une démonstration de puissance offensive qui redessine le rapport de force autour du scrutin russe, davantage qu'un débat sur la légitimité du vote.
POINTS CLES
ANALYSE
Séoul, 21 septembre 2026. La presse sud-coréenne aborde le double événement russe du week-end — clôture du scrutin législatif et frappe de drones ukrainienne sur Moscou — à travers le prisme des chiffres militaires. Le Korea Times et le Korea Herald, qui reprennent des dépêches Reuters, placent en tête de leurs articles l'ampleur de l'attaque plutôt que la contestation politique du résultat.
Selon le maire de Moscou Sergueï Sobianine, cité par le Korea Times, "plus de 1 600 drones ont été abattus sur l'ensemble des fronts depuis samedi. Parmi eux, 450 approchaient de Moscou." La raffinerie pétrolière de la capitale, qui alimente une partie de ses besoins en carburant, a été touchée ; des colonnes de fumée ont été observées par des témoins de Reuters. Le bilan humain diverge selon les articles : deux morts sont évoqués dans la région moscovite par le Korea Times et un premier article du Korea Herald, tandis qu'un second article du Korea Herald cite le gouverneur Andreï Vorobiov faisant état de deux tués et vingt blessés, une femme de 44 ans et un homme de 74 ans.
Volodymyr Zelensky justifie l'opération en visant, selon ses mots, "la machine de guerre" russe, avec des missiles et drones de conception ukrainienne, Flamingo et Pelican, dirigés contre des installations pétrolières et logistiques. "Ce sont des milliards de dollars qui financent la guerre", a-t-il écrit, cité par le Korea Herald.
ANGLE DOMINANT
Lima retient d'abord un scrutin sans opposition réelle, entaché d'irrégularités sur le vote électronique, tenu le jour même de la plus vaste attaque de drones ukrainiens jamais recensée contre la Russie.
POINTS CLES
ANALYSE
Lima, 21 septembre 2026. La presse péruvienne retient un double événement survenu le même week-end en Russie : la victoire annoncée du parti du Kremlin aux élections législatives et la plus vaste attaque de drones ukrainiens jamais recensée sur son sol. Selon Diario Correo, Russie unie, le parti lié à Vladimir Poutine, arrive en tête avec 57,31 % des voix après dépouillement de 17,05 % des bulletins, loin devant le Parti communiste russe (13,89 %), le Parti libéral-démocrate (9,29 %), Nouvelles Gens (7,97 %) et Russie juste (5,09 %). Le dirigeant de Russie unie, Dmitri Medvedev, a salué ce score : « Los ciudadanos de nuestro país mantienen la confianza en la principal fuerza política. » La Commission électorale centrale a fait état d'une participation supérieure à 56 %, en hausse par rapport aux scrutins de 2016 et 2021. Le média souligne toutefois que l'opposition a dénoncé le vote électronique, où Russie unie recueille 49,06 % des suffrages : le parti pacifiste Yabloko a signalé des irrégularités et des difficultés d'accès aux bulletins papier dans certains bureaux.
Gestión relie ce scrutin, tenu sans opposition réelle aux politiques de Vladimir Poutine, à l'attaque ukrainienne survenue le troisième et dernier jour du vote, dimanche 20 septembre 2026 : plus de 1 000 drones lancés contre la Russie, dont des centaines visant Moscou. Le gouverneur régional Andreï Vorobiov a fait état de deux morts et vingt blessés dans la région moscovite — un homme de 74 ans et une femme de 44 ans. Volodymyr Zelensky a revendiqué l'usage de missiles Flamingo et Pelican, de fabrication ukrainienne, contre des installations pétrolières et logistiques, affirmant viser la « machine de guerre » russe. Le média rappelle aussi les frappes russes du samedi 19 septembre 2026 sur un monastère de la région de Kherson, où un membre du clergé a été tué et quatre personnes blessées, ainsi qu'une frappe sur Kyiv ayant tué deux enfants et leur mère. Dans une zone de Kherson occupée par la Russie, un membre du comité électoral local a été tué dans une attaque ukrainienne, selon la Commission électorale centrale russe.
ANGLE DOMINANT
Islamabad retient surtout le coût énergétique de l'attaque de drones sur Moscou — raffinerie touchée, pénuries de carburant — plus que le résultat sans surprise du scrutin russe.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 21 septembre 2026. Pour la presse pakistanaise, qui reprend largement les dépêches Reuters, l'événement de ce dimanche se lit d'abord par son coût énergétique plus que par son résultat électoral. Le parti Russie unie devrait conserver sa domination au Parlement russe, premier scrutin depuis le déclenchement de la guerre en février 2022, dans un climat où « la plupart des candidats anti-guerre ont été écartés du bulletin », selon ARY News, qui rappelle que deux figures du parti libéral Iabloko ont écopé de longues peines de prison. La participation dépassait 50 % en début d'après-midi, selon la Commission électorale centrale citée par Interfax.
