ANGLE DOMINANT
Lima interroge la capacité des États-Unis à soutenir un second front de haute intensité, alors que les stocks de munitions s'amenuisent après la guerre contre l'Iran.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le coût cumulé de la guerre atteint 38 milliards de dollars jusqu'au 1er août, selon l'inspecteur général du Pentagone et le CBO cités par RPP Noticias.
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Les pertes matérielles américaines incluent quatre chasseurs F-15 détruits, 30 drones MQ-9 Reaper anéantis et des avaries sur un F-35, douze KC-135 et un A-10.
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Le rapport du Pentagone conclut à une pénurie de munitions stratégiques, contredisant l'affirmation de Donald Trump selon laquelle les stocks américains étaient « pratiquement illimités ».
ANALYSE
Lima, 16 septembre 2026. La presse péruvienne reprend avec attention les évaluations officielles américaines sur le coût de la guerre contre l'Iran, y voyant un signal inquiétant sur les limites de la puissance militaire des États-Unis. RPP Noticias souligne que l'addition, établie conjointement par l'inspecteur général du Pentagone et le Congressional Budget Office, atteint 38 milliards de dollars jusqu'au 1er août, à quoi s'ajoutent des dégâts dans des centaines de structures militaires réparties dans huit pays du Moyen-Orient : Koweït, Bahreïn, Qatar, Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Irak, Oman et Jordanie.
Le détail des pertes matérielles retient l'attention : quatre chasseurs F-15 détruits, trente drones MQ-9 Reaper anéantis, ainsi que des avaries sur un F-35, douze avions-citernes KC-135 et un avion d'attaque A-10. La destruction du principal centre logistique de la marine américaine à Manama, au Bahreïn, a contraint Washington à transférer ses opérations d'approvisionnement vers Diego Garcia, allongeant de deux à deux semaines et demie les délais de transit.
El Comercio insiste, lui, sur la contradiction entre les déclarations du président Donald Trump et les conclusions du rapport de l'inspecteur général. Trump avait qualifié en juin les informations sur un rationnement des missiles Patriot de « préoccupantes » et assuré que les stocks américains étaient « pratiquement illimités ». Le rapport, confirmé lundi selon le quotidien, conclut au contraire à une pénurie de munitions stratégiques et à des « goulets d'étranglement » dans les chaînes de reconstitution de l'armement avancé.
Cette tension nourrit une question que pose ouvertement El Comercio : que se passerait-il si les États-Unis devaient affronter simultanément un second conflit de haute intensité, notamment avec la Chine ? Le quotidien rappelle que l'opération, engagée le 28 février, coûtait déjà environ 33,4 milliards de dollars fin juin selon le Pentagone, une facture qui n'a cessé de grimper depuis.
Pour la presse péruvienne, l'enjeu dépasse la seule comptabilité budgétaire : c'est la capacité de Washington à projeter durablement sa puissance sur plusieurs théâtres qui est mise en doute, alors que l'industrie de défense américaine ne parvient pas à reconstituer certains stocks au rythme où ils ont été consommés.
