ANGLE DOMINANT
Lima mesure avec pragmatisme la portée politique de l'annonce FIFA : Donald Trump remettra le trophée de la Coupe du monde le 19 juillet au MetLife Stadium, et le Pérou s'interroge sur ce que cette fusion entre pouvoir exécutif américain et sport mondial signifie pour la neutralité de la compétition.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump remettra le trophée de la Coupe du monde le 19 juillet au MetLife Stadium aux côtés de Gianni Infantino, selon la confirmation de la FIFA à l'AFP (Gestión)
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Précédent en 2022 : l'émir du Qatar avait tenu le trophée avec Infantino avant de le remettre à Messi, établissant la pratique du chef d'État hôte à la cérémonie (Gestión)
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Trump avait déjà remis le trophée du Mondial des clubs 2025 dans ce même stade d'East Rutherford, suscitant une réaction visible de la star de Chelsea Cole Palmer (Gestión)
ANALYSE
Lima, 25 juin 2026. La FIFA a confirmé à l'AFP que le président américain Donald Trump assistera à la finale de la Coupe du monde 2026, prévue le 19 juillet au MetLife Stadium de New Jersey, et remettra le trophée au vainqueur aux côtés du président de la FIFA Gianni Infantino. La presse péruvienne, qui suit de près le tournoi organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada, rapporte l'annonce avec une relative sobriété, soulignant d'abord le précédent historique.
Gestión, premier quotidien économique du Pérou, rappelle que la scène n'est pas inédite : en 2022, c'est l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, qui avait tenu le trophée aux côtés d'Infantino avant de le remettre à Lionel Messi, capitán de l'Argentine sacrée au terme d'une finale épique contre la France. Le geste d'un chef d'État hôte participant à la cérémonie de remise du trophée s'inscrit ainsi dans une tradition récente que la FIFA semble institutionnaliser. Pour Lima, cela suffit à relativiser la portée du symbole.
Mais le quotidien note également un précédent plus récent et plus personnel pour Trump : l'an passé, le président américain avait déjà remis le trophée du tout nouveau Mondial des clubs, disputé dans ce même stade d'East Rutherford, aux joueurs de Chelsea, vainqueurs en finale contre le Paris Saint-Germain. Sa présence sur le podium avait alors surpris certains membres de l'équipe anglaise, dont la star Cole Palmer, dont le geste de contrariété visible avait circulé sur les réseaux sociaux — un détail que la presse péruvienne choisit de mentionner, sans pour autant en faire le coeur de son analyse.
Gianni Infantino avait formulé l'annonce dans une interview accordée à la chaîne FOX, partenaire médiatique du tournoi aux États-Unis : "Estaremos junto al presidente (Trump) disfrutando de la final y entregando el trofeo al ganador, por supuesto, juntos", selon les mots rapportés par Gestión. La formulation du président de la FIFA, qui associe étroitement son nom à celui du président américain dans la description de ce moment symbolique, est relevée sans commentaire éditorial particulier.
Par ailleurs, Andina, l'agence de presse officielle du Pérou, évoque les performances de Lionel Messi lors du tournoi, Infantino ayant salué le capitán argentin après ses deux buts contre l'Autriche, qui en font désormais le meilleur buteur de l'histoire des Coupes du monde avec 18 réalisations. Ce focus sur Messi, star indiscutée du tournoi, reflète l'intérêt profond de l'Amérique latine pour ce Mondial, au-delà des questions institutionnelles liées à la présence de Trump.
La Coupe du monde 2026 mobilise 48 équipes réparties en 12 groupes, dans un format élargi qui suscite en lui-même de nombreux débats sportifs.
SOURCES (3)
- GestiónMOYEN
- AndinaMOYEN
- RPP NoticiasMOYEN