Mais c'est la frappe ukrainienne, présentée comme la plus vaste jamais lancée sur Moscou, qui structure le récit pakistanais. Le maire Sergueï Sobianine a fait état de plus de 1 600 drones abattus depuis samedi, dont 450 visant la capitale. « L'attaque sans précédent avait manifestement été planifiée pour perturber les élections. L'adversaire n'y est pas parvenu », a-t-il déclaré, une formule reprise presque mot pour mot par plusieurs titres pakistanais. Deux morts ont été recensées dans la région moscovite — un homme de 74 ans et une femme de 44 ans, selon Daily Times — et environ 400 personnes, dont 70 enfants, ont été évacuées d'un immeuble endommagé.
L'angle retenu par Islamabad reste toutefois économique : la raffinerie de Moscou, qui a traité 11,6 millions de tonnes de pétrole en 2024 et produit 2,9 millions de tonnes d'essence et 3,2 millions de tonnes de diesel, a de nouveau été touchée. Business Recorder souligne que les frappes ukrainiennes ont « mis hors service une part importante de la capacité de raffinage russe, provoquant pénuries de carburant, hausses de prix et files d'attente dans plusieurs régions ». Le président Volodymyr Zelensky revendique avoir visé des sites qui financent « la machine de guerre » russe, à l'aide de missiles Flamingo et Pelican produits en Ukraine.
ANGLE DOMINANT
Lisbonne retient d'abord l'accusation d'hostilité que l'ambassade russe adresse aux autorités portugaises, cantonnant le vote de ses ressortissants à un unique bureau, avant de suivre le scrutin qui donne Rússia Unida vainqueur et l'attaque de drones ukrainiens sur Moscou.
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, lundi 21 septembre 2026. Résidents russes recensés au Portugal, contraints de voter au seul siège de leur ambassade et nulle part ailleurs : ce détail, rapporté par l'Observador dès l'aube, ancre à Lisbonne la lecture portugaise du scrutin législatif russe. L'ambassade de Russie a annoncé mercredi que les citoyens russes établis au Portugal ne pourraient pas voter « en mobilité » et resteraient cantonnés à un unique bureau, ouvert de 8h à 20h à Lisbonne. La mission diplomatique attribue cette restriction à la réduction de son personnel, conséquence, selon elle, d'une « attitude hostile » des autorités portugaises — une accusation que la presse portugaise relaie sans la commenter davantage.
Le reste de la couverture, reprise de dépêches internationales par le Sapo et le Jornal Económico, suit le fil du scrutin lui-même : Rússia Unida, le parti du Kremlin, revendique 57,54% des voix selon les premiers résultats officiels de la Commission électorale centrale (CEC), sur 111 millions d'électeurs appelés aux urnes pendant trois jours. Le Parti communiste russe suit avec 13,67%, devant le LDPR (9,27%), Novye Lyudi (7,96%) et Rússia Justa (5,16%) — dont le chef Dmitri Medvedev affirme que « les citoyens du pays gardent confiance dans la principale force politique ». Le Yabloko, seul parti pacifiste enregistré, a été exclu des listes par la Cour suprême russe ; l'opposition en exil dénonce un vote électronique obligatoire qu'elle qualifie d'« instrument de fraude ». La CEC a signalé samedi une « cyberattaque très puissante » ayant visé le système de vote électronique toute la journée.
ANGLE DOMINANT
Londres dénonce un scrutin verrouillé, où l'attaque de drones sur Moscou compte moins que l'absence totale d'opposition réelle sur les bulletins.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 21 septembre 2026. Pour la presse britannique, le choc de dimanche n'est pas seulement militaire : il est aussi électoral. Au terme d'un scrutin à la Douma d'État étalé sur trois jours, Russie unie, le parti qui soutient Vladimir Poutine, revendique 57,5 % des voix selon les premiers résultats publiés lundi, très loin devant le Parti communiste, crédité d'environ 14 %. Le Daily Mail ne mâche pas ses mots : ce vote, le premier depuis le début de la guerre, reste "widely regarded as a 'sham'", un simulacre, rappelle le tabloid, qui note un taux de participation officiel de 56 % pour un corps électoral de 111 millions d'inscrits. Vladimir Poutine ne figurait pas sur le bulletin — il a quitté la présidence de Russie unie en 2012 — mais son allié Dmitri Medvedev, actuel chef du parti, a déjà promis d'en appliquer la ligne au futur Parlement.
The Independent insiste sur l'absence de contradicteurs crédibles : les observateurs européens indépendants ont été refoulés, et les rares partis appelés à siéger à la Douma soutiennent tous publiquement le pouvoir. Le quotidien note que le Kremlin a voulu présenter ce vote comme un test de soutien à la guerre, "even as critics say there are few available avenues for genuine dissent".
