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TRUMP IMPOSE 12,5 % DE DROITS DE DOUANE À L'AUSTRALIE AU NOM DU « TRAVAIL FORCÉ »
Singapour décrypte la salve tarifaire américaine comme une mesure fiscale déguisée en croisade contre le travail forcé, et refuse d'en être une victime silencieuse aux côtés de Canberra.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Singapour, 24 juillet 2026. La cité-État ne s'est pas contentée d'observer l'annonce de Washington : elle avait déjà porté sa contestation directement auprès du secrétaire d'État américain. Deux jours avant l'entrée en vigueur des nouveaux droits de douane, le ministre des Affaires étrangères Vivian Balakrishnan a dit à Marco Rubio, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN à Manille, que les États-Unis n'avaient « aucune base technique ou économique » pour taxer Singapour, rapporte Channel News Asia. Singapour figure pourtant, avec l'Australie, la Chine, le Japon, l'Inde et l'Union européenne, parmi les 60 économies visées par les nouveaux tarifs de 10 à 12,5 % annoncés jeudi par le représentant au Commerce Jamieson Greer, au motif que ces pays n'ont pas fait assez pour interdire l'importation de biens liés au travail forcé.
L'argument singapourien est resté sans concession : « J'ai souligné assez catégoriquement que les États-Unis ont un excédent, un excédent commercial vis-à-vis de nous. En fait, il continue de croître », a déclaré Balakrishnan. Il a néanmoins concédé la logique politique derrière la manœuvre : « L'administration américaine, pour ses propres raisons de politique intérieure, a besoin de lever des recettes tarifaires. » Singapour affirme par ailleurs disposer d'un cadre rigoureux pour lutter contre le travail forcé dans ses chaînes d'approvisionnement, rendant selon elle la justification invoquée par Washington d'autant moins recevable.
Techniquement, ces nouveaux droits, fondés sur la section 301 du Trade Act de 1974, remplacent un tarif global de 10 % imposé en vertu de la section 122 après l'invalidation par la Cour suprême, en février, d'une partie des mesures tarifaires de Donald Trump. Les pays ayant instauré une interdiction d'importation liée au travail forcé, comme le Canada, l'UE ou le Royaume-Uni, écopent du taux plancher de 10 %, tandis que Chine, Japon, et Singapour se voient infliger 12,5 %. Pour Singapour, dont le partenariat commercial avec les États-Unis repose historiquement sur un accord de libre-échange bilatéral, cette classification est perçue comme disproportionnée au regard des chiffres commerciaux réels.
Cadrage bilatéral Singapour-Washington : les articles privilégient la démarche diplomatique singapourienne plutôt que la réaction australienne elle-même
Préférence pour la voix officielle : le ministre des Affaires étrangères est cité en détail, les exportateurs ou entreprises singapouriennes concernés peu mentionnés
Faible couverture des tensions AUKUS et des répercussions strictement australiennes du dossier, absentes des articles disponibles
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