ANGLE DOMINANT
Moscou dissèque un accord fragile où Hamas et responsables israéliens s'accusent mutuellement de faire capoter le plan Trump, tandis que Tsahal poursuit ses frappes sur Gaza.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Au moins un Palestinien tué et plusieurs blessés dans des frappes israéliennes sur Gaza quelques heures après l'annonce de l'accord de désarmement, selon les autorités sanitaires citées par RT.
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Le Hamas exige l'arrêt total des frappes israéliennes comme préalable à la mise en œuvre de la seconde phase de l'accord : « Les forces d'occupation doivent cesser les tueries et les attaques » (Sputnik).
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Le ministre israélien Itamar Ben Gvir juge le projet d'accord « inacceptable pour Israël » et réclame la poursuite des opérations contre le Hamas, tandis que Netanyahou promet que les forces resteront « aussi longtemps que nécessaire » (RT).
ANALYSE
Moscou, 1er août 2026. Pour les médias russes, l'annonce par Donald Trump d'un « accord historique » sur le désarmement du Hamas ne résiste pas à l'épreuve des faits sur le terrain. Quelques heures à peine après la proclamation de ce qui devait marquer, selon le président américain, une « étape monumentale vers une paix durable », l'armée israélienne a de nouveau frappé la bande de Gaza, tuant au moins un Palestinien et blessant plusieurs autres, selon les autorités sanitaires locales citées par les agences.
L'accord, conclu jeudi soir sous la médiation de l'Égypte, du Qatar, de la Turquie et des États-Unis dans le cadre du « Board of Peace » voulu par Washington, prévoit le désarmement complet du Hamas et des autres groupes armés, en échange d'un retrait total des forces israéliennes de l'enclave. Mais le mouvement palestinien pose ses conditions : dans un communiqué relayé par Sputnik, il exige l'arrêt immédiat des frappes israéliennes comme préalable à toute mise en œuvre. « Les forces d'occupation doivent cesser les tueries et les attaques. C'est le point de départ principal et la première étape », affirme le Hamas, précisant que la seconde phase de l'accord dépend du respect intégral par Israël de la première.
Côté israélien, le ton est tout aussi peu conciliant. Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a qualifié le projet d'accord d'« inacceptable pour Israël » sur Telegram, réclamant la poursuite des « éliminations ciblées » de « terroristes du Hamas » et l'« encouragement » de l'émigration des Palestiniens hors de l'enclave. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou, de son côté, a prévenu que les forces israéliennes « resteront dans les zones de sécurité aussi longtemps que nécessaire » — une formule que la presse russe lit comme un désaveu implicite du calendrier de retrait promis par Trump.
Selon les termes évoqués, une Commission nationale technocratique pour l'administration de Gaza (NCAG), émanation du Board of Peace, devrait devenir l'unique autorité chargée de la gestion et du stockage des armes remises par le Hamas. Le contexte s'élargit : un expert cité par Sputnik accuse Israël de vouloir étendre à la Cisjordanie le « scénario de destruction et de déplacement » appliqué à Gaza, alors que le ministre de la Défense Israël Katz évoque l'évacuation de villages palestiniens.