Le scrutin s'est achevé dans le fracas d'une offensive de drones ukrainiens que Moscou qualifie de plus vaste de la guerre. Le ministère russe de la Défense dit avoir abattu 1 110 appareils sur l'ensemble du territoire, Crimée et mer Noire comprises ; le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, évoque à lui seul 450 drones visant la capitale, chiffre qu'il qualifie d'"unprecedented". La BBC rapporte deux morts et six blessés dans la région moscovite selon le gouverneur Andreï Vorobiev, un entrepôt en feu et une raffinerie endommagée près de Moscou ; les aéroports Cheremetievo et Vnoukovo ont suspendu une partie de leur trafic. La chaîne précise toutefois que les images circulant sur les réseaux sociaux n'ont pas été vérifiées de façon indépendante.
ANGLE DOMINANT
Washington distingue une guerre qui s'intensifie d'une élection qu'il refuse de valider : soutien militaire renforcé à Kyiv d'un côté, dénonciation d'un scrutin russe sans opposition et tenu jusque dans les territoires annexés de l'autre.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 21 septembre 2026. Pour la presse américaine, le week-end du 20 septembre superpose deux rapports de force : l'attaque de drones que Kyiv lance sur le territoire russe, et le scrutin législatif que le Kremlin organise sans opposition réelle. NBC News et Fox News relatent l'opération que le maire de Moscou Sergueï Sobianine qualifie de « sans précédent », avec plus de 1 600 appareils abattus depuis samedi, dont environ 450 visant la capitale russe ; il y voit une action « clairement planifiée pour perturber les élections », ajoutant que « l'ennemi n'a pas réussi ». Deux civils sont morts dans la région moscovite, à Orekhovo-Zouïevo et Ramenskoïe, et quinze personnes ont été hospitalisées, dont deux adolescents.
Volodymyr Zelensky, cité par CBS News et NPR, revendique avoir visé « une des entreprises clés de l'industrie pétrolière russe et une installation logistique de l'agresseur », avec notamment les missiles ukrainiens Flamingo et Pelican : « Ce sont des milliards de dollars qui soutiennent la machine de guerre. » Il réclame à Washington, à l'Europe et au G7 « de nouvelles sanctions », rappelant que la Russie a tiré cette semaine plus de 2 000 drones, 1 700 bombes aériennes et 19 missiles sur l'Ukraine.
ANGLE DOMINANT
Pretoria décrypte le scrutin russe comme une démonstration de force sans opposition réelle, brouillée par la plus grande attaque de drones ukrainiens jamais lancée sur Moscou.
POINTS CLES
ANALYSE
Pretoria, 21 septembre 2026. La presse sud-africaine restitue le dimanche 20 septembre 2026 comme le jour où deux récits russes se sont télescopés : celui d'une victoire électorale sans surprise pour Russie unie, le parti qui soutient Vladimir Poutine, et celui d'une attaque de drones ukrainiens présentée par Moscou comme la plus vaste jamais subie par la capitale russe.
Selon la dépêche reprise par TimesLIVE et Business Day, le scrutin à la Douma d'État — le premier depuis le déclenchement de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine en février 2022 — se déroule dans un paysage où « la plupart des candidats anti-guerre ont été écartés du bulletin ». Le parti Yabloko, seule formation libérale encore en lice et créditée de scores à un chiffre ces dernières années, espérait capter une lassitude de guerre, mais ses candidats redoutent les conséquences de leur présence sur les listes. La participation dépassait 50 % en début d'après-midi à Moscou, selon l'agence Interfax citant la Commission électorale centrale ; les autorités électorales assurent que les trois jours de vote se sont déroulés sans accroc, malgré des cyberattaques signalées samedi.
Le maire de Moscou Sergueï Sobianine a qualifié sur Telegram l'attaque de drones du dimanche de « plus grande jamais repoussée », affirmant qu'elle avait été « manifestement planifiée pour perturber les élections » et que « l'ennemi n'y est pas parvenu ». Les frappes ont tué deux personnes dans la région de Moscou et deux autres dans la partie occupée de la région ukrainienne de Kherson, dont un responsable électoral ; une installation de la raffinerie de Moscou, déjà visée par le passé, a été endommagée.
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Entre le sondage sortie des urnes du VCIOM, qui créditait Russie unie de 49,4 % des voix, et les résultats partiels de la Commission électorale centrale, montés à 57,87 % après 87,9 % des bulletins dépouillés, l'écart affiché autour du parti de Vladimir Poutine interroge. À Tallinn comme à Bruxelles, des responsables contestent la légitimité du scrutin, tandis que des services de renseignement occidentaux évoquent une possible mobilisation russe supplémentaire après le vote.
