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TRUMP S'EN PREND AUX ALLIÉS DE L'OTAN AU SOMMET D'ANKARA
Berlin réfute point par point les accusations de Donald Trump, tout en cherchant à préserver le "Geist von Ankara" cher au chancelier Merz.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Berlin, 8 juillet 2026. À peine arrivé à Ankara pour le sommet de l'OTAN, Donald Trump a donné le ton : "J'ai été très déçu par l'OTAN", a-t-il lancé lors d'un entretien avec son hôte Recep Tayyip Erdogan, avant de citer nommément l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie et la France, accusés d'avoir "lâché" les États-Unis pendant la guerre contre l'Iran, rapportent la FAZ et la Tagesschau. Sur son réseau Truth Social, le président américain était déjà allé plus loin en qualifiant les dépenses militaires allemandes de "lächerlich" - ridicules.
Le chancelier Friedrich Merz refuse de laisser filer ce récit sans réponse. Selon son entourage, il a personnellement corrigé les chiffres avancés par Trump lors d'un appel téléphonique, et il espère qu'un "esprit d'Ankara" positif se dégagera malgré les piques. Sur place, Merz a rappelé que l'Allemagne a porté à 140 milliards d'euros sur deux ans son soutien à l'Ukraine et qu'elle devrait atteindre l'objectif des 5% du PIB consacrés à la défense dès 2029 - six ans avant l'échéance fixée collectivement à 2035. "Nous ne faisons pas cet effort pour rendre service à qui que ce soit, mais parce que c'est nécessaire pour notre sécurité", a-t-il insisté, alors que le secrétaire général Mark Rutte évoque une moyenne européenne déjà proche de 4%.
La presse allemande souligne que la colère présidentielle vise en réalité une dispute plus large née pendant le conflit iranien, portant sur l'usage de bases, les droits de survol et la sécurisation du détroit d'Ormuz - un contentieux que Trump associe directement aux critiques formulées par Merz sur l'action américaine en Iran. Le Handelsblatt relève par ailleurs que Trump a justifié sa venue "par respect pour le président Erdogan" plutôt que par attachement à l'alliance transatlantique, tandis qu'un autre différend l'oppose à la Première ministre italienne Giorgia Meloni et au chef du gouvernement espagnol, qualifié de "spectacle d'horreur". Pour Berlin, l'enjeu du sommet reste de transformer les efforts budgétaires réels en argument diplomatique face à un partenaire américain dont la loyauté, selon ses propres mots, prime sur toute autre considération.
Cadrage Merz-centré : la réplique chiffrée du chancelier occupe une large place, au détriment des réactions des autres pays visés comme l'Italie ou l'Espagne
Préférence pour les sources gouvernementales allemandes (chancellerie, ministère de la Défense) plutôt que pour des réactions directes de la Maison-Blanche
Faible couverture du différend Trump-Meloni et Trump-Sánchez, relégué en arrière-plan derrière le duel Trump-Merz sur les chiffres de défense
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