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TRUMP IMPOSE 12,5 % DE DROITS DE DOUANE À L'AUSTRALIE AU NOM DU « TRAVAIL FORCÉ »
Canberra conteste le motif du « travail forcé » invoqué par Washington et dénonce un prétexte pour ressusciter des tarifs déjà jugés illégaux
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Canberra, 24 juillet 2026. Le bureau du représentant américain au Commerce a confirmé jeudi (heure de Washington) le relèvement des droits de douane sur les exportations australiennes de 10 à 12,5 %, une mesure entrant en vigueur à minuit vendredi, soit 14 heures vendredi à Sydney. Washington justifie cette hausse par une enquête estimant que l'Australie et 59 autres pays « ne font pas assez » pour éliminer le travail forcé de leurs chaînes d'approvisionnement. Le gouvernement australien avait pourtant soumis un mémoire détaillant son « architecture juridique robuste » contre l'esclavage moderne, tout en rappelant l'existence d'un accord de libre-échange vieux de vingt ans avec les États-Unis. Le bureau américain a maintenu sa décision, se référant aux commentaires publics, aux témoignages et à « la directive spécifique du président ».
L'ambassadeur commercial américain Jamieson Greer a affirmé que les États-Unis appliquent depuis près d'un siècle une interdiction d'importation liée au travail forcé et qu'« il est plus que temps que nos partenaires commerciaux fassent de même ». Mais nombre d'analystes, dont le président du Council on Foreign Relations Michael Froman, y voient surtout un moyen de recomposer, via une mosaïque d'enquêtes sectorielles, les tarifs dits « réciproques » que la Cour suprême a jugés illégaux en février. Le Royaume-Uni, le Canada, l'Inde, l'Indonésie, la Malaisie et l'Argentine échappent pour leur part à un taux plus faible de 10 %.
Le gouvernement australien et le Business Council of Australia avaient formellement demandé une exemption lors de la période de consultation, sans succès. Des exportateurs, comme le fabricant d'implants cochléaires Cochlear, plaident pour des dérogations sectorielles, arguant que leurs dispositifs médicaux sauvent des vies aux États-Unis mêmes. Ce nouveau tarif s'inscrit dans une incertitude économique persistante : sur les 166 milliards de dollars américains de remboursements dus après l'invalidation des tarifs « Liberation Day », plus de 85 milliards ont déjà été restitués aux entreprises, sans effacer les dommages économiques et diplomatiques déjà causés à des alliés proches comme Canberra.
Cadrage économique et diplomatique centré sur l'impact pour les exportateurs et le gouvernement australien
Préférence pour les sources institutionnelles (gouvernement australien, USTR, Business Council) au détriment de voix syndicales ou de terrain
Faible couverture des implications pour l'alliance stratégique AUKUS et la sécurité régionale au-delà du volet commercial
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