ANGLE DOMINANT
Islamabad savoure son rôle de médiateur pendant que Washington se débat avec sa « Trumpflation »
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Trump confirme publiquement le rôle de médiateur du Pakistan auprès de l'Iran
- 02
La presse pakistanaise relaie la « Trumpflation » : 4,2 % d'inflation contre 3,4 % de hausse des salaires
- 03
Washington lance un nouveau train de sanctions baptisé « Economic Fury »
ANALYSE
Islamabad se vit en pivot discret mais indispensable. Trump l'a confirmé publiquement : le Pakistan « poursuit ses efforts de médiation » dans les négociations avec l'Iran — « ils sont proches de l'Iran », a dit le président américain. C'est le Pakistan qui avait négocié la trêve d'avril, et la couverture pakistanaise relaie chaque signe de cette centralité retrouvée. Mais Islamabad regarde aussi Washington avec une certaine distance critique : la presse pakistanaise pointe le retournement domestique américain, citant le chef de la minorité au Sénat Chuck Schumer qui dénonce « un nouveau record absolu pour la Trumpflation » — l'inflation à 4,2 % en mai pour une croissance des salaires de 3,4 %, signe que les revenus réels s'érodent. La couverture relaie aussi le nouveau train de sanctions américaines, baptisé « Economic Fury », visant neuf entités accusées d'aider les Gardiens et le ministère iranien de la Défense, et reprend les appels à la retenue de la Chine (« profondément préoccupée ») comme de la Russie (« extrêmement préoccupée »). Les retombées matérielles ne sont pas oubliées : la presse pakistanaise note que la nouvelle compagnie saoudienne Riyadh Air a lancé son premier vol vers Londres en pleine guerre, son patron jouant les rassurants sur l'impact du conflit, preuve que la région tente de fonctionner malgré les frappes. Pour Islamabad, l'équilibre est délicat : médiateur utile à Washington, voisin de l'Iran, et observateur lucide d'une Amérique dont la guerre se paie au comptant à la pompe.
