ANGLE DOMINANT
Paris décrypte un désaveu embarrassant pour Washington : le Pentagone reconnaît enfin la pénurie de munitions que Donald Trump avait démentie pendant des mois, tandis que le Congrès chiffre la guerre contre l'Iran à 38 milliards de dollars.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Pentagone chiffre à 33,4 milliards de dollars (dont 22,3 milliards en munitions) le coût de l'opération entre le 28 février et le 30 juin 2026, selon son inspecteur général.
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Le CBO évalue à 38 milliards de dollars le coût total du conflit jusqu'à début août, avec une hausse possible de 2 à 3 milliards par mois selon l'intensité des combats.
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Donald Trump avait affirmé début septembre que les États-Unis disposaient de « quantités pratiquement illimitées de munitions », propos contredit par le rapport du Pentagone publié le 14 septembre.
ANALYSE
Paris, 16 septembre 2026. La presse française consacre l'essentiel de sa couverture à un désaveu embarrassant pour l'administration Trump. Dans un rapport publié lundi 14 septembre, le ministère américain de la Défense a reconnu, pour la première fois, une « pénurie » de munitions liée à la guerre contre l'Iran, un constat que l'administration Trump avait pourtant refusé de confirmer, voire démenti, ces derniers mois, relève Le Monde.
Selon l'inspecteur général du Pentagone, l'opération « Fureur épique » a coûté environ 33,4 milliards de dollars (29 milliards d'euros) entre le 28 février et le 30 juin, dont 22,3 milliards uniquement en munitions tirées. Le document est cité en ces termes : « Les dépenses en munitions lors de [cette opération] ont provoqué une pénurie sur les inventaires stratégiques et révélé des goulots d'étranglement au sein des industries pour le renouvellement des munitions. »
Ce constat contredit frontalement les propos tenus par Donald Trump, qui affirmait en juillet que le pays disposait « de quantités énormes de munitions », puis, début septembre encore, de « quantités pratiquement illimitées ». La presse rappelle que ce manque avait pourtant, selon plusieurs informations de presse américaines, poussé le président à renoncer à renouveler les attaques à grande échelle contre Téhéran durant l'été. BFMTV résume : le rapport révèle des « capacités de production insuffisantes, malgré les démentis répétés de Donald Trump ».
Le Pentagone détaille aussi le bilan matériel : malgré le recours massif aux intercepteurs, les frappes iraniennes ont endommagé ou détruit des centaines de bâtiments et installations sur des bases américaines au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Irak, à Oman et en Jordanie. Le Monde signale par ailleurs la destruction de quatre avions de chasse américains.
À ces chiffres s'ajoute l'estimation, distincte, du Bureau du Congrès pour le budget (CBO), agence sans affiliation partisane : 38 milliards de dollars dépensés depuis le déclenchement du conflit jusqu'à début août, avec une facture mensuelle susceptible de grimper à deux ou trois milliards supplémentaires selon l'intensité des combats, note Sud Ouest.
SOURCES (4)
- Sud OuestMOYEN
- HuffPost FranceMOYEN
- BFMTVMOYEN
