ANGLE DOMINANT
Dhaka décrypte le départ de la coalition comme un test diplomatique pour Bagdad, dont le désarmement des factions pro-iraniennes dépend d'un accord entre Washington et Téhéran.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Premier ministre Ali al-Zaidi a promis que les groupes pro-iraniens remettraient leurs armes à l'État après le départ de la coalition, prévu ce mercredi (The Daily Star, d'après l'AFP).
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Plusieurs hauts responsables irakiens disent à l'AFP que l'Iran n'acceptera pas le désarmement des factions tant que dure la guerre régionale.
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L'Italie a achevé mardi son retrait d'Irak après douze ans de présence ; deux carabiniers restent sous la mission EUAM Iraq (TBS News).
ANALYSE
Dhaka, 30 septembre 2026. La presse anglophone bangladaise traite le départ de la coalition antijihadiste dirigée par les États-Unis comme un test pour Bagdad plus que comme un événement militaire. The Daily Star, qui relaie l'AFP, rappelle que l'Irak est un pays « pris entre ses alliés », Washington et Téhéran, et que la coalition quitte le territoire ce mercredi.
Le Premier ministre Ali al-Zaidi, arrivé au pouvoir cette année avec la bénédiction des États-Unis, a promis qu'après ce départ les groupes pro-iraniens remettraient leurs armes à l'État. Le journal souligne que la question est « bien plus compliquée » que de simples annonces. Plusieurs hauts responsables irakiens, cités par l'AFP, affirment que l'Iran n'acceptera pas que les factions rendent les armes, surtout pendant la guerre régionale, et qu'il a clairement fait passer le message.
L'analyste irakien Sajad Jiyad, cité longuement, place la clé entre Washington et Téhéran : « S'il y a un accord entre les États-Unis et l'Iran, je pense que toute cette question devient très facile à traiter. » Selon lui, l'Iran ne peut abandonner ses capacités stratégiques tant que dure le conflit, y compris celle d'attaquer les intérêts américains en Irak et dans la région. La situation reste toutefois « délicate », car Téhéran ne souhaite pas un « Irak instable ». Les factions demandent en outre l'assurance que les États-Unis ne les viseront pas avant d'envisager de se défaire de leurs armes.
Le contexte de guerre est posé sans détour : les groupes soutenus par l'Iran ont visé des installations américaines en Irak et dans la région des centaines de fois, ce qui a approfondi l'implication de l'Irak dans le conflit.
TBS News couvre l'autre versant du retrait, celui des contingents européens. L'Italie a achevé mardi le retrait de ses dernières troupes d'Irak, mettant fin à douze ans de présence militaire, selon un communiqué de son ministère de la Défense. Rome avait rappelé l'essentiel de son personnel dès mars 2026, après une frappe nocturne contre une base de la région du Kurdistan. Le ministre Guido Crosetto y voit une transition vers une plus grande responsabilité irakienne pour sa propre sécurité. Deux carabiniers restent dans le pays au sein de la mission européenne EUAM Iraq, menée avec l'accord du gouvernement irakien.
SOURCES (2)
- The Daily StarMOYEN
- TBS NewsMOYEN