Les résultats restent partiels : la Commission électorale centrale continue de mettre à jour le score de Russie unie au fil du dépouillement des bulletins.
Le sondage sortie des urnes du VCIOM, institut d'État, créditait dimanche soir Russie unie de 49,4 % des voix. Le lendemain, après 87,9 % des bulletins dépouillés, la Commission électorale centrale annonçait 57,87 %, selon l'agence Sputnik. Au Chili, La Tercera relève un écart comparable pour le seul vote électronique, où Russie unie plafonne à 49,06 %, contre 57,31 % pour l'ensemble des bulletins.
« Plus que d'élections, je parlerais d'opérations électorales spéciales. »
Le site hongrois 444 rapporte une fuite datée de juillet selon laquelle l'administration présidentielle visait d'abord 55 % des voix pour Russie unie, avant d'abaisser cet objectif à 45 %, afin que le résultat ne s'écarte pas trop visiblement de l'humeur réelle de la société russe.
L'opposant Ilya Yashin, incarcéré de 2022 à 2024 et fondateur du mouvement Solidarnost, refuse au scrutin le nom d'élection, selon La Repubblica, qui le cite au lendemain du vote.
L'état-major ukrainien affirme avoir touché la raffinerie Gazprom Neft de Kapotnia, à environ 15 kilomètres du Kremlin, endommageant l'unité de distillation AVT-6. Selon Ukrinform, des drones Alpha du SBU auraient parcouru plus de 500 kilomètres pour percer la défense antiaérienne russe.
Sur les réseaux sociaux, Volodymyr Zelensky énumère l'arsenal engagé cette nuit-là : FP-1, RZ-100, MICH-2000, Palianytsia, Vendetta, Liutyi, Bars, Flamingo, Sichnevyi et le missile balistique Pelican, rapportent Ukrinform et Kyiv Post.
Au Chili, La Tercera indique que le fabricant Fire Point dément que ce missile ait pu atteindre Moscou, une contestation directe de la revendication présidentielle ukrainienne sur ce point précis.
Les frappes sur les infrastructures énergétiques se poursuivent malgré l'annonce, une semaine plus tôt, par Donald Trump d'un accord entre Kyiv et Moscou pour cesser de viser leurs infrastructures énergétiques respectives, rapportent Business Recorder et The Daily Star.
En Estonie, le ministre des Affaires étrangères Margus Tsahkna dénonce un scrutin ni libre ni équitable, citant l'absence d'observateurs indépendants et l'exclusion de candidats jugés inacceptables par le pouvoir, selon ERR News.
« Cette performance politique orchestrée par Poutine ne ressemble en rien à des élections libres. »
Handelsblatt rapporte que l'Union européenne qualifie la tenue du vote dans les régions ukrainiennes occupées de Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporijjia, ainsi qu'en Crimée, de violation flagrante du droit international. Kyiv dénonce un vote sous la menace des fusils et refuse d'en reconnaître le résultat.
Le vote s'est aussi tenu dans les représentations diplomatiques russes à l'étranger. À Helsinki, la police a autorisé un rassemblement d'une quarantaine de personnes devant l'ambassade malgré une note russe demandant l'interdiction des manifestations, selon YLE News. À Lisbonne, l'ambassade a limité le vote des Russes du Portugal à un unique bureau, invoquant une réduction de personnel qu'elle attribue à une attitude hostile des autorités portugaises, selon l'Observador.
Selon le Sydney Morning Herald et The Age, qui citent Volodymyr Zelensky, le renseignement ukrainien s'attend à ce que le Kremlin mobilise jusqu'à 300 000 soldats supplémentaires une fois le vote achevé, pour tenter de débloquer le front du Donbass ou ouvrir un nouveau front au nord de l'Ukraine.
« Cette frappe est une démonstration de force spectaculaire qui a gâché la journée de Poutine. »
Guardian Australia rapporte que des chefs du renseignement des pays baltes redoutent que Moscou cherche à tester la résolution militaire de l'OTAN, dans la foulée d'une série d'incidents récents : un drone piégé sur un cargo à l'aéroport de Leipzig, une frégate russe tirant des fusées éclairantes sur un hélicoptère militaire danois, un drone abattu par des chasseurs de l'Alliance au-dessus de la Lituanie.
Le Jerusalem Post, citant des sources du renseignement occidental relayées par The Telegraph, évalue à 500 000 le nombre de morts russes depuis le début du conflit, sans que ce coût ne semble infléchir la stratégie du Kremlin.
En Afrique du Sud, SABC News relaie la réponse du Kremlin à ces mises en garde : le porte-parole Dmitri Peskov accuse les gouvernements européens de présenter la Russie comme un ennemi extérieur pour justifier des hausses de dépenses militaires, un argument qui fait écho au discours sur l'état de l'Union d'Ursula von der Leyen, citant cyberattaques, sabotages, incendies et drones comme preuves de menaces hybrides russes.
