ANGLE DOMINANT
Caracas retient surtout le nom désormais accolé à cette facture : celui du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, visé par une procédure parlementaire qui relie la guerre en Iran à la capture du président Nicolás Maduro.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le CBO chiffre le coût de la guerre contre l'Iran à 38,1 milliards de dollars jusqu'au 1er août, soit environ 246 millions de dollars par jour.
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Le rapport de l'inspecteur général du Pentagone évalue à 184 millions de dollars les pertes des frappes de représailles iraniennes sur les installations diplomatiques américaines au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, aux Émirats, en Arabie saoudite, en Irak, à Oman et en Jordanie.
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Le représentant républicain Thomas Massie a déposé des accusations contre le secrétaire à la Défense Pete Hegseth liant les opérations en Iran à la capture du président Nicolás Maduro.
ANALYSE
Caracas, 16 septembre 2026. À Caracas, la facture chiffrée par le Congressional Budget Office (CBO) américain — 38,1 milliards de dollars jusqu'au 1er août, soit environ 246 millions par jour — retient moins l'attention pour son ampleur budgétaire que pour le nom qui y est désormais accolé : celui du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, déjà visé par une procédure parlementaire liant les opérations contre l'Iran à la « capture » du président vénézuélien Nicolás Maduro.
Le représentant républicain Thomas Massie a déposé des accusations contre Hegseth portant sur ses « actions en Iran » et sur l'opération visant Maduro, selon El Nacional. Cette initiative s'inscrit dans la continuité d'une résolution déposée en avril par des élus démocrates, comportant six articles de destitution centrés eux aussi sur les opérations en Iran et sur d'autres irrégularités attribuées au département de la Défense.
En parallèle, un rapport de l'inspecteur général du Pentagone, révélé par NBC News puis repris par d'autres médias, confirme une pénurie de munitions au sein des forces armées américaines — une réalité que le président Donald Trump et plusieurs responsables avaient pourtant niée de manière persistante, selon Últimas Noticias. Le document évalue à 33,4 milliards de dollars le coût de la guerre pour la période du 28 février au 30 juin et signale des lacunes d'inventaire stratégique ainsi que des goulets d'étranglement dans la base industrielle chargée de réapprovisionner les munitions les plus avancées.
Le rapport chiffre par ailleurs à 184 millions de dollars les pertes causées par les frappes de représailles iraniennes sur les installations diplomatiques américaines au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Irak, à Oman et en Jordanie, sans compter les dégâts subis par les bases militaires, non précisés. Des experts cités dans le même document estiment qu'il faudra environ trois ans aux industriels de la défense pour reconstituer les stocks de missiles avancés et d'intercepteurs au niveau antérieur au conflit.
Pour la presse vénézuélienne, ces chiffres — 38,1 milliards selon le CBO, deux tiers des intercepteurs consommés depuis juin 2025 — nourrissent moins un débat sur la stratégie régionale américaine que la bataille de contrôle parlementaire visant Hegseth, dans laquelle le dossier iranien et le dossier vénézuélien se retrouvent désormais associés devant le Congrès.
