ANGLE DOMINANT
Mexico City mesure l'ironie de la situation : pays coorganisateur de la plus grande Coupe du monde de l'histoire, le Mexique accueille un tournoi dont la finale sera présidée par Trump, l'homme qui a longtemps menacé ses migrants et son économie.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Gianni Infantino a confirmé sur Fox & Friends que Trump assistera à la finale du 19 juillet au stade de New York/New Jersey et remettra le trophée avec lui
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Selon un sondage El Financiero (16-19 juin), la confiance dans la Sélection mexicaine est passée de 35 à 39 % après deux victoires consécutives
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Plus d'un million de maillots Adidas de la sélection mexicaine ont été vendus durant le tournoi, dépassant en volume des équipes championnes du monde (source ESPN/Mexico News Daily)
ANALYSE
Mexico, 24 juin 2026. La finale de la Coupe du monde 2026 se jouera le 19 juillet au stade de New York/New Jersey, et ce sera Donald Trump qui remettra le trophée au champion aux côtés de Gianni Infantino. L'annonce, faite par le président de la FIFA lui-même lors d'une interview sur Fox & Friends, a résonné de façon particulière au Mexique, pays coorganisateur du tournoi avec les États-Unis et le Canada.
Infantino a confirmé que les deux hommes partageront la tribune présidentielle : "Estaremos juntos con el presidente, disfrutando de la final y entregando el trofeo al ganador, por supuesto, juntos", a-t-il déclaré. La relation entre les deux figures s'est consolidée ces dernières années : le patron de la FIFA a visité la Maison-Blanche à plusieurs reprises et qualifie Trump d'"ami proche". En décembre dernier, lors du tirage au sort du Mondial 2026 à Washington, Infantino avait remis à Trump le "Prix de la Paix de la FIFA", récompensant selon lui ses "efforts diplomatiques en faveur de cessez-le-feu dans divers conflits internationaux".
Ce n'est pas la première fois que Trump s'immisce dans la cérémonie du football mondial. L'été dernier, il avait déjà remis le trophée lors de la finale du Mondial des clubs, toujours dans ce même stade de New York/New Jersey, après la victoire du Chelsea sur le Paris Saint-Germain. L'occasion avait été marquée par des sifflets nourris de la part d'une partie du public — un accueil que les supporters mexicains, nombreux dans les stades du tournoi, n'ont pas oublié.
Du côté mexicain, l'effervescence reste avant tout sportive. Selon un sondage national réalisé par El Financiero entre le 16 et le 19 juin, la confiance dans la Sélection nationale a progressé de 35 à 39 % après deux victoires consécutives. La Tri aborde la troisième journée de groupe en leader invaincu du groupe A, ce qui alimente un optimisme prudent résumé dans la formule populaire : "¿Y si sí?"
Par ailleurs, les maillots verts de la sélection mexicaine sont devenus le phénomène commercial du tournoi : selon ESPN cité par Mexico News Daily, plus d'un million de maillots Adidas ont été vendus, dépassant des équipes championnes du monde comme l'Argentine ou l'Espagne. Le directeur général d'Adidas Mexique, Jorge Dionne, souligne que le maillot "représente le Mexique sur et en dehors du terrain", devenant une expression d'identité culturelle autant que sportive.
Mais c'est bien la dimension politique qui suscite les interrogations les plus profondes. Trump, qui n'a assisté à aucun match depuis l'ouverture du tournoi, fera son entrée à la scène mondiale du football précisément au moment culminant.
SOURCES (3)
- Mexico News DailyMOYEN
- El FinancieroMOYEN
- El InformadorMOYEN