Seul parti frontalement antiguerre, il a été exclu du scrutin par la Cour suprême russe avant le vote.
Le ministère russe de la Défense a annoncé vouloir intensifier ses frappes sur Kyiv en retour.
Le vote s'est aussi tenu dans les zones annexées de Donetsk, Louhansk, Kherson, Zaporijjia et en Crimée.
Il revendique avoir visé « la machine de guerre » russe avec des missiles Flamingo et Pelican.
Le vice-ministre des Affaires étrangères Evgueni Ivanov assure que « toutes les tentatives » de perturber le vote à l'étranger, y compris dans les ambassades de Paris, Delhi ou Tallinn, ont « échoué », malgré des cyberattaques que la présidente de la CEC Ella Pamfilova dit avoir recensées contre les systèmes de vote électronique. Plus de 5,8 millions d'électeurs ont voté en ligne. À Paris, le correspondant du Kommersant décrit une ambiance calme au consulat, entre observateurs internationaux et électeurs binationaux. Kyiv n'a pas commenté les frappes ; les deux camps affirment ne pas viser les civils.
Le bilan humain varie d'un titre à l'autre : Dagens Nyheter évoque un mort dans le village de Sofyino, au sud de Moscou, tandis qu'Aftonbladet cite le gouverneur régional Andreï Vorobiov faisant état de deux morts dans deux lieux distincts, ainsi que l'évacuation de 400 personnes, dont 70 enfants, d'un immeuble de 21 étages à Ramenskoïe. Expressen, plus sobre, rapporte 76 drones abattus au-dessus de la capitale et l'incendie d'un vaste entrepôt filmé par des témoins.
Sveriges Radio signale par ailleurs une cyberattaque ayant brièvement paralysé le vote dans certains bureaux ; la Russie en attribue la responsabilité à Kiev tout en assurant qu'elle n'a pas affecté le déroulement du scrutin. La victoire annoncée de Russie unie n'occupe, elle, qu'une place secondaire dans les récits suédois de ce week-end électoral mené sous le feu et la fumée.
Daily Sabah replace cette offensive dans le contexte du premier scrutin législatif depuis le déclenchement de la guerre en février 2022. Le parti Russie unie, au pouvoir, est donné pour conserver aisément sa majorité dans un système que des critiques jugent hermétique à toute opposition réelle. La participation dépassait 45 % dimanche en fin de matinée, selon la présidente de la Commission électorale centrale, Ella Pamfilova. La plupart des candidats anti-guerre ont été écartés des bulletins ; ceux du parti libéral Yabloko, qui espéraient capter la lassitude face au conflit, disent craindre pour leur liberté après la condamnation à de longues peines de prison de deux cadres du parti avant le vote.
Les deux titres turcs traitent la séquence électorale comme un arrière-plan à l'événement militaire, dont l'ampleur — inédite selon les autorités russes elles-mêmes — domine leurs comptes rendus respectifs.
Le maire de Moscou Sergueï Sobianine revendique plus de 1 600 drones interceptés depuis le 19 septembre, dont 450 visant la capitale — un chiffre qu'il présente, sans preuve selon la presse ukrainienne, comme une tentative de perturber le scrutin. Le ministère russe de la Défense annonce en retour vouloir intensifier ses frappes sur des cibles à Kyiv, déjà visée quasi quotidiennement cet automne.
Cette frappe survient le dernier jour d'un vote à la Douma que la presse ukrainienne qualifie de scrutin sans opposition réelle : Russie unie est créditée de 57,5 % des voix par la Commission électorale centrale, avec des bureaux ouverts jusque dans les territoires occupés du Donetsk, de Louhansk, de Zaporijjia, de Kherson et en Crimée. À Kherson occupée, un journaliste local décrit une « poignée » de votants devant des décors improvisés. La présidente de la commission électorale russe, Ella Pamfilova, évoque une cyberattaque « massive et intense » contre le vote électronique, sans lien établi avec Kyiv.
Pour la presse argentine, la coïncidence des deux événements — un vote scellé d'avance et la guerre qui s'invite jusque dans la capitale russe — illustre surtout l'absence de compétition politique réelle en Russie, plus que l'issue militaire de l'assaut lui-même.
En toile de fond, Guardian Australia signale que des chefs du renseignement des pays baltes avertissent que Moscou se prépare à tester la résolution de l'OTAN, écho d'une série d'incidents récents : un drone piégé sur un cargo à l'aéroport de Leipzig, une frégate russe tirant des fusées éclairantes sur un hélicoptère militaire danois, un drone abattu par des chasseurs de l'Alliance au-dessus de la Lituanie.
