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TRUMP S'EN PREND AUX ALLIÉS DE L'OTAN AU SOMMET D'ANKARA
Madrid encaisse une nouvelle salve de Trump sur les dépenses de défense, tandis que la classe politique espagnole s'inquiète de la dérive personnelle du président américain contre ses alliés européens.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Madrid, 8 juillet 2026. Au sommet de l'OTAN à Ankara, Donald Trump n'a pas seulement rouvert sa querelle personnelle avec Giorgia Meloni : il a aussi remis l'Espagne sur le banc des accusés. « L'Espagne est un vrai désastre. L'Espagne est terrible, ils ne veulent rien payer », a lancé le président américain, reprenant une critique déjà formulée l'an dernier au sommet de La Haye, où Pedro Sánchez avait été spécifiquement visé pour son refus de porter les dépenses de défense à 5 % du PIB, rapporte El País. Un an plus tard, le constat espagnol n'a pas changé, mais la liste des « déçus » de Trump s'est allongée : Italie, Royaume-Uni, Allemagne et France sont désormais accusés de l'avoir « laissé tomber » dans sa guerre unilatérale contre l'Iran, qu'il affirme avoir menée sans le moindre appui logistique de ses alliés européens.
C'est toutefois l'attaque contre Giorgia Meloni qui a le plus retenu l'attention de la presse espagnole. Avant même de fouler le sol turc, Trump a publié sur Truth Social une photo de lui souriant aux côtés de la Première ministre italienne, assortie du commentaire « il faut une ordonnance d'éloignement », référence directe à leur dispute née après le G7 d'Évian, selon Expansión. La riposte est venue d'un camp inattendu à Madrid : Santiago Abascal, leader de Vox, a publiquement recadré le président américain sur Telecinco, jugeant qu'« on ne peut pas traiter un allié comme un vassal » et apportant son soutien à Meloni, « une amie » ayant « tout son respect », rapporte HuffPost España.
Le chroniqueur Carlos Alsina, sur Onda Cero, a dressé un inventaire des dirigeants irrités par le président américain — Macron, Starmer, Scholz, Merz, Tusk, Meloni — avant d'y ajouter Sánchez, dépeint par Trump comme voulant la protection militaire américaine « sans payer ce qui lui revient » en investissement de défense, note El Confidencial. Le sommet, organisé par Recep Tayyip Erdogan à Ankara les 7 et 8 juillet, se déroule sous le signe de la défiance transatlantique, alors que Trump a par ailleurs réitéré ses prétentions sur le Groenland, jugeant que l'île arctique « devrait être contrôlée par les États-Unis, et non par le Danemark ».
Cadrage Trump-centré : la couverture se concentre sur les déclarations et provocations du président américain plus que sur les positions de fond des Européens.
Préférence pour l'angle Meloni-Trump : la presse espagnole accorde une large place à la querelle personnelle italo-américaine, au détriment d'une analyse détaillée du dossier de défense espagnol.
Faible couverture des enjeux techniques du sommet : peu d'espace consacré aux discussions concrètes sur le soutien à l'Ukraine ou la stratégie de défense collective de l'OTAN.
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