ANGLE DOMINANT
Washington mesure la Coupe du monde 2026 à deux vitesses : vitrine de soft power inédite et terrain de tensions diplomatiques, avec Trump en maître de cérémonie de la finale.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Gianni Infantino a confirmé sur Fox & Friends que Trump remettra le trophée de la finale aux côtés du président de la FIFA à MetLife Stadium.
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Trump a reçu le premier FIFA Peace Prize en décembre au Kennedy Center lors du tirage au sort, et a créé une White House Task Force dédiée au Mondial 2026.
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Le DHS a assoupli progressivement les restrictions pour l'équipe d'Iran (entrée la veille puis deux jours avant), mais la fédération iranienne prévoit une plainte officielle auprès de la FIFA.
ANALYSE
Washington, 24 juin 2026. Gianni Infantino l'a annoncé en plateau sur Fox & Friends : Donald Trump sera présent à MetLife Stadium pour la finale de la Coupe du monde et remettra le trophée aux vainqueurs, aux côtés du président de la FIFA. "Nous serons ensemble avec le président pour profiter de la finale et remettre le trophée au vainqueur, ensemble", a déclaré Infantino. Ce ne sera pas une première : les deux hommes avaient déjà partagé la scène lors de la finale de la Coupe du monde des clubs en 2024, au même stade du New Jersey, quand Chelsea avait battu le Paris Saint-Germain 3-0. Trump était alors resté sur la tribune pendant la célébration au point de dérouter certains joueurs — "Je savais qu'il serait là, mais je ne savais pas qu'il serait sur le podium quand on a soulevé le trophée, j'étais un peu confus", avait réagi le milieu de Chelsea Cole Palmer.
Le rapprochement entre Trump et la FIFA s'est institutionnalisé depuis. En décembre, le président américain s'est vu remettre le premier FIFA Peace Prize au Kennedy Center de Washington lors du tirage au sort de la compétition. Il a également constitué une White House Task Force for the 2026 FIFA World Cup, dont il a confié la direction exécutive à Andrew Giuliani. Le secrétaire d'État Marco Rubio a lui assisté au match d'ouverture des États-Unis face au Paraguay, victoire 4-1 le 12 juin.
Pourtant, la compétition révèle aussi les tensions inhérentes à l'organisation d'un tournoi mondial sous une administration à la politique migratoire restrictive. Un joueur irakien a été retenu sept heures à l'aéroport, un arbitre somalien a été refoulé à la frontière, et des supporters du Sud global ont renoncé à faire le déplacement, faute de visas ou par peur des contrôles. La couverture de Vox souligne le paradoxe : des visiteurs étrangers — un Écossais ébahi par une machine à glaçons, une Norvégienne en chapeau viking déclarant adorer les tailgates — expriment un émerveillement sincère pour l'Amérique quotidienne, tandis que les politiques officielles compliquent l'accès au territoire.
L'affaire iranienne cristallise ces contradictions. Le Département de la Sécurité intérieure a progressivement assoupli les conditions d'entrée pour la sélection iranienne : d'abord autorisée à entrer la veille de ses deux premiers matchs à Los Angeles, elle obtiendra désormais deux jours d'avance pour son troisième match à Seattle le 26 juin contre l'Égypte. Elle doit néanmoins quitter le territoire américain le soir même de chaque rencontre. La fédération iranienne a annoncé son intention de déposer une plainte officielle auprès de la FIFA, estimant subir un traitement inégal.