Le résultat même du scrutin, remporté par Russie unie, reste secondaire dans ce traitement : aucun article australien ne détaille le score officiel, la couverture se concentrant sur ce que le vote pourrait déclencher plutôt que sur sa légitimité. Pour l'Australie, partenaire de coalitions occidentales de sanctions contre Moscou, l'enjeu perçu n'est pas la Douma mais le risque d'un embrasement transatlantique dans les semaines suivant l'élection.
Sur le scrutin lui-même, la couverture bangladaise reste sobre : Russie unie est donnée pour conserver sa domination à la Douma, dans un vote présenté par Vladimir Poutine comme un test de soutien à la guerre. Aucun article du pool ne mentionne d'opposition crédible sur les bulletins. Pour un pays importateur net de carburant comme le Bangladesh, c'est la question de l'approvisionnement pétrolier russe et de ses répercussions sur les prix mondiaux, plus que l'issue électorale, qui structure le récit.
Ce que la Belgique met en avant, c'est la mécanique d'un scrutin sans réel choix plutôt qu'une victoire politique : le score de Russie unie est présenté comme la confirmation attendue d'un système où l'opposition frontale à la guerre a été exclue avant même le dépouillement, plutôt que comme un mandat renouvelé. Les deux journaux notent aussi la continuité du résultat avec celui de 2021, comme pour souligner que deux ans et demi de guerre n'ont pas modifié le rapport de force affiché aux urnes ni la physionomie de la Douma d'État, malgré l'ampleur inédite de l'attaque ukrainienne survenue le jour même du vote.
Le dernier jour du scrutin, l'Ukraine a lancé plus de 1 000 drones sur la Russie, dont environ 450 visant Moscou selon le maire Sergueï Sobianine, qui a parlé de la « plus grande » attaque jamais menée contre la capitale et l'a présentée comme une tentative manquée de perturber le vote. Le ministère russe de la Défense affirme avoir abattu 1 100 drones à travers le pays, jusqu'en Crimée annexée et sur la mer Noire. La raffinerie de Moscou et un immeuble résidentiel ont été endommagés. Les bilans varient d'une source à l'autre : CBC News fait état de trois morts dans la région de Moscou et deux autres dans la partie occupée de Kherson, dont un responsable électoral ; le Globe and Mail parle de deux morts côté moscovite. Le gouverneur régional Andreï Vorobiov évoque deux morts — un homme de 74 ans, une femme de 44 ans — et vingt blessés.
Pour la presse canadienne, l'image qui domine n'est pas celle d'une victoire électorale, mais celle d'un pouvoir qui verrouille son Parlement pendant que la guerre qu'il a choisie frappe sa propre capitale.
Le dernier jour de vote a coïncidé avec ce que Moscou a décrit comme l'attaque de drones la plus massive jamais menée contre sa capitale : plus de 1 600 drones interceptés, dont 450 visant Moscou, selon le maire Sergueï Sobianine, cité par les trois articles colombiens. La República détaille les dégâts sur la raffinerie pétrolière moscovite, déjà visée par le passé, et fait état de cinq morts au total entre la région de Moscou et la zone de Kherson occupée, où un fonctionnaire électoral figure parmi les victimes. Sobianine, sur Telegram, a qualifié l'attaque de « sans précédent, manifestement planifiée pour perturber les élections », ajoutant que « l'ennemi n'y est pas parvenu ».
Pour la presse bogotanaise, le message que le Kremlin veut tirer du scrutin — la preuve d'un soutien populaire à la guerre, qu'il entend selon El Colombiano brandir comme telle — se heurte à un système électoral que des observateurs cités par le même quotidien jugent incapable de tolérer la dissidence, dans un pays où la guerre entame déjà sa cinquième année sans perspective de fin annoncée.
Le dernier jour du scrutin a coïncidé avec ce que Moscou qualifie de sa plus vaste attaque de drones ukrainiens : plus de 1 600 appareils interceptés depuis samedi selon le maire Sergueï Sobianine, dont 450 visant la capitale, et une raffinerie touchée qui avait traité 11,6 millions de tonnes de pétrole en 2024. À Ramenskoïe, 400 personnes, dont 70 enfants, ont été évacuées d'un immeuble de 21 étages. Deux morts sont recensés dans la région moscovite, deux autres à Kherson occupée, dont un assesseur électoral. Sobianine y voit une « tentative infructueuse de perturber les élections », tandis que Volodymyr Zelensky revendique sur X avoir visé une infrastructure représentant « des milliards de dollars qui font tourner la machine de guerre ».
