ANGLE DOMINANT
Brasília retient du 7-Octobre un traumatisme israélien durable, où la mémoire des victimes, dont un Brésilien, et la politique se mêlent trois ans après l'attaque.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon la Folha, l'attaque du 7 octobre 2023 a fait 1 200 morts, dont 351 au site du festival Nova près de Re'im, et 251 otages ont été emmenés à Gaza.
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Un Brésilien, Ranani Glazer, figure parmi les victimes citées par la Folha.
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Selon la Folha, le prélèvement de sperme post mortem a été réalisé avec succès sur au moins 250 soldats et 21 civils israéliens depuis le 7 octobre 2023.
ANALYSE
Brasília, 7 octobre 2026. La presse brésilienne, à travers la Folha de S.Paulo et son agrégateur UOL, marque les trois ans du 7-Octobre par un long récit de mémoire et de traumatisme, davantage que par un compte rendu de cérémonies ou de campagne électorale.
Le texte principal, intitulé « Après 3 ans, le 7 octobre mobilise mémoire, politique et peurs des juifs en Israël », rappelle l'ampleur de l'attaque. Des milliers d'hommes armés du Hamas et d'autres factions palestiniennes ont franchi la frontière de Gaza et frappé des lieux situés jusqu'à 22 km de celle-ci. Le groupe, que la Folha qualifie de « terroriste », a tiré environ 5 000 roquettes. Son chef militaire, Mohammad Deif, a appelé les Palestiniens du monde entier à combattre : « C'est le jour de la plus grande bataille pour mettre fin à la dernière occupation sur Terre ».
Le bilan retenu est de 1 200 morts, civils et membres des forces de sécurité, Israéliens et étrangers, surpris chez eux dans les kibboutz, sur les routes ou au festival de musique électronique Nova, près du kibboutz de Re'im, où 351 personnes ont été tuées. Le journal souligne qu'un Brésilien, Ranani Glazer, figure parmi les victimes. Il cite aussi des rapports, dont celui des Nations unies de juin 2024 et celui d'une commission israélienne, qui décrivent des tortures, des profanations de cadavres et des violences sexuelles contre des femmes, ainsi que le sort des 251 otages emmenés à Gaza.
Un second article, publié le 6 octobre, traite des suites intimes du drame. Depuis le 7 octobre 2023, le prélèvement de sperme post mortem a été réalisé avec succès sur au moins 250 soldats et 21 civils en Israël, selon la Folha. Une mère, Sharon Eizenkot, raconte avoir signé le formulaire remis par des officiers après la mort de son fils Maor, 19 ans, tué à Gaza le 8 décembre 2023 : « Mon monde s'est brisé ». La pratique, autrefois réservée aux veuves, s'ouvre aux parents, et un débat éthique s'installe.
Les articles fournis ne détaillent ni le bilan palestinien à Gaza, ni la campagne des législatives du 27 octobre, ni la polémique sur la commission d'enquête : le prisme est celui du deuil israélien, vu à travers l'angle politique et social de la mémoire collective.
