ANGLE DOMINANT
Moscou dresse la facture d'une guerre déjà qualifiée de « guerre d'agression » par certains élus américains eux-mêmes, entre coût budgétaire abyssal et fracture politique à Washington.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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38,1 milliards de dollars dépensés jusqu'au 1er août selon le CBO, avec 2 à 3 milliards supplémentaires par mois si le conflit se poursuit
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Les États-Unis ont épuisé entre la moitié et les deux tiers de leurs intercepteurs antimissiles depuis juin 2025, une reconstitution estimée à au moins cinq ans
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Le représentant Thomas Massie a déposé une procédure de destitution contre Pete Hegseth, l'accusant d'avoir mené une guerre d'agression contre l'Iran
ANALYSE
Moscou, mercredi 16 septembre 2026. Sputnik et TASS reprennent les chiffres du Congressional Budget Office (CBO), l'organe non partisan du Congrès américain : la guerre engagée par Washington contre l'Iran a coûté 38,1 milliards de dollars jusqu'au 1er août, avec une facture mensuelle supplémentaire de 2 à 3 milliards de dollars si les hostilités se poursuivent. Sputnik souligne que « le plus gros poste a été les munitions » : 21,7 milliards de dollars pour remplacer l'armement déjà tiré, dont 13,1 milliards en intercepteurs antimissiles employés contre les missiles balistiques et drones iraniens. Selon le CBO cité par Sputnik, les États-Unis ont épuisé « entre la moitié et les deux tiers » de leur stock d'intercepteurs depuis juin 2025, une reconstitution qui prendrait « au moins cinq ans ».
Un précédent décompte, celui du bureau du sous-secrétaire à la Guerre (Comptroller), chiffrait déjà à 33,4 milliards de dollars le coût de l'opération à la date du 29 juin, avec 22,3 milliards pour les munitions dépensées et 3,7 milliards de pertes matérielles, selon un rapport du Pentagone consulté par Sputnik. TASS rappelle que Washington et Israël ont ouvert les hostilités le 28 février, qu'un mémorandum de cessation des combats signé en juin -- incluant le front libanais -- a été rompu dans la nuit du 8 juillet, les États-Unis accusant Téhéran de violer les termes relatifs au détroit d'Ormuz, par lequel transitent environ 25 % du commerce mondial de pétrole et 20 % du gaz naturel liquéfié. L'agence relève que l'administration américaine a depuis privilégié la voie des sanctions à l'usage de la force.
La presse russe met aussi en avant la fracture ouverte à Washington : le républicain Thomas Massie a déposé une procédure de destitution contre le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, l'accusant d'avoir abusé de ses pouvoirs dans cette « guerre d'agression » contre l'Iran et dans d'autres opérations qu'il qualifie d'illégales, dont l'enlèvement de Nicolas Maduro. La résolution pourrait forcer un vote à la Chambre.
Sputnik note enfin que le contrecoup économique atteint directement les Américains : la hausse des prix du pétrole, de l'essence et du diesel nourrit l'inflation, tandis que les pertes de matériel côté iranien -- dont un radar THAAD à 500 millions de dollars, des avions et des drones -- portent à 1,9 milliard de dollars le coût des combats sur le terrain.
SOURCES (2)
- SputnikMOYEN