Le vote s'est aussi joué à l'ambassade de Russie à Tallinn, où des citoyens russes résidant en Estonie ont voté ce week-end, malgré l'absence de choix démocratique réel. « Je ne fais pas confiance aux résultats, mais je trouve important de ne pas perdre l'habitude », confie Anna, une électrice. Nina, elle, dit avoir surtout voté contre Russie unie. Une manifestation s'est tenue devant l'ambassade ; un participant, Daniil, raconte que des retraités russes les ont traités de « fascistes ».
Le dernier jour du scrutin a coïncidé avec ce que Moscou présente comme sa plus vaste attaque de drones : selon le maire Sergueï Sobianine, plus de 1 600 drones ont été abattus sur l'ensemble du front depuis la veille, dont 450 près de Moscou, où une raffinerie a été touchée. Deux personnes sont mortes dans l'oblast de Moscou, deux autres à Soumy. Washington a de son côté signé une loi de sanctions renforcées contre la Russie et approuvé une vente d'armements antiaériens à l'Ukraine estimée à 2,68 milliards de dollars.
Ce scrutin verrouillé résonne jusqu'en Finlande. L'ambassade de Russie à Helsinki a aussi servi de bureau pour les Russes établis dans le pays. Une note diplomatique russe demandait qu'aucune manifestation ne s'y tienne le jour du vote ; la police a néanmoins autorisé un rassemblement d'une quarantaine de personnes devant le bâtiment. Irina Vesikko, présidente de la Communauté démocratique des russophones de Finlande, y voit un geste nécessaire, « aucune vraie alternative » ne figurant sur les bulletins hormis des partis proches de Poutine. Elle relève aussi que le parti antiguerre Yabloko a vu son inscription révoquée par la Cour suprême après douze jours de campagne seulement.
Le Monde souligne aussi ce que le récit officiel russe tait : les frappes qui ont fait au moins quatre morts, dont trois enfants, près de Kiev la veille du scrutin. RFI et Le Monde rapportent par ailleurs les rassemblements d'opposants russes exilés devant les ambassades, de Berlin à Helsinki, pour dénoncer la répression et voter contre Russie unie. Pour la presse française, la combinaison d'un vote sans opposition réelle, de cyberattaques invoquées côté russe et d'une guerre des drones ouverte la veille des urnes confirme surtout l'absence de portée démocratique de ce scrutin, présenté par Vladimir Poutine lui-même comme un baromètre du soutien à la guerre.
Volodymyr Zelensky a revendiqué le ciblage de « l'une des installations pétrolières les plus importantes » de Russie, évoquant l'usage du drone longue portée Flamingo et d'une arme baptisée Pelican, d'abord prise pour un missile balistique. Index.hu relaie l'analyse de l'historien britannique Mark Galeotti, pour qui l'attaque, calée sur le dernier jour du scrutin, visait une « démonstration de force spectaculaire » qui a « gâché la journée de Poutine » en installant un ciel moscovite embrasé pendant que les bureaux de vote fermaient.
En bas de page, le condensé d'actualité de HVG glisse la scène qui referme la boucle intérieure : au marché, un candidat du parti hongrois Mi Hazánk vendant des t-shirts à l'effigie de Poutine s'est vexé que « tout le monde n'apprécie pas sa marchandise » — un rappel, en creux, que le clivage russe traverse aussi le débat politique hongrois.
Le Jerusalem Post élargit le cadre à l'Europe : des responsables de la défense redoutent « une incursion concentrée sur le territoire de l'OTAN », après la visite du directeur de la CIA John Ratcliffe au Kremlin le mois dernier pour mettre en garde Moscou contre toute attaque visant un pays membre. Le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul évoque un « schéma plus large d'opérations hybrides russes en Europe », tandis que son collègue de l'Intérieur, Alexander Dobrindt, affirme : « Nous ne sommes pas en guerre, mais nous sommes la cible quotidienne d'une guerre hybride. »
En arrière-plan, un troisième article du pool éclaire un autre front : la Syrie, où quatre navires russes ont ravitaillé les installations de Tartous début septembre, en vertu d'un accord redéfinissant la présence militaire russe, pendant que des représentants d'une cinquantaine d'entreprises américaines discutaient investissement et énergie à Damas. Pour Israël, frontalier de cette zone d'influence disputée, ce chevauchement entre pression militaire russe et pénétration économique américaine pèse directement sur l'équation sécuritaire régionale, bien plus que le résultat, jamais chiffré dans ce corpus, du scrutin législatif russe lui-même.
C'est ce ciblage des raffineries que la presse indienne rattache à son propre dossier : un article du Times of India renvoie directement à la loi de sanctions russes signée par Donald Trump et à la question de savoir si l'Inde, premier acheteur de brut russe à prix réduit, affrontera elle-même un tarif de 100 %. L'attaque sur l'approvisionnement énergétique russe est ainsi lue moins comme un épisode militaire que comme un facteur supplémentaire de tension sur les marges de raffinage et les prix que l'Inde paie pour son pétrole importé.
