ANGLE DOMINANT
Copenhague scrute la formule de Mark Carney sur une « souveraineté mutuelle » renforcée par le rapprochement avec l'UE, plus que l'ovation réservée mercredi à Strasbourg.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Mark Carney a écrit sur X que le Canada et l'UE sont des « partenaires naturels » et que le partenariat vise à renforcer leur « souveraineté mutuelle », sans dire explicitement oui à l'offre de membre associé.
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Les discussions portent sur les minéraux critiques, l'énergie, la défense, la recherche et développement et les technologies avancées, selon le cabinet de Carney.
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Von der Leyen a affirmé que ce partenariat « n'est pas contre quiconque », une phrase lue par DR Nyheder comme une allusion voilée aux États-Unis, en « guerre commerciale ouverte » avec le Canada.
ANALYSE
Copenhague, 17 septembre 2026. La presse danoise retient moins l'ovation debout réservée à Mark Carney à Strasbourg que la formule choisie par le premier ministre canadien pour décrire ce que ce rapprochement change pour son pays. Mercredi, après que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé, dans son discours sur l'état de l'Union, de faire du Canada le premier « membre associé » de l'UE — et le premier pays hors d'Europe à recevoir ce statut —, Mark Carney a écrit sur X que « le Canada et l'UE sont des partenaires naturels, unis par des valeurs communes ». Il a ajouté que la rencontre avec von der Leyen et la présidente du Parlement européen Roberta Metsola visait « l'étape suivante : un partenariat plus étroit qui renforce notre souveraineté mutuelle et crée davantage de possibilités et de prospérité pour nos populations ». DR Nyheder et Berlingske notent tous deux qu'il ne dit pas explicitement oui à l'offre d'adhésion associée.
Le cabinet de Carney précise que les discussions portent sur les minéraux critiques, l'énergie, la défense, la recherche et développement et les technologies avancées. Selon ses services, « dans un monde plus dangereux et divisé, le Canada construit des relations plus solides avec des partenaires fiables pour obtenir davantage d'autonomie stratégique ».
Von der Leyen a pris soin de préciser que « ceci n'est pas un partenariat contre quiconque », une phrase que DR Nyheder lit comme une allusion à peine voilée aux États-Unis, avec lesquels le Canada est engagé dans « une guerre commerciale ouverte ». Elle a aussi affirmé que l'UE « sera toujours à l'avant-garde de l'ordre fondé sur des règles ». Carney a été accueilli mercredi matin à Strasbourg par des embrassades de von der Leyen et Metsola, devenant le premier chef de gouvernement d'un pays hors UE à assister en personne au discours sur l'état de l'Union.
Pour le Danemark, membre de l'UE engagé dans l'Arctique, la mention de la coopération arctique et de la défense parmi les domaines discutés touche à des intérêts régionaux directs, même si les médias danois consultés s'en tiennent pour l'instant au constat que Carney cherche un statut sur mesure plutôt qu'une adhésion pleine, et que la « souveraineté mutuelle » qu'il revendique reste à définir juridiquement.
