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TRUMP APPELLE LA FIFA POUR RÉVISER LE CARTON ROUGE DE BALOGUN : SOUPÇONS D'INGÉRENCE
Brasília défend l'intégrité de son arbitre Raphael Claus, visé nommément par Donald Trump après l'annulation du carton rouge de Balogun
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Brasília, 7 juillet 2026. Au Brésil, la controverse autour de l'appel téléphonique de Donald Trump à Gianni Infantino a pris un tour personnel : c'est un arbitre brésilien, Raphael Claus, qui se retrouve visé par les propos du président américain. Après avoir confirmé avoir demandé à la Fifa de revoir le carton rouge infligé à l'attaquant Folarin Balogun lors du match face à la Bosnie-Herzégovine, Trump a qualifié l'arbitre de « un peu suspect », ajoutant : « Si vous vérifiez son passé... je ne veux pas dire ça, je n'aime pas créer de polémique, mais très suspect. » La Confédération brésilienne de football (CBF) a immédiatement réagi pour défendre son arbitre, fort de 18 ans de carrière et à sa deuxième Coupe du monde après le Qatar 2022 : « La CBF réfute toute insinuation mettant en doute l'intégrité de Raphael Claus », a affirmé la fédération dans un communiqué relayé par Folha de S.Paulo. Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a de son côté reconnu avoir reçu l'appel de Trump mais assuré n'avoir exercé aucune influence sur la décision du Comité disciplinaire, invoquant l'autonomie des organes juridictionnels de l'instance : « Les organes judiciaires de la Fifa sont indépendants, ils agissent de façon autonome (...) Je respecte toujours ces décisions », a-t-il déclaré, cité par G1 Globo. La Fifa a fondé la levée de la suspension sur l'article 27 de son code disciplinaire, plaçant Balogun sous probation d'un an. Selon des informations relayées par l'Estadão citant le New York Times, ce type de revirement est inédit depuis 1962 : jamais un joueur suspendu par carton rouge n'avait été autorisé à rejouer aussitôt. Folha de S.Paulo souligne que l'épisode dépasse le simple contentieux arbitral pour devenir, dans la presse américaine elle-même (New York Times, Washington Post, NBC, ABC), un test de l'indépendance de la Fifa, dont Infantino avait remis en décembre 2025 le premier Prix Fifa de la Paix à Trump — une distinction déjà contestée au Parlement européen et au sein du comité d'éthique de l'instance.
Cadrage américano-centré : la couverture reste largement structurée autour des déclarations de la Maison Blanche et de Trump
Préférence pour la défense institutionnelle : les prises de position de la CBF et de la Fifa sont davantage détaillées que celles de la fédération américaine
Faible couverture des réactions des autres sélections concernées, notamment la Bosnie-Herzégovine et la Belgique
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