ANGLE DOMINANT
Kuala Lumpur salue en Zhu Rongji un ami personnel du Premier ministre Anwar Ibrahim et l'architecte d'une transformation économique dont la Malaisie a directement bénéficié dans les années 1990.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Premier ministre Anwar Ibrahim : « La Chine a perdu l'un des grands architectes de sa transformation économique, et j'ai perdu un bon ami », rappelant leur collaboration des années 1990 sur les liens économiques Malaisie-Chine
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Zhu Rongji est mort mercredi à 97 ans des suites d'une maladie, confirmé par Xinhua, avec un hommage officiel conjoint du Comité central du Parti, du Comité permanent de l'APN, du Conseil des affaires d'État et de la CCPPC
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Purgé deux fois (campagne des Cent Fleurs dans les années 1950, Révolution culturelle), il devient maire de Shanghai en 1988 puis vice-premier ministre en 1991, surnommé le « Gorbatchev chinois »
ANALYSE
Kuala Lumpur, 14 août 2026. La disparition de Zhu Rongji, ancien Premier ministre chinois mort mercredi des suites d'une maladie à l'âge de 97 ans, prend à Kuala Lumpur une tournure personnelle avant d'être une notice biographique. Le Premier ministre Anwar Ibrahim a rendu un hommage appuyé à celui qu'il présente comme un ami proche, rappelant avoir travaillé directement à ses côtés dans les années 1990 pour approfondir les liens économiques et financiers entre la Malaisie et la Chine. « La Chine a perdu l'un des grands architectes de sa transformation économique, et j'ai perdu un bon ami. Ce sont les réformes de Zhu qui ont accéléré l'extraordinaire ascension économique de la Chine », a déclaré Anwar, précisant que l'essentiel de ce qui avait été bâti à l'époque continue de sous-tendre les relations bilatérales aujourd'hui.
Au-delà de l'hommage du chef du gouvernement, la presse malaisienne retrace le parcours de l'homme qui a démantelé les monopoles d'État chinois et conduit l'entrée de Pékin à l'Organisation mondiale du commerce, posant les fondations de l'émergence de la Chine comme deuxième économie mondiale. Le récit insiste sur une trajectoire heurtée : ingénieur électricien formé à Tsinghua, Zhu Rongji a été purgé deux fois, d'abord étiqueté « droitier » lors de la campagne des Cent Fleurs dans les années 1950, puis envoyé en exil rural pendant la Révolution culturelle. Repéré par Deng Xiaoping, il devient maire de Shanghai en 1988, où il appelle déjà les entreprises publiques à « nager seules dans le marché », avant d'être surnommé le « Gorbatchev chinois » comme vice-premier ministre sous Jiang Zemin.
Un hommage officiel conjoint du Comité central du Parti, du Comité permanent de l'Assemblée nationale populaire, du Conseil des affaires d'État et de la Conférence consultative politique le qualifie de « membre exceptionnel du Parti communiste » et de « combattant communiste chevronné ». Pour Kuala Lumpur, le lien tissé dans les années 1990 avec l'artisan du décollage économique chinois reste la clé de lecture dominante, plus que le bilan intérieur controversé des privatisations.
