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TRUMP S'EN PREND AUX ALLIÉS DE L'OTAN AU SOMMET D'ANKARA
Moscou décrypte la querelle Trump-Meloni comme le symptôme d'une alliance transatlantique fracturée, tout en scrutant avec prudence les intentions affichées par Washington sur l'Ukraine.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Moscou, 8 juillet 2026. Le sommet de l'OTAN à Ankara, le plus court depuis au moins vingt ans selon TASS — un dîner de travail le 7 juillet suivi d'une unique séance plénière de moins de trois heures le 8 — sert de caisse de résonance à la presse russe pour documenter les fractures transatlantiques ouvertes par Donald Trump. RT et Sputnik reviennent en détail sur la querelle publique entre le président américain et la première ministre italienne Giorgia Meloni : samedi, Trump a partagé sur Truth Social un photomontage de Meloni le regardant admirativement, légendé « Il me faudrait peut-être une ordonnance restrictive ». Le litige remonte au printemps, lorsque Rome a refusé d'apporter un soutien direct à l'opération américano-israélienne contre l'Iran ; Trump avait alors affirmé, sur la chaîne italienne La7, que Meloni l'avait « supplié » de poser avec lui au G7, propos qu'elle a qualifiés d'« entièrement fabriqués ». Le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani a annoncé, cité par RIA Novosti, que Rome ne réagirait plus aux « provocations » de Washington pour ne pas « attiser les tensions entre alliés ». Sputnik relaie la déclaration de Trump selon laquelle les États-Unis « n'ont pas à payer pour la sécurité européenne » et pourraient retirer « tous leurs soldats » du continent. RT s'appuie sur un sondage interne cité par Politico : seuls 43% des Américains font désormais confiance à l'article 5, contre 57% en moyenne dans l'Alliance, tandis que les opinions favorables envers la Russie sont passées de 12% à 17% et celles envers la Chine de 17% à 22% en un an. Côté Kremlin, le porte-parole Dmitri Peskov a indiqué au Moscow Times que Moscou suivrait « de près » les travaux d'Ankara, regrettant des déclarations « de nature confrontationnelle » sur la Russie formulées avant l'ouverture, tout en réaffirmant que Moscou reste « ouverte » à un règlement pacifique en Ukraine. TASS souligne que la durée du sommet a été volontairement réduite pour limiter les frictions avec Trump et que Vladimir Zelensky ne pourra pas s'exprimer en session plénière, seulement en marge, lors d'un forum industriel. Selon TASS, la déclaration finale devrait néanmoins acter l'objectif de 5% du PIB pour la défense d'ici 2035 et une aide « à long terme » à Kiev, le chancelier allemand Friedrich Merz évoquant 140 milliards d'euros sur 2026-2027.
Cadrage Kremlin-centré : TASS, RIA Novosti et Sputnik lisent le sommet à travers le prisme de la confrontation stratégique avec la Russie plutôt que via l'agenda officiel de l'Alliance.
Préférence pour les sources gouvernementales russes et pour les propos bruts de Trump, au détriment des positions détaillées des institutions de l'OTAN ou de l'Union européenne.
Faible couverture des arguments propres de Giorgia Meloni, davantage rapportés via les déclarations de Tajani ou via les citations de Trump que par une voix italienne directe.
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