ANGLE DOMINANT
La Belgique scrute d'abord le rapport de force entre propriétaires de stades et artistes engagés, y lisant moins un concert qu'un test grandeur nature de la liberté d'expression sous pression sécuritaire et commerciale.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
La mise à l'écart de Macklemore, actée lundi sous la pression de propriétaires de stades américains, a suivi son appel à « libérer la Palestine » lancé début septembre.
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Finneas, Lukas Graham et Aaron Rowe, prévus en première partie, ainsi que le groupe qui accompagnait Ed Sheeran, se sont désistés en signe de soutien à Macklemore.
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Sur Ticketmaster, certaines places se revendaient à -50 %, tandis que la police de Philadelphie renforçait son dispositif, sa porte-parole Jasmine Reilly évoquant « un nombre significatif d'agents » mobilisés.
ANALYSE
Bruxelles, 20 septembre 2026. La presse belge retient d'abord la tension qui entourait, samedi soir, le concert d'Ed Sheeran au Lincoln Financial Field de Philadelphie — le premier depuis l'éviction du rappeur Macklemore de sa tournée « Loop ». Selon La Libre et la Dernière Heure, la mise à l'écart, actée lundi « sous la pression de propriétaires de stades américains », a suivi l'appel de Macklemore à « libérer la Palestine » lancé début septembre. Cette décision « a valu à Ed Sheeran un déluge de critiques sans précédent pour un musicien jusque-là très consensuel », notent les deux titres, qui reprennent une information de leurs confrères flamands de HLN.
Conséquence directe : Finneas, Lukas Graham et Aaron Rowe, prévus en première partie, se sont désistés « en signe de soutien à Macklemore », de même que le groupe qui accompagnait habituellement le chanteur britannique. Il devait donc se produire seul, sans aucune partie de lever de rideau — une configuration inédite pour une tournée de stades.
Le marché des billets a lui aussi bougé : sur Ticketmaster, « certaines places se revendaient à -50 % », signale la presse belge, qui y voit deux logiques mêlées — des spectateurs solidaires de Macklemore qui boycottent, et d'autres qui redoutent l'ambiance du soir. Des manifestations pro-palestiniennes étaient attendues aux abords du stade, poussant la police de Philadelphie à muscler son dispositif. « Nos agents sont en contact avec son équipe pour s'assurer que toutes les mesures de sécurité appropriées soient prises », a déclaré à TMZ Jasmine Reilly, porte-parole du département de police, évoquant « un nombre significatif d'agents » mobilisés.
La VRT, de son côté, insiste sur l'ampleur du désistement — « lege zitjes en geen voorprogramma » (des sièges vides et pas de première partie) — et sur la circulation de billets à moitié prix avant même l'ouverture des portes, reportée de 17h30 à 20h. Aucun des trois titres belges consultés ne rapporte, à l'heure de leur publication samedi en fin de journée, ce que le chanteur a effectivement dit une fois sur scène : leurs articles, tous parus avant ou pendant le concert, décrivent un climat plutôt qu'un discours. C'est ce climat — sécuritaire, économique, taillé par la pression exercée en coulisses sur les salles — que la presse belge choisit de raconter, plus que le contenu du débat sur la liberté d'expression des artistes engagés.
SOURCES (3)
- La Libre BelgiqueMOYEN
- VRT NWS NLMOYEN
- DH (Dernière Heure)MOYEN
