ANGLE DOMINANT
Londres décortique l'accord avec un scepticisme prudent, rappelant que Trump a déjà proclamé plusieurs fois une paix « historique » à Gaza sans qu'elle se concrétise.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le marché au cœur du texte prévoit que le Hamas remette ses armes en échange du retrait israélien des 70% du territoire de Gaza occupés par Tsahal (BBC, Jeremy Bowen).
- 02
L'Unicef recense plus de 20 000 enfants tués à Gaza depuis le 7 octobre 2023, dont au moins 1 000 bébés parmi les morts et blessés.
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L'Égypte a présenté une feuille de route en 15 points et doit organiser une réunion au Caire sur les « mécanismes de mise en œuvre ».
ANALYSE
Londres, 1er août 2026. La presse britannique aborde l'accord de désarmement du Hamas annoncé par Donald Trump avec une prudence marquée, insistant sur le nombre de questions encore sans réponse. Pour l'envoyée spéciale de l'Independent Bel Trew, ce n'est «pas la première fois» que le président américain proclame une paix «historique» à Gaza : des mots similaires avaient déjà été employés en octobre, lors de la présentation initiale du plan et du «Board of Peace» confié à Tony Blair. Depuis, souligne-t-elle, les attaques israéliennes ont tué plus de 1 100 Palestiniens selon le ministère de la Santé de Gaza.
La BBC, par la voix de son éditorialiste Jeremy Bowen, résume le marché au cœur du texte : le Hamas remet ses armes, en échange du retrait israélien des 70% du territoire actuellement occupés par Tsahal. «Cela peut sembler simple», écrit-il, «mais les réalités politiques, la guerre, l'absence totale de confiance et la destruction de Gaza rendent le processus très complexe». Bowen rappelle qu'Israël a tué plus de 70 000 Palestiniens pendant la guerre et plus de 1 000 depuis le cessez-le-feu, selon des chiffres du ministère de la Santé géré par le Hamas jugés fiables par l'ONU ; l'Unicef évoque plus de 20 000 enfants tués depuis le 7 octobre 2023, dont au moins 1 000 bébés parmi les morts et blessés.
Les médias britanniques détaillent la conditionnalité posée par le mouvement islamiste : selon un négociateur cité par l'Independent, le désarmement du Hamas dépend du respect par Israël de ses propres engagements, dont le retrait de Gaza. Le responsable du Hamas Ghazi Hamad est cité : «L'accord contient une clause claire stipulant qu'Israël doit s'engager à mettre en œuvre l'accord. Si Israël ne l'applique pas, nous ne l'appliquerons pas non plus.» L'Égypte, qui a présenté une feuille de route en 15 points, doit accueillir une réunion au Caire pour discuter des «mécanismes de mise en œuvre». Trump a remercié l'Égypte, le Qatar et la Turquie pour leur médiation.
La presse relève aussi l'ampleur des besoins : plus de 90% des logements de Gaza sont sévèrement endommagés ou détruits, et la reconstruction est chiffrée à 70 milliards de dollars par l'ONU, la Banque mondiale et l'Union européenne. Plus de deux douzaines de pays ont rejoint le Board of Peace comme membres fondateurs. Pour Londres, le test réel commencera lorsque Israël devra formellement répondre à l'accord — ce qu'il n'avait pas encore fait au moment de la publication de ces analyses.
SOURCES (2)
- The IndependentMOYEN