Le dernier jour du vote a coïncidé avec ce que le ministère de la Défense russe présente comme la plus grande attaque de drones ukrainiens jamais menée : 1 110 appareils lancés sur 19 régions selon Moscou, avec 1 600 drones interceptés au total dont 450 visant la capitale, selon le maire Sergueï Sobianine, qui dénonce une tentative « senza precedenti » de « perturbare » le scrutin. La raffinerie de Kapotnya a été touchée, faisant deux morts et une vingtaine de blessés, dont trois enfants. Côté ukrainien, Ansa signale aussi la mort d'un prêtre de 71 ans à Kherson, tué par un drone russe ayant visé un monastère. Kiev, par la voix du ministre Andrii Sybiha, a salué un « burning day ». En soirée, Volodymyr Zelensky a annoncé un entretien à venir avec Donald Trump à New York, évoquant un « momento diplomatico favorevole ».
Côté scrutin, le parti Russie unie est crédité de 57,5 % des voix selon des résultats partiels, dans ce que le Korea Herald qualifie de système politique "étroitement contrôlé" où, selon des critiques citées par l'article, aucune dissidence réelle n'est tolérée. Les partis communiste, LDPR, Nouvelles Gens et Russie juste, qui votent systématiquement comme Russie unie sur les grands textes, obtiendraient des sièges à la Douma malgré un écart considérable. Dmitri Medvedev a salué une performance jugée digne du parti. Les autorités électorales russes ont par ailleurs signalé une cyberattaque visant le système de vote en ligne à Moscou samedi.
Pour la presse sud-coréenne, la portée technologique du raid, plus de 1 000 drones tirés en une nuit doublés de missiles longue portée, retient autant l'attention que le verdict des urnes, dans un pays lui-même engagé dans une course aux capacités anti-drones face à la Corée du Nord.
Fait notable relevé par ARY News : ces frappes sur les infrastructures énergétiques se poursuivent malgré l'annonce, lundi dernier, par Donald Trump d'un accord entre Kyiv et Moscou pour y mettre fin — accord dont le contenu reste flou et que les deux camps ont manifestement ignoré.
Le dernier jour du scrutin a coïncidé avec ce que le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a décrit comme la « plus grande attaque » jamais subie par la capitale : plus de 1 000 drones ukrainiens lancés dans la nuit, 450 abattus en approche de Moscou, une raffinerie touchée, deux morts recensés. Le ministère russe de la Défense revendique 1 100 drones interceptés à l'échelle du pays. Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov assure que le cap diplomatique de la Russie ne changera pas après ce premier scrutin législatif depuis l'invasion de l'Ukraine.
En représailles, le Kremlin promet d'"intensifier" ses frappes sur Kyiv. The Independent relève que des frappes russes avaient déjà tué quatre personnes, dont trois enfants, dans la région de Kyiv samedi. Pour la presse britannique, la coïncidence des deux événements retient surtout l'attention pour ce qu'elle révèle du verrouillage électoral russe, plus que pour une issue jamais mise en doute.
La couverture américaine rattache ces frappes à l'action de son propre gouvernement : CBS News rapporte que le département d'État a approuvé vendredi la vente de 2,68 milliards de dollars d'équipements de défense antiaérienne à Kyiv, et que le président Trump a signé un texte instaurant de nouvelles sanctions.
Sur le scrutin lui-même, ABC News et Bloomberg soulignent l'absence d'opposition réelle à Vladimir Poutine sur les bulletins et une participation de 56,66 % annoncée par la Commission électorale centrale, pour 111 millions d'électeurs inscrits depuis vendredi. Le vote s'est aussi tenu dans les quatre régions ukrainiennes annexées et en Crimée, ce que Kyiv juge illégal et que l'Union européenne qualifie de « violation flagrante du droit international », selon ABC News. Le scrutin s'est prolongé dans les consulats et ambassades russes, y compris aux États-Unis. Le ministère russe de la Défense affirme de son côté avoir abattu 1 100 drones ukrainiens sur l'ensemble du territoire, dont au-dessus de la Crimée annexée et de la mer Noire.
En toile de fond, SABC News relaie les tensions diplomatiques : Vladimir Poutine accuse les dirigeants européens d'attiser les tensions et critique l'élargissement de l'OTAN, tandis que le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov reproche aux gouvernements européens de présenter la Russie comme un « ennemi extérieur » pour justifier des hausses de dépenses militaires — en écho au discours sur l'état de l'Union d'Ursula von der Leyen, qui a cité cyberattaques, sabotages, incendies et drones comme preuves de menaces hybrides russes.
Pour la presse sud-africaine, le Kremlin devrait présenter ce résultat comme la preuve d'un soutien populaire à la guerre, dans un système que ses détracteurs jugent intolérant à la dissidence.