ANGLE DOMINANT
Islamabad retient surtout le coût énergétique de l'attaque de drones sur Moscou — raffinerie touchée, pénuries de carburant — plus que le résultat sans surprise du scrutin russe.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le maire de Moscou Sergueï Sobianine a fait état de plus de 1 600 drones abattus depuis samedi, dont 450 visant la capitale
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La raffinerie de Moscou a traité 11,6 millions de tonnes de pétrole en 2024, produisant 2,9 millions de tonnes d'essence et 3,2 millions de tonnes de diesel (Business Recorder)
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Environ 400 personnes, dont 70 enfants, ont été évacuées d'un immeuble endommagé dans la région de Moscou, selon Daily Times
ANALYSE
Islamabad, 21 septembre 2026. Pour la presse pakistanaise, qui reprend largement les dépêches Reuters, l'événement de ce dimanche se lit d'abord par son coût énergétique plus que par son résultat électoral. Le parti Russie unie devrait conserver sa domination au Parlement russe, premier scrutin depuis le déclenchement de la guerre en février 2022, dans un climat où « la plupart des candidats anti-guerre ont été écartés du bulletin », selon ARY News, qui rappelle que deux figures du parti libéral Iabloko ont écopé de longues peines de prison. La participation dépassait 50 % en début d'après-midi, selon la Commission électorale centrale citée par Interfax.
Mais c'est la frappe ukrainienne, présentée comme la plus vaste jamais lancée sur Moscou, qui structure le récit pakistanais. Le maire Sergueï Sobianine a fait état de plus de 1 600 drones abattus depuis samedi, dont 450 visant la capitale. « L'attaque sans précédent avait manifestement été planifiée pour perturber les élections. L'adversaire n'y est pas parvenu », a-t-il déclaré, une formule reprise presque mot pour mot par plusieurs titres pakistanais. Deux morts ont été recensées dans la région moscovite — un homme de 74 ans et une femme de 44 ans, selon Daily Times — et environ 400 personnes, dont 70 enfants, ont été évacuées d'un immeuble endommagé.
L'angle retenu par Islamabad reste toutefois économique : la raffinerie de Moscou, qui a traité 11,6 millions de tonnes de pétrole en 2024 et produit 2,9 millions de tonnes d'essence et 3,2 millions de tonnes de diesel, a de nouveau été touchée. Business Recorder souligne que les frappes ukrainiennes ont « mis hors service une part importante de la capacité de raffinage russe, provoquant pénuries de carburant, hausses de prix et files d'attente dans plusieurs régions ». Le président Volodymyr Zelensky revendique avoir visé des sites qui financent « la machine de guerre » russe, à l'aide de missiles Flamingo et Pelican produits en Ukraine.
Fait notable relevé par ARY News : ces frappes sur les infrastructures énergétiques se poursuivent malgré l'annonce, lundi dernier, par Donald Trump d'un accord entre Kyiv et Moscou pour y mettre fin — accord dont le contenu reste flou et que les deux camps ont manifestement ignoré.
SOURCES (4)
- The Nation PakistanMOYEN
- ARY NewsMOYEN
- Daily TimesMOYEN
- Business RecorderMOYEN
