ANGLE DOMINANT
Paris décrypte l'étude du World Weather Attribution comme la preuve que l'effondrement du Langtang Lirung tient à une combinaison de facteurs climatiques et géologiques, et non au seul réchauffement, tandis que le bilan des disparus grimpe à 6 150.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'autorité népalaise chargée des catastrophes a révisé le nombre de disparus de 5 179 à 6 150 mercredi 16 septembre, après vérification auprès des bureaux de district (porte-parole Shanti Mahat).
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L'étude du World Weather Attribution publiée jeudi 17 septembre conclut que l'effondrement résulte d'une combinaison de facteurs climatiques et géologiques, et juge impossible de se préparer à un événement de cette magnitude.
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Le Népal estime le coût de reconstruction à 4,78 milliards de dollars ; le Premier ministre Balendra Shah doit s'adresser à l'Assemblée générale des Nations unies la semaine prochaine, lors de son premier déplacement officiel à l'étranger.
ANALYSE
Paris, 17 septembre 2026. La presse française retient d'abord le mot des scientifiques : « une combinaison de facteurs ». Publiée jeudi 17 septembre par le World Weather Attribution et rapportée par Le Monde, l'étude sur l'effondrement du Langtang Lirung ne réduit pas la catastrophe du 26 août à un seul réchauffement climatique, mais l'inscrit dans un enchevêtrement de causes climatiques et géologiques qui se renforcent mutuellement en haute altitude. Les chercheurs insistent sur un point qui tranche avec le réflexe de chercher un responsable unique : il est, selon eux, impossible de se préparer à un événement d'une telle magnitude. Le récit technique est précis. Le 26 août, sur la face nord du massif, environ deux kilomètres carrés de roches et de glace situés à 5 150 mètres d'altitude se détachent et chutent 1 400 mètres plus bas. Sept minutes plus tard, un mur d'eau, de glace, de roches et de sédiments frappe le poste-frontière de Rasuwagadhi, à 22 kilomètres en aval, avant de poursuivre sa course sur des dizaines de kilomètres au Népal et au Tibet.
À ce cadrage scientifique s'ajoute, dans les mêmes colonnes, la mise à jour du bilan humain. Mercredi 16 septembre, l'autorité népalaise chargée des catastrophes a porté à 6 150 le nombre de disparus, contre 5 179 la veille, après recoupement auprès des bureaux de district. Sa porte-parole, Shanti Mahat, a expliqué avoir « révisé les données après vérification ». Le nombre de corps retrouvés atteint 1 403, dont seulement 105 identifiés. En additionnant les bilans chinois - 43 morts et 519 disparus côté tibétain -, la presse française chiffre désormais le total à 1 446 morts et au moins 6 669 disparus, un total qui inclut plusieurs centaines d'étrangers, touristes et pèlerins.
Le troisième fil suivi par la presse française est celui de la facture : 4,78 milliards de dollars de reconstruction estimés par Katmandou, un montant que le Népal, pays rural de 30 millions d'habitants ne représentant qu'une fraction des émissions mondiales de gaz à effet de serre, entend porter devant l'Assemblée générale des Nations unies, où le premier ministre Balendra Shah effectuera la semaine prochaine son premier déplacement officiel à l'étranger.
SOURCES (2)
- BFMTVMOYEN
