ANGLE DOMINANT
Islamabad salue les avancées du Board of Peace mais rattache son soutien à la reconnaissance du droit à l'autodétermination palestinienne
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Le PM Shehbaz Sharif a salué sur X les développements du Board of Peace vers le désarmement du Hamas et appelé à des « étapes concrètes »
- 02
Islamabad remercie nommément les États-Unis, l'Égypte, le Qatar et la Turquie et salue le « leadership courageux » de Trump
- 03
Un responsable israélien cité par la presse pakistanaise affirme qu'il n'y aura « aucun retrait » de Tsahal de la ligne jaune sans désarmement réel du Hamas
ANALYSE
Islamabad, 1er août 2026. Le Pakistan a réservé un accueil résolument favorable à l'annonce, jeudi, d'un accord de désarmement du Hamas parrainé par le « Board of Peace » de Donald Trump. Dans un message publié sur X, le Premier ministre Shehbaz Sharif a affirmé que « le Pakistan salue les développements sous l'égide du Board of Peace vers la mise en œuvre du processus de désarmement dans le cadre du plan de paix pour Gaza », espérant que ces avancées ouvrent la voie à des « étapes concrètes » pour honorer tous les engagements du plan.
Le chef du gouvernement pakistanais a tenu à saluer nommément les pays médiateurs — les États-Unis, l'Égypte, le Qatar et la Turquie — qu'il juge dignes d'une « appréciation particulière » pour leurs efforts. Il a également salué le « leadership courageux » du président américain, estimant que cette étape représente « une réalisation significative » pour le Board of Peace. Islamabad va plus loin que le simple constat diplomatique : Shehbaz Sharif inscrit ce désarmement dans une perspective plus large, celle de la réalisation du droit à l'autodétermination du peuple palestinien, par un processus politique conforme aux résolutions de l'ONU, devant déboucher sur un État de Palestine « indépendant, souverain et contigu », fondé sur les frontières de 1967.
Mais les dépêches Reuters relayées par la presse pakistanaise tempèrent l'enthousiasme officiel. Un responsable du Hamas a indiqué que la mise en œuvre de l'accord dépendra du respect préalable, par Israël, de ses engagements pris l'an dernier à Sharm el-Cheikh — un retrait progressif des forces armées de Gaza. En miroir, un responsable israélien a averti qu'« il n'y aura aucun retrait de Tsahal de la ligne jaune actuelle tant que le Hamas ne se sera pas réellement désarmé ». Interrogé sur les assurances obtenues d'Israël, Trump a reconnu : « Nous avons une entente avec Israël […] Est-ce que ça connaîtra des hauts et des bas ? C'est une situation très complexe là-bas. Mais c'est une percée formidable. »
Pour Islamabad, l'essentiel reste la reconnaissance internationale du principe d'un désarmement encadré, condition jugée nécessaire — mais non suffisante — à la résolution politique du conflit.
SOURCES (4)
- The Express TribuneMOYEN
- The Nation PakistanMOYEN
- ARY NewsMOYEN
