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Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a confirmé que Donald Trump remettra le trophée aux vainqueurs lors de la finale de la Coupe du monde, prévue le 19 juillet 2026 au MetLife Stadium d'East Rutherford (New Jersey), aux côtés du dirigeant de l'instance. Le geste n'est pas inédit : Trump avait déjà remis le trophée lors de la finale du Mondial des clubs 2025, dans ce même stade, s'attardant sur le podium au point de surprendre certains joueurs.
Cette séquence s'inscrit dans une relation institutionnelle resserrée entre la FIFA et la présidence américaine. En décembre 2025, lors du tirage au sort à Washington, Infantino avait remis à Trump un inédit « FIFA Peace Prize », et une task force dédiée au tournoi avait été créée à la Maison-Blanche. Le Mondial 2026, coorganisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada, rassemble 48 équipes, le format le plus large de l'histoire de la compétition.
Un second dossier alimente le débat : l'administration américaine a imposé des restrictions de déplacement à la délégation iranienne, basée à Tijuana et tenue de quitter le territoire après chaque match. La fédération iranienne a déposé une plainte auprès de la FIFA, ce qui soulève la question des garanties que l'instance peut offrir aux équipes lorsque la politique étrangère du pays hôte interfère avec les conditions de participation.
Les lectures de l'événement divergent. Certains acteurs y voient une rupture du protocole établi depuis 2018, où seul le président de la FIFA remettait le trophée, et s'interrogent sur l'indépendance de l'instance face au pouvoir exécutif. D'autres relativisent en rappelant le précédent de l'émir du Qatar en 2022, ou privilégient l'angle sportif. Au moment de l'annonce, Trump n'avait assisté à aucun match depuis l'ouverture du tournoi le 11 juin.
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